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Posts Tagged ‘adaptation graphique’

Scénario de Stephen Moffat et Mark Gatiss, dessins de Jay. Publié chez Kurokawa.

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Présentation de l’éditeur :

Rapatrié d’Afghanistan à cause d’une blessure et de troubles psychologiques, le Dr. Watson retrouve un vieil ami de l’époque de la faculté de médecine qui lui présente son futur colocataire. D’un seul coup d’oeil, cette personne devine qu’il s’agit d’un médecin militaire de retour du Moyen-Orient, qu’un de ses proches est victime d’alcoolisme ou encore qu’il est suivi par un thérapeute. Le nom de ce colocataire ? Sherlock Holmes.

Grande fan de la série, j’étais curieuse de voir son adaptation en manga, mais je ne nourrissais pas non plus d’attentes extraordinaires. Le fait est que, peu ou prou, le manga est conforme à ce que je m’imaginais : une copie très rigoureuse d’Une étude en rose. N’espérez pas même un changement de point de vue.
Cet épisode se prête admirablement à l’adaptation, étant un des plus linéaires de la série. Cependant je me demande ce que cela va donner pour la suite qui l’est de moins en moins. Cette série est très visuelle, avec les difficultés et avantages que cela comporte pour une adaptation en manga, mais son rythme et ses intrigues à tiroirs risquent de constituer quelques obstacles supplémentaires dans l’élaboration des tomes suivants. Quoi qu’il en soit, ce tome nous offre une transposition très satisfaisante, si on excepte quelques petits accrocs de traduction.
Il y a eu un gros travail sur les personnages principaux qu’on reconnaît bien dans leurs expressions et même leur jeu d’acteur. Ce n’est par contre pas le cas des personnages secondaires. Je trouve cela dommage et pas uniquement pour une question de ressemblance physique. Si Sherlock et Watson sont évidemment l’intérêt principal de la série, les personnages secondaires en sont le sel. Malheureusement, ce support les prive de la profondeur qui est la leur dans la série.
De mon point de vue, c’est une lecture dispensable, un ouvrage pour les fans qui ont juste envie de retrouver leur série fétiche et d’admirer les dessins. Les éventuels lecteurs qui n’auraient pas vu la série y perdront en charme, mais apprécieront peut-être le scénario nerveux qui pousse à tourner les pages.

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Une version graphique de la nouvelle éponyme de Neil Gaiman, adaptée par Fábio Moon et Gabriel Ba.
L’édition reliée, dont il est question ici, a été publiée simultanément chez Headline (UK) et Dark Horse (USA).

 

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Présentation de l’éditeur :

How to Talk to Girls at Parties by Sunday Times bestselling writer Neil Gaiman is a graphic novel with extraordinary artwork by the Eisner Award-winning duo Fábio Moon and Gabriel Bá. Soon to be a feature film starring Nicole Kidman, this adaptation is ‘a quirky delight’ (Audrey Niffenegger) and will appeal to fans of Alan Moore, Dave McKean and beyond.

ENN is a fifteen-year-old boy who just doesn’t understand girls, while his friend Vic seems to have them all figured out. Both teenagers are in for the shock of their young lives, however, when they crash a local party only to discover that the girls there are far, far more than they appear!

From the Locus Award-winning short story by Neil Gaiman, one of the most celebrated authors of our time, and adapted in vibrant ink-and-watercolour illustrations by the Daytripper duo of brothers Fábio Moon and Gabriel Bá, this original graphic novel is not to be missed!

Vous pouvez lire ou écouter la nouvelle en V.O. sur le blog de Neil Gaiman. Si vous préférez la version papier, elle est disponible dans le recueil Fragile Things et en français dans sa traduction : Des Choses fragiles paru aux éditions Au Diable Vauvert (chez J’ai lu pour le poche).
Qu’il s’agisse de la nouvelle ou de la BD, le vocabulaire de la version originale est facilement accessible, mais c’est un récit tout en nuances et doubles sens, donc à vous de voir.
J’aime énormément ce texte, c’est du très bon fantastique. L’altérité, la difficulté de grandir et de se confronter aux autres ainsi que l’accomplissement personnel, entre autres thèmes, y sont évoqués avec sensibilité et poésie. Les propos sibyllins des jeunes filles constituent une grande partie de la grâce fragile qui émane de cette histoire.
Ce récit possède plusieurs niveaux de lecture, tout aussi subtiles les uns que les autres. On peut lui trouver une explication tout à fait rationnelle, ou pas… C’est ce qui fait sa magie.
Dans cette nouvelle, on rencontre deux ados de quinze ans, Vic le séducteur et son copain Enn, plus timide, qui est également le narrateur. Ils sont censés se rendre à une fête, mais Vic a oublié le plan. Ils entendent de la musique et sonnent à une porte, mais sont-ils vraiment au bon endroit ?
Pendant que Vic jette son dévolu sur la plus belle fille de la soirée, Enn cherche à résoudre ce mystère qu’est pour lui la gent féminine et va de rencontre en surprise…
La BD m’a autant séduite que la nouvelle. Brillamment adaptée, elle est restée très fidèle au texte d’origine. L’ambiance m’a beaucoup plu. Tout était tel que je l’avais imaginé lors de ma première lecture. Le style graphique est cohérent, coloré, très agréable à regarder. Seul bémol à mon sens, les deux garçons ont l’air plus âgé qu’ils ne le devraient.
J’ai redécouvert cette histoire avec grand plaisir. Les illustrations sont un vrai plus alors, même si vous connaissez déjà la nouvelle, ne vous en privez pas. Cette adaptation est une très belle réussite !

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