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Posts Tagged ‘Cindy Van Wilder’

Un roman de Cindy Van Wilder publié chez Gulf Stream.

Mon avis concernant le premier tome est ici.

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Outrepasseurs 2

Présentation de l’éditeur :
Les Outrepasseurs viennent enfin de capturer la dernière fée libre, Snezhkaïa, la Reine des Neiges. Ils ignorent qu’ils viennent de déclencher une malédiction qui risque de les anéantir. Peter, qui supporte de moins en moins de se plier à la volonté de Noble, tente de retrouver le Chasseur pour mettre fin à cette lutte séculaire…

Après un premier tome épique, alors que je m’étais passionnée pour le destin de ces personnages, j’attendais énormément de cette suite. Je ne suis pas déçue.
La couverture est encore une fois magnifique et tient ses promesses car dans ce volume un personnage aussi mystérieux qu’exceptionnel fait son entrée : Snezhkaïa, la Reine des Neiges. J’éprouve une certaine fascination pour le personnage originel, j’étais donc, de fait, un public difficile, mais Cindy Van Wilder m’a offert une magnifique Reine des Neiges, cruelle, mais paradoxalement sympathique, rusée, charismatique et déterminée. Elle est sans nul doute l’un de mes personnages préférés de cette trilogie. On la voit peu néanmoins, mais j’aime ce que ces quelques scènes arrachées à l’histoire des Outrepasseurs laissent présager pour la suite.
Nous apprenons enfin à mieux connaître les Héritiers, dont Peter et Shirley, ce qui m’avait un peu manqué dans le premier tome. Néanmoins, le passé de leurs ancêtres, ainsi que celui de leurs parents, n’est pas mis de côté. Noble et Hermeline se dévoilent un peu plus et des réponses arrivent petit à petit, bien que l’on sente que l’auteur garde le principal pour le tome suivant.
Il m’a plu que, pendant une bonne partie de l’ouvrage, les personnages soient nuancés, pas totalement gentils, pas totalement mauvais. Malheureusement cela se gomme un peu vers la fin, surtout en ce qui concerne les personnages secondaires. Mais bon, on sait déjà que l’effet de groupe peut faire faire n’importe quoi aux gens…
La Reine des Neiges est le tome du chaos, les événements se précipitent, les pistes se confondent, mais le puzzle se met lentement en place. J’apprécie le fait que l’auteur mêle nos contes et légendes à son intrigue, leur offrant ainsi une nouvelle dimension, sans pour autant dépendre d’eux. La fin laisse présager le meilleur pour la suite et j’ai hâte de lire celle-ci.

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challenge WMF

Challenge Winter Mythic Fiction

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Un roman de Cindy Van Wilder publié chez Gulf Stream.

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Outrepasseurs 1

Résumé de l’éditeur :
Londres, 2013. Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat. Il découvre que l’attaque le visait personnellement et qu’elle a été préméditée par de redoutables ennemis : les fés. Emmené à Lion House, la résidence d’un dénommé Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis huit siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Ces derniers lui révèlent un héritage dont il ignore tout…

Ce roman a pâti d’une mésaventure qui m’est arrivée en septembre, alors que j’avais déjà bien avancé dans ma lecture. Suite à une blessure, j’ai dû m’interrompre et si j’ai repris le roman dès que j’en ai eu la possibilité par la suite, mes plages de lecture se trouvaient malgré tout raccourcies. Il m’a donc été plus difficile d’en rédiger une chronique digne de ce nom. Pourtant, ce premier tome des Outrepasseurs est un vrai coup de cœur ! Il est donc important pour moi de faire passer dans mon avis tout ce que j’ai pu ressentir en découvrant ce roman, aussi décousue la fin de ma lecture fut-elle.

