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Archive for the ‘Carnet carmin’ Category

Une nouvelle numérique de Cindy Van Wilder.

Tout d’abord je me dois de remercier l’auteur qui nous offre très gentiment cette nouvelle. Rendez-vous sur son blog pour vous la procurer.

La plus belle qui soit est un court récit vampirique qui pastiche intelligemment une célèbre scène de Cyrano de Bergerac.
Je suis tombée amoureuse de la pièce d’Edmond Rostand il y a longtemps maintenant et c’est, de mon point de vue, l’une des plus belles au monde. Tout est dans cette pièce. La lire ou la voir sur scène me bouleverse toujours autant, or je ne suis pas vraiment d’une nature émotive…
Tout cela pour dire que je suis de fait assez difficile pour tout ce qui concerne Cyrano, qu’il s’agisse de pastiche ou d’inspiration au sens plus large. J’ai donc dû, pour essayer d’apprécier cette nouvelle à sa juste valeur, tenter de mettre un peu de côté le culte que je voue à cette pièce de théâtre. Et j’ai réussi.
La plus belle qui soit, si elle a un peu égratigné mon cœur de fan au passage, m’a néanmoins offert un très bon moment de lecture. Le sujet est bien trouvé et superbement mis en scène. J’apprécie toujours autant le style très fluide de l’auteur et ai de plus en plus honte de faire attendre Les Outrepasseurs dans mal pile à lire.
Cela m’a également donné envie de relire Cyrano de Bergerac, que je vous conseille ardemment si vous ne l’avez déjà lue, ainsi que les écrits du vrai Cyrano, notamment Les états ou empires de la lune et du soleil, très modernes pour leur époque.

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Recueil de nouvelles écrit par Elie Darco et Cyril Carau.
Initialement paru aux éditions du Calepin Jaune et très prochainement réédité chez Sombres Rets.

Quatrième de couverture :
1800, les Lumières s’éteignent, laissant en héritage une certaine idée du progrès, retranchée du bonheur qu’on lui imputait. Durant les cent années qui vont suivre, les grandes cheminées vomissant la suie, les guerres toujours présentes, le colonialisme et les sciences refouleront jusqu’aux portes du néant l’irrationnel du tréfonds des rêves, l’inventivité des frontières de la pensée. Mais le surnaturel fascine et s’oppose à la raison, à la réalité policée d’une société plus industrieuse que culturelle, plus scientifique que mystique. Sur le tombeau du 19ème siècle, treize nouvelles fantastiques illustrées se recueillent, pour faire écho au romantisme noir, à l’esthétique macabre, au symbolisme qu’affectionnaient les artistes et intellectuels de l’époque.

Paris, durant la commune, Cécile fuit la folie de la semaine sanglante en s’adonnant à des voyages, à des rencontres d’outre-temps. Prague, Deirdre la non-vivante, en quête de sang et de vérité, poursuit son engendreur de sa vengeance. Séville, une gitane tente de changer le destin d’un jeune médecin aux notes langoureuses d’un flamenco. Venise, Fausta, aristocrate et aventurière, plonge au cœur des sombres secrets de la cité des Doges. Londres, modèle et muse des peintres préraphaélistes, Jane vous invite au mystérieux festin des Dieux.

Treize histoires de femme, mère, amante, épouse, femme du monde, femme fatale ou femme-objet. Treize destins étranges, troublants, tragiques ou émouvants à effeuiller comme un antique journal exhumé d’un grenier.

Les nouvelles s’accompagnent de 18 illustrations noir et blanc de Cyril Carau et Elie Darco.

Illustration de couverture : Elie Darco.

Table des matières :

  • Les nécropoles du destin.
  • Cante jondo.
  • Le quai des présages.
  • Une promesse d’ailes brûlées.
  • L’enfant s’en va en guerre.
  • La vieille femme et la mer.
  • Sous les masques.
  • Le festin des dieux.
  • L’origine du monde.
  • Descendance.
  • Moins que le pétale d’une fleur de cerisier.
  • Le témoignage de Natalia.
  • Des visages de la Lune : Coyolxauhqui et ses doubles.

Masques de Femmes est incontestablement un ouvrage qui m’a terriblement marquée, une de ces petites merveilles qui me font d’autant plus regretter le Calepin Jaune. J’ai donc été particulièrement heureuse d’apprendre sa prochaine réédition.
Le fait est que deux ans après ma lecture, toutes ces histoires sont encore terriblement vivantes dans mon esprit. Un enthousiasme qui mérite amplement d’être partagé.
A l’époque, je me souviens d’avoir écrit sur mon autre blog, en parlant de ce livre : J’attendais quelque chose de fabuleux, j’ai eu mieux encore. Et je le pense toujours. Ce fut une lecture intense, tantôt compulsive, tantôt lente quand je redoutais d’en voir arriver la fin. Et c’est avec regrets que j’avais refermé ce livre.
Que pourrais-je en dire mieux que ne le fait déjà la quatrième de couverture qui, pour une fois, est tout à fait conforme à l’ouvrage ?
C’était assez élégant et glauque, sensuel, spontané et surprenant pour que je me sente tout à fait chez moi. Ce recueil éblouissant, à l’image de sa couverture, est à la fois sombre et coloré, tissé d’ombres pesantes, denses ou seulement brumeuses, de couleurs vivantes, vibrantes, profondes et mystérieuses. L’écriture est délectable et raffinée, musicale. On n’a pas l’impression de lire un recueil, mais plutôt un roman aux multiples facettes et personnages car leurs histoires se font discrètement écho, pour enfin se rejoindre dans la dernière nouvelle qui le clôt de façon grandiose.
On plonge facilement dans cet univers, on s’attache aux pas des personnages et on les suit dans leurs fascinantes aventures, entre fastes et décadence.
Les personnes de mon entourage qui ont lu ce livre, m’ont souvent parlé d’une nouvelle en particulier Une promesse d’ailes brûlées. Quant à moi je serais bien en peine de dire laquelle j’ai préférée, parce que j’ai vécue chacune comme si j’y étais.
Dans Masques de Femmes vous croiserez des aventurières, femmes jalouses ou flouées, des hommes aux prises avec d’antiques déesses, des personnages aux fortunes diverses, aussi nobles que retors, des êtres légendaires et des vampires, dont une fichtrement psychotique, des sorcières gitanes, une femme luttant contre l’océan, une enfant étrange aux troublantes visions et une mystérieuse fiancée au parfum de cerisier, vous écouterez la mélodie de Cante jondo qui vous plongera dans son univers onirique ou encore la voix de Natalia contant son histoire, entre les parfums de souffre, de fleurs et d’océan et la magie des anciens mythes…
Je suis encore hantée par tous ces personnages dont j’ai adoré faire la rencontre. Alors n’hésitez pas, tournez, tournez les pages et suivez les pas de Deirdre, Nolan, Natalia, Gabriel ou Fausta… car ce qu’ils vous réservent vous fascinera, indubitablement.

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