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Posts Tagged ‘cinq pas sous terre’

Une nouvelle de Vanessa Terral publiée aux éditions du Petit Caveau.

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Attraction solaire est une nouvelle qui fait suite à Cinq pas sous terre.
Elle est disponible en bonus dans la version papier ou toute seule en numérique au même prix qu’un des épisodes du feuilleton, à savoir 0,99€.
Le sujet de la nouvelle a été choisi par les lecteurs, elle est donc centrée sur la romance.

Vous pouvez trouver mes avis sur les différents épisodes du feuilleton grâce au tag Cinq pas sous terre.

J’ai la très jolie version papier, mais j’ai néanmoins lu la nouvelle en numérique pour une bonne raison. On m’a dit qu’il y avait beaucoup de coquilles, un souci dû à l’envoi du mauvais fichier à l’imprimeur. Ce sont des choses qui arrivent. Pour compenser cela, les éditions du Petit Caveau ont offert l’epub aux acheteurs de la version papier. Et comme les coquilles ont tendance à vraiment gâcher ma lecture (je suis une emmerdeuse, faut le savoir) je n’ai pas cherché à comprendre. Il faut dire que j’attendais de lire cette nouvelle depuis un bon mois et elle a été ma récompense du week-end dernier, après deux semaines chargées, sachant que je n’avais pas lu une ligne au cours des dix jours précédents.
Vous vous rendez bien compte que j’attendais beaucoup de cette lecture…

ATTENTION :
Si vous n’avez pas encore lu Cinq pas sous terre ET Attraction solaire, vous ne devriez pas lire cette chronique.

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Mon avis :
Mettons d’abord une chose importante au clair. Je n’avais pas voté pour la romance, c’est un genre qui ne me plaît pas. Ceci dit je peux tout à fait comprendre pourquoi le choix se justifie particulièrement dans ce cas-là. En effet, la fin de Cinq pas sous terre pouvait laisser le lecteur dans l’expectative. Personnellement ça ne me gênait pas, la vie est faite ainsi, tous les problèmes ne se règlent pas d’un coup au même moment, par la grâce d’une formule magique. Jabirah et Muriel avaient des choses à remettre en ordre chacune de leur côté et c’est ce qu’elles ont fait.
Pour autant, j’avais quand même envie de savoir ce qui avait bien pu leur arriver.
Attraction solaire nous propulse deux ans après les événements qui se sont produits dans Cinq pas sous terre. Muriel a tenté de réapprendre à vivre, voyageant sans cesse pour éviter son ancien familier et la malédiction qu’elle s’est elle-même jetée. Jabirah, quant à elle, s’est fait une place dans la faction toulousaine des Morts-qui-marchent. Elles auraient pu ne jamais se revoir si une affaire, concernant directement les vampires et plus spécifiquement notre Jabirah, n’avait pas ramené Muriel à Toulouse. Or, l’enjôleuse a bien conscience qu’il est temps de régler ce qui est resté en suspens entre elles.
Je vous ai prévenus, je ne suis pas une lectrice de romance. Les histoires d’amour ne me gênent pas quand elles s’intègrent sous forme d’intrigue secondaire à une autre histoire plus élaborée, mais quand elles sont l’essentiel du récit, ça passe plutôt mal. Celle-ci n’a pas échappé à la règle et j’en suis la première désolée.
J’étais prévenue ceci dit, mais au-delà de mon aversion naturelle pour le genre, j’ai trouvé cette romance trop abruptement menée. Cela se justifie parce que le texte est court et que les personnages ont déjà un passif commun. Or, justement, ce passif me laisse penser que ça ne pouvait pas être aussi simple entre ces deux femmes.
Si Jabirah n’a jamais caché son attirance pour l’enjôleuse, Muriel est, disons-le clairement, une putain de sociopathe, et même si deux ans ont passé, j’ai du mal à croire qu’elle ait pu s’améliorer au point d’envisager aussi facilement une relation sérieuse, d’autant qu’elle ne voulait clairement pas de Jabirah.
J’ai eu beaucoup de mal à croire à ce revirement, or j’ai besoin de croire à ce que je lis. C’est ce qui détermine vraiment si j’apprécie ma lecture ou non.
Heureusement il y a une autre histoire en filigrane. Même si elle est relativement restreinte, elle m’a plus intéressée et m’a semblé plus cohérente. Dans cette nouvelle on apprend pourquoi les vampires grillent (j’ai bien dit grillent et non brillent) au soleil et ce choix m’a parlé. En outre, l’histoire de Jabirah et son frère trouve également sa conclusion. L’auteur répond aux questions qu’on pouvait encore se poser à ce sujet et ça c’est plutôt positif. De manière assez subtile, Vanessa Terral renoue avec le chamanisme et la mythologie qui m’ont plu dans Cinq pas sous terre et leur offre une nouvelle place dans ce récit.
Je suis quand même un peu déçue au final, mais ça ne tient qu’à moi et à mes attentes. Néanmoins, si je n’ai pas été convaincue par une partie de l’histoire, j’aime tout de même la fin. C’est aussi un point important pour moi. Jabirah et Muriel me laisseront un bon souvenir.

