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Posts Tagged ‘Elfes’

Une nouvelle de Damien Snyers, publiée en numérique aux éditions ActuSF.

Vous pouvez télécharger cette nouvelle gratuitement jusqu’au 1er mai sur le site des éditions ActuSF.

Vous pouvez également consulter mon avis sur le roman La Stratégie des as qui se situe dans le même univers.

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J’étais ravie de retrouver James, l’elfe escroc de La Stratégie des as. Son humour, son sens de la morale assez élastique, mais aussi sa capacité à plonger tête baissée dans les ennuis en font un narrateur aussi intéressant que sympathique.
Si vous avez lu le roman, vous serez ravi de prolonger le plaisir en découvrant cette nouvelle pleine de peps. Si toutefois vous ne connaissez pas, c’est l’occasion d’y remédier. Vous pouvez sans souci commencer par cette nouvelle.
Cette fois, notre voleur s’imagine avoir trouvé un travail légal, contraignant mais avec une bonne paie à la clé. De l’argent vite gagné… ou pas.
James n’a pas perdu sa vivacité d’esprit, mais cela suffira-t-il à sauver sa peau ?
Comme avec La Stratégie des as, on ne s’ennuie pas un seul instant. Cette nouvelle, dont le titre nous met tout de suite dans l’ambiance, est drôle, sans prétention mais très bien construite. Elle réussit en peu de pages à ferrer toute l’attention du lecteur. Je vous la recommande chaudement et j’espère que l’auteur continuera d’enrichir cet univers.

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Un album scénarisé par Thomas Day, illustré par Olivier Ledroit et publié chez Glénat.

Il existe une version de luxe de ce premier tome. Mais je ne peux vous en parler dans cette chronique, ne l’ayant jamais feuilletée.

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Présentation de l’éditeur :

Une réécriture des contes de fées dans un décor steampunk

Il était une fois un couple de fées, le duc Claymore Grimm et la duchesse Titania, et leur petite fille, Wika. Alors que le prince Obéron, ancien amant de Titania aux pouvoirs redoutables, prend d’assaut le château Grimm, la petite Wika est confiée, après avoir eu les ailes sectionnées pour dissimuler sa nature, à un couple de fermiers chez qui elle grandira à l abri de tous… Treize ans plus tard, Wika, émancipée, se rend dans la capitale contrôlée par Obéron. Elle y rencontre le jeune Bran, voleur talentueux qui, entre larcins et arnaques, lui dévoile les secrets de la cité. Mais petit à petit, les pouvoirs de Wika semblent se développer, révélant sa nature de fée, et éveillent l’intérêt du prince tyrannique, celui-là même qui voulut sa perte des années auparavant…
Référence dans le monde de l’illustration et de la bande dessinée de fantasy, Olivier Ledroit signe de son dessin baroque et fouillé une réécriture jouissive des contes classiques dans un univers steampunk féerique, sur le premier scénario de Thomas Day en bande dessinée !
Inclus : un cahier graphique réservé à la première édition.

Wika et la fureur d’Obéron est le fruit d’une collaboration entre Thomas Day, pour le scénario, et Olivier Ledroit pour les illustrations. La série est prévue en quatre volumes, mais seul le premier est sorti pour l’instant.
Férue de féerie, ainsi que de Steampunk, et alléchée par le potentiel du duo Day et Ledroit, je n’allais pas manquer Wika. La préface de Pierre Dubois nous met tout de suite dans l’ambiance. J’attendais un texte intelligent dans de magnifiques décors, cependant, j’étais sans doute un peu trop exigeante. C’est un premier tome, il lui faut le temps de mettre en place personnages et univers, ce qui malheureusement ne se fait pas avec autant de fluidité que je l’aurais souhaité.
L’intrigue de départ est plutôt simple : Obéron souhaite se venger de Titania, son ancienne compagne, qui a conçu un enfant avec un autre elfe. Il l’attaque et la tue ainsi que son époux, mais la petite Wika est sauvée in extremis, quoique privée de ses ailes.
Partez du principe qu’ici la mythologie est à tendance nordique, mais que fée semble être le féminin d’elfe… Les fées et elfes majeurs sont dotés d’ailes, les autres sont de diverses races sans que leur origine soit clairement définie. Obéron est fasciné par la technologie et détruit peu à peu la magie ainsi que les fées majeures. Le royaume glisse donc lentement vers le Steampunk, ce que j’espère voir développé dans les prochains tomes.
Comme toujours, les illustrations d’Olivier Ledroit sont d’une grande finesse et extrêmement travaillées. Chaque dessin foisonne de détails. Les couleurs sont très vives, ajoutant encore à cette impression de profusion qui peut égarer. Malgré tout, c’est un style assez froid, surtout dans la représentation des personnages. On aime ou pas, mais on ne peut nier la grande qualité du travail. Personnellement, j’ai préféré les décors aux personnages, mais l’ensemble m’a plu.
Je suis néanmoins quelque peu perplexe quant à l’apparence même de Wika. Quand elle arrive en Avalon, elle a treize ans et fait terriblement plus vieille. Fée ou pas, je trouve cela dérangeant. En outre, est précisé dans les notes de fin d‘ouvrage qu’Olivier Ledroit souhaitait créer une BD que sa fille – de treize ans à l’époque de la sortie de ce premier tome – pourrait lire. Sans me la jouer pudibonde, ayant moi-même probablement lu pire à cet âge, entre le langage, les multiples allusions salaces et l’hyper-sexualisation des personnages féminins, ce n’est quand même pas un album qu’il me viendrait à l’idée d’offrir à de jeunes ados. À vous de voir…
Cette bande-dessinée me rappelle un peu Elfquest, que je lisais plus jeune. Le scénario me semble un peu trop cousu de fil blanc pour l’instant, mais je suis certaine que cela va s’arranger par la suite. Les personnages secondaires, qu’il s’agisse des fées noires autant que des loups d’Obéron, sont très prometteurs et vont, à mon sens, accentuer le mélange des genres qui fait la richesse de cette BD.
Il ne reste plus qu’à attendre cette fameuse suite…

