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Comics publiés chez Dark Horse.
Scénarisés par Zack Whedon.
Illustrés par Joelle Jones, Jim Rugg, Farel Dalrymple et Eric Canete.
Colorisation : Dan Jackson.
Couverture : Kristian Donaldson.

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Présentation de l’éditeur :
Based on the Emmy Award-winning web series Dr. Horrible’s Sing-Along Blog, this collection of stories written by Zack Whedon (Deadwood, Fringe) chronicles some of the earliest adventures in the lives of archenemies Captain Hammer and Dr. Horrible.

This anthology solves many unanswered questions left over from the show. For instance: What event inspired Dr. Horrible to become the world’s greatest criminal mastermind? Why is Penny, the beautiful girl from the Laundromat, still single? How can you, the reader, be like blustering do-gooder Captain Hammer? And why is Horrible’s sidekick, Moist, so . . . um . . . well, you’ll find out!

À l’origine, Dr. Horrible’s sing-along blog est une websérie en trois épisodes créée par Joss Whedon durant la grève des scénaristes aux U.S.A. Il souhaitait montrer qu’on pouvait produire une série de qualité avec peu de moyens. Il a réussi. Dr. Horrible est une sorte de tragicomédie, les chansons en plus. C’est drôle, mais aussi très humain et intelligent.
Cela étant dit, revenons aux comics.
Cet album est une compilation de cinq courtes histoires écrites par Zack Whedon. Il n’est disponible qu’en anglais, mais c’est d’un niveau très accessible. Je l’ai trouvé par hasard à un prix modique (ce qui est une bonne chose vu que la reliure s’est décollée de suite…). J’aime beaucoup la série, donc je n’ai pas hésité.
Ces histoires forment une sorte de préquelle à la série. Elles sont liées entre elles et permettent de voir certains événements sous plusieurs angles. Pour autant, les intrigues ne sont pas particulièrement complexes. Je vous avoue cependant m’être plus concentrée sur les récits que les dessins…
Pour situer le contexte : Dr. Horrible ambitionne de rejoindre The Evil Ligue of Evil, tout un programme… Son ennemi juré n’est autre que Captain Hammer, un beau gosse pas très futé… Dans la première histoire, celui-ci fait d’ailleurs sa propagande, des fois qu’on n’ait pas encore compris à quel point il est puant d’orgueil… D’habitude il me fait rire, là je l’ai trouvé carrément dérangeant, mais c’est probablement parce que je suis une des personnes bizarres qu’il aurait eu à l’œil…
Dans le deuxième récit, Moist nous conte comment il a eu son « super-pouvoir » et comment il a fait la rencontre d’Horrible. Ce personnage secondaire totalement décalé apporte une touche d’humour car il tourne en ridicule les codes du genre, même si au final sa vie est plutôt glauque.
L’histoire qui suit est plus douce, plus triste aussi. Elle est centrée sur Penny, la fille de la laverie, un personnage qui peut paraître caricatural, mais que j’aime beaucoup.
Le chapitre suivant est dévolu aux membres de la Ligue, mais également à un personnage tout juste évoqué dans la série. C’était chouette de finalement faire la connaissance de la presque Némésis d’Horrible, son miroir dans le camp des gentils.
Enfin, la dernière histoire nous conte comment et pourquoi Billy est devenu Dr. Horrible ainsi que sa première grande confrontation avec Captain Hammer. Ce fut mon chapitre préféré.
Dr. Horrible bouscule les codes des histoires de super-héros d’une façon qui me plaît. Les frères Whedon ont doté la série comme les comics d’un humour décalé, mais ont aussi apporté de la nuance et de la réflexion au thème. Les apparences sont trompeuses et, comme dirait quelqu’un, le plus difficile dans ce monde c’est d’y vivre…
Il est indispensable d’avoir vu la série avant, sinon vous ne trouverez aucun intérêt à ces histoires et vous ne profiterez pas des références. C’est vraiment pour les fans. Ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais ce fut un plaisir de retrouver les personnages et d’en apprendre un peu plus sur eux.

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Une version graphique de la nouvelle éponyme de Neil Gaiman, adaptée par Fábio Moon et Gabriel Ba.
L’édition reliée, dont il est question ici, a été publiée simultanément chez Headline (UK) et Dark Horse (USA).

 

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Présentation de l’éditeur :

How to Talk to Girls at Parties by Sunday Times bestselling writer Neil Gaiman is a graphic novel with extraordinary artwork by the Eisner Award-winning duo Fábio Moon and Gabriel Bá. Soon to be a feature film starring Nicole Kidman, this adaptation is ‘a quirky delight’ (Audrey Niffenegger) and will appeal to fans of Alan Moore, Dave McKean and beyond.

ENN is a fifteen-year-old boy who just doesn’t understand girls, while his friend Vic seems to have them all figured out. Both teenagers are in for the shock of their young lives, however, when they crash a local party only to discover that the girls there are far, far more than they appear!

From the Locus Award-winning short story by Neil Gaiman, one of the most celebrated authors of our time, and adapted in vibrant ink-and-watercolour illustrations by the Daytripper duo of brothers Fábio Moon and Gabriel Bá, this original graphic novel is not to be missed!