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Cinq pas sous terre est un feuilleton numérique en cinq épisodes (un par mois depuis avril,) écrit par Vanessa Terral et publié par les éditions du Petit Caveau.

Une version papier est prévue pour octobre 2013. Elle sera augmentée d’une nouvelle dont le thème a été choisi par les lecteur au cours d’un vote sur le site de l’auteur.

La présentation de l’éditeur et mon billet sur le premier chapitre sont par-là.
Le billet sur le deuxième chapitre suit ici
Le billet sur le troisième chapitre est quant à lui par-là.
Et vous trouverez celui qui porte sur le quatrième épisode ici.

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J’ai essayé de ne pas spoiler, mais à ce stade de l’histoire ce n’est pas évident et si vous n’avez pas lu les chapitres précédents vous devriez vraiment éviter de lire cette chronique.

Ce que j’apprécie avec Cinq pas sous terre, c’est que même après un mois d’attente entre chaque épisode, on ne se sent pas perdu à la lecture, sans pour autant avoir une histoire simpliste en retour. Les chapitres s’équilibrent les uns les autres, entre action vive et temps d’introspection plus riches, mais aussi plus lents. L’histoire est maîtrisée et cohérente, même les détails ont leur importance et ceci est, de mon point de vue, très plaisant.
Cet épisode voit le retour de Jabirah comme narratrice. Ceci à ma plus grande joie car c’est ma préférée. Je trouve néanmoins que le trait est un peu forcé en ce qui concerne les personnages dans ce chapitre, mais ça passe. Après tout c’est une novella et surtout un feuilleton. Des personnages un peu stéréotypés laissent une impression plus marquante et c’est aussi ce qui aide à mieux rentrer dans le récit après un long temps de pause.
Avant que les chemins de nos deux principaux protagonistes se croisent de nouveau, nous apprenons ce qu’il est advenu de notre mâchonneuse rebelle et surtout comment son voyage spirituel va trouver sa résolution. Si toutefois résolution il y a, car avec Jabirah rien n’est jamais simple. J’ai apprécié ce passage « mythologique », comme tous les autres qui l’ont précédé et ont amené Jabirah à ce carrefour dans sa destinée. L’aspect quête initiatique et chamanique de ce récit est probablement ce qui m’a le plus charmée, d’autant que cela nous réserve toujours des surprises.
Pour le coup, j’ai trouvé cet épisode un peu plus fouillis quant à ce qu’il nous apprend sur la nature des mâchonneurs. Les informations arrivent un peu à l’arrache. Ceci dit, ça reste la partie que j’ai préférée et ça ajoute quelques rebondissements à une fin qu’on voyait un peu trop venir.
C’est à la moitié de l’épisode que se fait la jonction entre ce chapitre et le précédent, nous permettant de voir la scène par le regard de Jabirah, ce qui apporte du relief à l’histoire et aide le lecteur à mieux reprendre le cours du récit.
J’ai moins apprécié le passage qui a suivi. C’est principalement à cause du combat qui, je l’avoue, m’a vite lassée. La qualité de l’écriture n’y est pour rien, ça vient de moi. Je ne m’intéresse aux combats que quand ils apportent quelque chose d’autre à côté et si celui-ci était évidemment nécessaire (ça ne pouvait se terminer que par une baston) je l’ai plus subi qu’autre chose.
Quand tout se tait reste néanmoins un bon épisode et la meilleure conclusion possible (enfin ça c’est particulièrement subjectif, je vous l’accorde) pour cette novella. Les questions en suspens ont trouvé leurs réponses, mais la fin reste ouverte, de manière à laisser une place à la nouvelle bonus que contiendra la version papier.
Globalement, c’est une très bonne novella, qu’on prend plaisir à lire. Les personnages sont attachants et la mythologie, mélange de croyances grecques, de chamanisme et de légendes est intéressante. De surcroît, ce n’est pas tous les jours que vous trouverez un mâchonneur de linceul comme personnage et cela change des vampires habituels.