Premier tome d’une trilogie, Les Héritiers fait office d’introduction dans l’univers très construit des Outrepasseurs, mais cela n’empêche pas ce roman d’être un récit passionnant à lui tout seul, plein d’action et de rebondissements.
On y fait la connaissance de Peter, jeune ado lambda qui a des rêves de son âge et une vie tranquille, quoiqu’un peu solitaire, avec sa mère qui s’absente beaucoup pour son travail. Les apparences sont trompeuses, le jeune garçon est tributaire sans le savoir d’un lourd secret familial et il va l’apprendre à ses dépens au cours d’une soirée particulièrement surréaliste mais ô combien fascinante pour le lecteur.
Très amatrice de récits féériques — principalement ceux liés à des légendes, sans paillettes ni mièvrerie — j’attendais beaucoup des Outrepasseurs, d’autant qu’en suivant le blog de l’auteur, j’avais appris au préalable que nous avions des lectures en commun sur le sujet, notamment les ouvrages de Léa Silhol qui fait partie de mes auteurs favoris. Ajoutons à cela que les personnages de Cindy Van Wilder sont intimement liés à ceux du roman de Renart dont les différents récits ont bercé mon enfance, j’avais un peu l’impression de rentrer à la maison en tournant la première page.
Et ce fut le cas. Je me suis trouvée enchantée par cette féérie sombre et sans demi-mesure, par toutes les références aux contes et légendes que j’aime et surtout celles liées à Renart et ses comparses. L’auteur a soigné son univers, les amateurs y trouveront leur compte, c’est original, tout en étant basé sur du folklore ainsi que sur cet imaginaire que nous avons presque tous en commun. Cependant, c’est dans la création de ses personnages que Cindy Van Wilder s’est véritablement surpassée. Elle a su les rendre vivants.
J’ai été surprise de la façon dont le récit s’articule, c’était bien trouvé. Et même si l’on voit peu, au final, les jeunes gens qui seront les héros de cette trilogie, on sent qu’ils ont du potentiel, ils promettent pour la suite et on s‘attache à eux, surtout Peter et Shirley. J’ai été littéralement passionnée par l’histoire qui se déroule sous leurs yeux, désespérant d’en connaître l’issue.
J’ai hâte d’en savoir plus sur Noble, sur ce qui est arrivé dans le passé, de voir comment Peter va s’accommoder de sa nouvelle vie… Il reste tant de questions en suspens à la fin de ce premier tome !
C’est un roman classé en littérature jeunesse, pour de jeunes adolescents en fait, mais les adultes l’apprécieront tout autant car l’auteur a fait l’excellent choix de ne pas l’édulcorer. Elle aborde ici des thèmes difficiles avec intelligence et maîtrise.
J’aurai pour finir un mot au sujet de l’objet-livre lui-même. Il est vraiment joli. Sa première de couverture est dotée d’un rabat qui crée par en-dessous un relief et une partie de l’illustration. Le seul défaut est que cela rend le livre un peu fragile, surtout si on ne le pose pas pendant la lecture. L’illustration de la couverture du deuxième tome est encore plus belle et la troisième promet également.
J’espère vous avoir donné envie de lire cette trilogie. Pour ma part, je n’avais pas encore fini le premier volume que j’achetais déjà la suite, ce qui veut tout dire…

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Une nouvelle numérique de Cindy Van Wilder.

Tout d’abord je me dois de remercier l’auteur qui nous offre très gentiment cette nouvelle. Rendez-vous sur son blog pour vous la procurer.

La plus belle qui soit est un court récit vampirique qui pastiche intelligemment une célèbre scène de Cyrano de Bergerac.
Je suis tombée amoureuse de la pièce d’Edmond Rostand il y a longtemps maintenant et c’est, de mon point de vue, l’une des plus belles au monde. Tout est dans cette pièce. La lire ou la voir sur scène me bouleverse toujours autant, or je ne suis pas vraiment d’une nature émotive…
Tout cela pour dire que je suis de fait assez difficile pour tout ce qui concerne Cyrano, qu’il s’agisse de pastiche ou d’inspiration au sens plus large. J’ai donc dû, pour essayer d’apprécier cette nouvelle à sa juste valeur, tenter de mettre un peu de côté le culte que je voue à cette pièce de théâtre. Et j’ai réussi.
La plus belle qui soit, si elle a un peu égratigné mon cœur de fan au passage, m’a néanmoins offert un très bon moment de lecture. Le sujet est bien trouvé et superbement mis en scène. J’apprécie toujours autant le style très fluide de l’auteur et ai de plus en plus honte de faire attendre Les Outrepasseurs dans mal pile à lire.
Cela m’a également donné envie de relire Cyrano de Bergerac, que je vous conseille ardemment si vous ne l’avez déjà lue, ainsi que les écrits du vrai Cyrano, notamment Les états ou empires de la lune et du soleil, très modernes pour leur époque.

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Une nouvelle de Cindy Van Wilder, publiée dans la collection e-courts des éditions Voy'[El] et donc uniquement disponible au format numérique.