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Cette lecture compte pour le challenge SFFF et diversité dans la catégorie suivante :
– Lire un roman graphique ou une BD ou un comic avec une femme pour héroïne.

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Un roman de Damien Snyers, publié chez ActuSF.

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Présentation de l’éditeur :

Pour vivre, certains choisissent la facilité. Un boulot peinard, un quotidien pépère. Humains, elfes, demis… Tous les mêmes. Mais très peu pour moi. Alors quand on m’a proposé ce contrat juteux, je n’avais aucune raison de refuser. Même si je me doutais que ce n’était pas qu’une simple pierre précieuse à dérober. Même si le montant de la récompense était plus que louche. Même si le bracelet qu’on m’a gentiment offert de force risque bien de m’éparpiller dans toute la ville. Comme un bleu, j’ai sauté à pieds joints dans le piège. L’amour du risque, je vous dis. Enfin… c’est pas tout ça, mais j’ai une vie à sauver. La mienne.

Damien Snyers est un jeune auteur belge. Il signe avec La Stratégie des as un premier roman nerveux, mélange réussi de fantasy et de steampunk, dans la plus pure tradition des films de casse.

Roman de Fantasy autant que d’aventures, La Stratégie des as nous offre une histoire de voleurs comme on les aime. On a des personnages pleins de ressources, une pierre précieuse à la réputation magique, des plans ingénieux, des méchants particulièrement sournois et du suspense. Que demander de plus ?
James est un elfe sans le moindre scrupule. Il vit de petites arnaques et de vols sans grande envergure avec ses acolytes, jusqu’à ce qu’on leur propose un coup qui pourrait changer leur vie. D’emblée, James se laisse séduire par la rétribution pécuniaire et s’engage sans même demander l’avis de ses complices. Il aime le risque, seulement ce travail va se révéler bien plus dangereux et délicat que prévu. C’est un plaisir de suivre tous les préparatifs du vol, autant que de voir se dévoiler petit à petit ce qui se trame dans l’ombre.
Les personnages sont vraiment intéressants. Si James est celui qu’on apprend le mieux à connaître, étant donné qu’il est le narrateur, il distille suffisamment d’informations sur ses compagnons pour qu’on comprenne leur situation. On se rend vite compte que Jorg et Élise n’ont pas eu trop de chance dans leur vie ni la possibilité de faire beaucoup de choix. Cependant, James est différent. Tous assument leur vie de criminels, mais lui semble en outre l’apprécier. Il est arrogant, égoïste, pourtant on se prend à l’aimer, à vouloir qu’il gagne, car l’affection qu’il porte à ses amis laisse entrevoir un peu de bonté dans sa personnalité retorse.
Ce roman se lit très vite, il est certes court, mais surtout très agréable. Même pendant la préparation du vol, on ne s’ennuie pas, bien au contraire. Et puis James est un narrateur à la parole vive, son franc-parler le rend attachant. J’ai aussi beaucoup aimé les titres des chapitres pastichant des œuvres célèbres. C’est le genre de détails qui m’amuse et me séduit toujours.
Par contre, la quatrième de couverture nous promet un peu de Steampunk, or je le trouve très anecdotique. On se rend compte bien vite qu’on est en terrain uchronique, toutefois ce n’est qu’un décor de fond, pas du tout exploré. C’est dommage, ce monde semble vraiment très différent du nôtre, malgré des mythes religieux communs. J’aurais bien voulu savoir ce qui l’a fait diverger à ce point… Ceci dit, malgré la curiosité que cela éveille, l’intrigue ne souffre pas de ce manque d’informations.
Les derniers chapitres sont chargés de suspense et d’adrénaline. J’ai adoré cette fin. Cependant, l’auteur n’en reste pas là et nous propose ensuite une nouvelle concernant un personnage que l’on a rencontré en cours de route. Il n’y avait pas de place dans le roman pour l’histoire de Mila, mais j’ai été ravie de pouvoir la connaître, savoir comment elle-même s’était trouvée embringuer dans cette histoire. Ce bonus est particulièrement bien vu.
La Stratégie des as est un chouette roman, une belle découverte. J’aurais volontiers passé un peu plus de temps dans cet univers.

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sfff-diversite

Cette lecture compte pour le challenge SFFF et diversité dans la catégorie suivante :
– Lire une œuvre de SF ou Fantasy ou Fantastique (SFFF) francophone mais non française.

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