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Cinq pas sous terre est un feuilleton numérique en cinq épisodes (un par mois depuis avril,) écrit par Vanessa Terral et publié par les éditions du Petit Caveau.

La présentation de l’éditeur et mon billet sur le premier chapitre sont par-là.
Le billet sur le deuxième chapitre suit ici
Le billet sur le troisième chapitre est quant à lui par-là.

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La bonne nouvelle, c’est que Cinq pas sous terre va sortir en version papier vers la fin de l’année. C’est bien pour ceux qui sont réfractaires au numérique, mais aussi parce que c’est une chouette histoire et qu’elle le mérite. Pour fêter ça, l’auteur vous invite à voter pour choisir le sujet de la nouvelle bonus qui accompagnera la version papier. C’est sympa, n’est-ce pas ?
Vous pouvez voter jusqu’au 7 juillet et c’est par ici.

Enfin, en attendant, revenons à l’épisode 4.

Alors que l’épisode précédent a vu une partie de l’histoire de Jabirah s’éclaircir, pour le plus grand plaisir de la lectrice frustrée que je suis, le quatrième, quant à lui, change de cible pour rééquilibrer un peu la donne.
Ce chapitre est centré sur Muriel qui, à son tour, se dévoile, mais tout en gardant un peu de distance avec le lecteur grâce à une écriture à la troisième personne. Jabirah, quant à elle, nous contait les événements de manière plus intime dans les épisodes précédents, en s’exprimant à la première personne, en ne nous cachant rien de ses angoisses et coups de colère. Ce que nous ne savions pas, elle l’ignorait de même, alors que Muriel dissimule volontairement sa personnalité, ses motivations et ses buts. Pour quelle raison ? Vous le saurez en lisant ce chapitre.
Le récit est ici empreint de pudeur, il distille de quoi générer de l’empathie sans trop en faire et c’est ce que j’ai apprécié. La novella, qui plus est sous forme de feuilleton, tend toujours à grossir le trait quant au caractère des personnages et si on ne peut nier que ceux de Cinq pas sous terre n’échappent pas à la règle, l’auteur essaie au moins de colorer leur personnalité d’un peu de nuance. Ainsi le lecteur découvre, ou refuse de comprendre, une autre Muriel qui, tout en étant tellement opposée à Jabirah par certains points, lui ressemble aussi. Le parallèle entre les deux jeunes femmes est frappant, mais lui aussi nuancé. Il donne à réfléchir.
Depuis le premier épisode, je me demande ce qui se cache vraiment sous la froideur de cette très antipathique jeune femme. Celle-ci peut en effet se montrer adorable avec les esprits de son jardin, mais détestable avec… n’importe qui d’autre. En plus d’avoir un sens des priorités plus que personnel, elle est plutôt fuyante et n’a clairement pas la force de caractère de Jabirah. Ses maladresses n’ont eu de cesse de m’étonner, mais elles se comprennent aisément par la suite. Évidemment, on a tous deviné que Muriel a une histoire, qu’elle n’est pas simplement un mur d’indifférence et de détermination, et je n’ai pas été plus surprise que cela de l’apprendre. Découvrir ce qui a amené l’engeôleuse à ce qu’elle est à ce jour faisait clairement partie des promesses de ce récit et ça ne manque pas d’intérêt. Néanmoins, je suis restée un peu à l’écart.
Ce n’est pas un secret, ma préférence va malgré tout à Jabirah, son acolyte ne m’étant pas le moins du monde sympathique, malgré toutes les justifications qui peuvent être fournies à ses actes. Et de Jabirah il n’est que peu question dans ce chapitre, malheureusement. Ne reste plus qu’à attendre la fin, qui se devine prometteuse.