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La peste a ravagé les cités-murailles. Jadis protégées derrière leur dôme, survolées de glorieux aéronefs, elles ne sont désormais plus que ruines où errent les survivants. Les Insectes ont envahi les territoires laissés vacants par les hommes. Leurs ruches s’élèvent fièrement à la conquête du ciel. Bess est l’une des femmes recrutées pour prendre soin de leurs larves, ce qui lui assure un minimum de confort. Mais en ces temps de dévastation, que peut encore attendre de l’avenir une humaine qui a tout perdu ?

Je continue avec enthousiasme ma découverte de la collection e-courts avec cette deuxième parution.
J’avoue qu’un tel titre me laissait un peu dans l’expectative. Je n’ai pas peur des insectes, je ne suis pas particulièrement dégoûtée non plus par eux et si un moustique est de nature à provoquer un certain agacement chez moi, c’est bien la pire émotion qu’il peut m’inspirer. Cependant, depuis que j’ai lu le premier volume de la série Nightside de Simon R. Green, je considère avec une certaine circonspection tout texte me rappelant une certaine scène. Or, ce titre me la rappelle inévitablement.
Nous sommes loin, pourtant, de la suprématie et des mœurs des insectes du Nightside et je n’arrive pas à décider si c’est ou non une bonne chose. Lisez donc les deux textes et venez me donner votre opinion. 😉

Cette nouvelle est un texte post-apo d’un genre un peu particulier. Les humains ont perdu leur guerre contre les insectes, leurs protections se sont effondrées et tout ce qui reste de leur civilisation éparse ce sont quelques survivants errants dans des ruines, au milieu des immenses ruches construites par leurs anciens ennemis. Or, certaines femmes ont fait le choix de travailler pour les insectes, pour survivre, gagner le minimum de confort qui fait défaut aux autres, la sécurité et de quoi s’occuper l’esprit pour échapper aux horreurs qu’elles ont vécues.
Bess est l’une de ces femmes. Elle essaie de survivre au jour le jour, de garder en elle toutes les émotions qu’elle a refoulées et de faire son travail du mieux qu’elle peut. Cependant, même dans la relative sécurité de la ruche, son passé et les choix qu’elle a fait peuvent la rattraper à tout moment.
J’ai adoré ce personnage à la fois fort et fragile, tellement humain. Je n’ai pas un cœur particulièrement tendre, mais Bess m’a émue. J’ai aimé la suivre dans son quotidien, mais aussi dans ses souvenirs, ses angoisses. La voir se débattre, déverser le trop-plein de ses peines et chercher une forme de rédemption m’a touchée et j’ai vraiment croisé fort les doigts pour elle (et je peux vous dire qu’en lisant ça n’est pas évident à faire).
Si la fin m’a laissée un peu dubitative, ce n’est pas parce qu’elle est mauvaise ou mal amenée, mais disons qu’il s’agit plutôt d’une question de sensibilité personnelle. Cela n’entache néanmoins pas le plaisir que j’ai pris à lire ce texte.
Par contre, un petit détail m’a gênée. Qu’on ne se méprenne pas, j’ai vraiment apprécié cette nouvelle aussi prenante que bien écrite, mais je fais parfois de petites fixations sur des détails indépendamment de la qualité d’un texte. Et là, mon problème est qu’une reine abeille ça se fabrique, voyez-vous, avec de la gelée royale, celle qui dans ce récit sert à nourrir tous les insectes sans distinction. Une abeille devient une reine, plus forte, plus grande, ayant une longévité accrue et bien sûr la capacité de pondre (et non de diriger une ruche) quand elle est nourrie exclusivement à la gelée royale, contrairement aux autres abeilles. Vous me direz sans doute que je suis stupide d’avoir fait un blocage là-dessus alors que cette nouvelle nous parle d’insectes géants qui vivent en communautés de différentes races (des guêpes, des abeilles et des fourmis ensemble, imaginez !) avec des nourrices humaines pour s’occuper de leurs larves sensibles aux émotions et moi tout ce que je retiens c’est cette histoire de gelée royale… Mais non, désolée, une reine ne naît pas par hasard et Bess devrait le savoir.
Enfin bref, passons outre mes petites névroses personnelles. C’est le premier texte de Cindy Van Wilder que j’ai lu et j’espère en découvrir d’autres très prochainement.

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