Vous pouvez lire ou écouter la nouvelle en V.O. sur le blog de Neil Gaiman. Si vous préférez la version papier, elle est disponible dans le recueil Fragile Things et en français dans sa traduction : Des Choses fragiles paru aux éditions Au Diable Vauvert (chez J’ai lu pour le poche).
Qu’il s’agisse de la nouvelle ou de la BD, le vocabulaire de la version originale est facilement accessible, mais c’est un récit tout en nuances et doubles sens, donc à vous de voir.
J’aime énormément ce texte, c’est du très bon fantastique. L’altérité, la difficulté de grandir et de se confronter aux autres ainsi que l’accomplissement personnel, entre autres thèmes, y sont évoqués avec sensibilité et poésie. Les propos sibyllins des jeunes filles constituent une grande partie de la grâce fragile qui émane de cette histoire.
Ce récit possède plusieurs niveaux de lecture, tout aussi subtiles les uns que les autres. On peut lui trouver une explication tout à fait rationnelle, ou pas… C’est ce qui fait sa magie.
Dans cette nouvelle, on rencontre deux ados de quinze ans, Vic le séducteur et son copain Enn, plus timide, qui est également le narrateur. Ils sont censés se rendre à une fête, mais Vic a oublié le plan. Ils entendent de la musique et sonnent à une porte, mais sont-ils vraiment au bon endroit ?
Pendant que Vic jette son dévolu sur la plus belle fille de la soirée, Enn cherche à résoudre ce mystère qu’est pour lui la gent féminine et va de rencontre en surprise…
La BD m’a autant séduite que la nouvelle. Brillamment adaptée, elle est restée très fidèle au texte d’origine. L’ambiance m’a beaucoup plu. Tout était tel que je l’avais imaginé lors de ma première lecture. Le style graphique est cohérent, coloré, très agréable à regarder. Seul bémol à mon sens, les deux garçons ont l’air plus âgé qu’ils ne le devraient.
J’ai redécouvert cette histoire avec grand plaisir. Les illustrations sont un vrai plus alors, même si vous connaissez déjà la nouvelle, ne vous en privez pas. Cette adaptation est une très belle réussite !

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Ensorcelée

Scénario de Michael Alan Nelson.
Dessins d’Emma Rios.
Colorisation de Cris Peter.
Publié chez Milady Graphics.

Résumé de quatrième de couverture :
Il paraît que les voleurs n’ont pas d’honneur. Et un voleur qui écume les milieux occultes, encore moins.
La jeune Luci Jennifer Inacio Das Neves, Lucifer pour les intimes, a de multiples talents : voleuse et magicienne, loyale et belle, mais aussi sensible et un peu naïve.
Cambrioleuse professionnelle, elle subtilise reliques et artefacts aux habitants du monde d’en-dessous pour qui sait y mettre le prix. Mais un contrat se révèle plus dangereux que prévu, et Lucifer pourrait bien se retrouver… ensorcelée !

Avis des plus mitigés pour ce comics qui pourtant m’avait l’air sympathique… (Oui, je l’ai déjà dit, j’aime les histoires de voleuses…)
Une fois n’est pas coutume, commençons par les dessins.
Je n’ai pas du tout aimé ce style… Anecdotique concernant les arrière-plans, mais pas franchement moche non plus les concernant, ce sont surtout les personnage qui m’ont rebutée. J’aurais bien quelques remarques à faire concernant leur allure générale, mais bon il s’agit d’un comics alors je ne vais pas chipoter pour des soucis de proportions… Par contre au niveau des visages, là vraiment ça ne passe pas… Ça va d’un médiocre assez passable au franchement hideux. Les personnages ont parfois des tronches de monstres marins… Certains des démons de l’histoire ont peut-être même l’air plus humain…
Les scènes de combats sont très fouillis, avec cette colorisation flashy (typique des comics, rien de franchement notable, mais pas non plus hideuse) j’ai eu du mal à m’y retrouver parfois.
Le scénario ensuite… ET JE VAIS UN PEU SPOILER, vous êtes prévenus…
Ça partait plutôt bien. En tous cas assez pour que je m’accroche malgré les dessins…
Mais la déception a très vite pointé son nez. C’était facile, bien trop facile… Quand on n’a presque rien à raconter, le « presque » ne pèse pas grand-chose en rapport du « rien » et de mon point de vue il vaut mieux se taire. Autrement dit : c’est du brassage d’air.
Et c’est un peu crade parfois, juste pour le plaisir d’être crade… Pas que ça me choque, mais bon…
Pour en revenir à l’histoire… En résumé, Lucifer est donc dans les embrouilles jusqu’au cou… Ça semble être une habitude. D’ailleurs c’est peut-être pour ça qu’elle s’en sort si facilement… (Mais non là je ne spoile pas, tout le monde sait que l’héroïne ne va pas claquer dans le premier volume voyons…) Son contrat soi-disant si dangereux se passe ridiculement bien, à tel point que je me suis demandé pourquoi personne avant elle n’avait essayé de piquer l’artefact en question et pourquoi machin ne s’en chargeait pas lui-même (sûrement un prétexte pour dessiner un démon et Lucifer en petite culotte)… Mais bon tout ça n’est qu’au chapitre deux, je ne vous dirai rien sur la suite de l’histoire, des fois que vous voudriez la lire. Seulement ne vous attendez pas à quelque chose de grandiose…
Un récit qui manque d’intérêt et de profondeur à mon goût. Quelques pistes secondaires qui auraient pu se révéler intéressantes, un personnage mystérieux à peine évoqué et entrevu qui a un certain potentiel, mais rien de nouveau ou qui retienne vraiment mon attention au final. Dommage…

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