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Cinq pas sous terre est un feuilleton numérique en cinq épisodes (un par mois depuis avril,) écrit par Vanessa Terral et publié par les éditions du Petit Caveau.

La présentation de l’éditeur et mon billet sur le premier chapitre sont par-là.
Le billet sur le deuxième chapitre suit ici.

Pas de spoiler en vue, vous pouvez y aller.

Nous voici enfin arrivés au troisième chapitre, le pivot de cette histoire qui en contiendra cinq. J’attendais donc beaucoup de cet épisode-clé à propos duquel je n’ai cessé de conjecturer durant ce dernier mois. J’avais d’autant plus hâte de le lire que le deuxième se terminait dans un suspense de folie et, autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas été déçue.
Si le récit prend, à ma grande joie, des tours plus surprenants que tous ceux que j’avais pu imaginer, nous n’en obtenons pas moins notre lot de réponses, en même temps que Jabirah. Il faut dire que la pauvre commençait sûrement à saturer à force de tâtonner à l’aveugle dans son nouvel univers et de se ramasser de violentes remises à niveau sur le coin de la gueule dès qu’elle pensait se dépatouiller un peu de ses soucis.
Le plus gros de la trame est posé, donc, mais le lecteur, à l’égal de la narratrice, a bien conscience qu’il va encore au-devant de quelques révélations et au moins autant de rebondissements. C’est ce qui fait un bon roman-feuilleton, n’est-ce pas ? Mais c’est aussi ce qui rend interminable l’attente entre les parutions…
J’ai beaucoup apprécié cet épisode un peu plus calme, mais plus riche en informations. Et puis j’ai été séduite par cette incursion dans le monde des esprits qui parle forcément à quelqu’un qui a grandi au pays des mazzeri ou, plus largement, qui s’intéresse au chamanisme. C’est à ce genre de choses qu’on voit qu’une histoire n’a pas été écrite par hasard et que l’auteur accorde vraiment beaucoup d’importance au fond mythologique et culturel qu’elle utilise. C’est un trait que je recherche dans mes lectures, pas uniquement parce qu’il apporte de la vraisemblance bien que ce soit un plus non négligeable, mais parce qu’il amène aussi à l’intrigue ce petit quelque chose de particulier, à moitié part de la personnalité de l’auteur, à moitié écho mythique, qui en fait un récit que l’on perçoit à plusieurs niveaux et qui a quelque chose à nous enseigner.
Encore une fois, la fin est frustrante et je n’ai réalisé qu’aux dernières lignes que j’étais en train de l’atteindre…

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La présentation de l’éditeur et mon billet sur le premier chapitre sont par-là.

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J’avais vraiment très hâte de lire cette suite qui se révèle au final assez déstabilisante. Je m’imaginais que l’affrontement entre les deux engeôleurs serait au cœur de l’histoire et finalement ce n’est pas si simple. De nouvelles questions, pas vraiment de réponses… De quoi me donner encore plus envie de connaître le fin mot de cette histoire. C’est fait pour, me direz-vous…
J’aime bien Jabirah. C’est une jeune fille attachante malgré son côté « ouechouech » qui lui donne des airs de sale gamine. Aussi teigneuse puisse-t-elle paraître, on sent qu’elle cherche juste à se protéger. Je ne peux m’empêcher d’avoir envie que les choses se passent bien pour elle. Ce qui n’est pas forcément le cas en ce qui concerne son acolyte qui est vraiment difficile à cerner. Bonne ou mauvaise ? A vous de juger. Mais est-ce si simple que ça ? Pour ma part, j’en doute fort.
Ce deuxième épisode est résolument placé sous le signe de l’action. Remontée à bloc, notre Jabirah est toute prête à dézinguer de l’engeôleur. Enfin, c’est ce dont elle aimerait bien se persuader…
Pas de temps mort dans ce chapitre. Bagarres, esprits en goguette et duel dans les ténèbres… Des informations nous sont distillées au compte-goutte et si l’intrigue n’avance que d’un minuscule pas, je dois reconnaître qu’on ne s’ennuie guère. J’ai suivi les événements de ce chapitre avec un vif intérêt, on peut dire que je l’ai dévoré et ce bien trop vite, me retrouvant très frustrée à la fin car l’auteur ne se prive pas de nous laisser en plein suspense.
Et maintenant il faut attendre la suite…

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