Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘jeunesse’

Un roman de Cécile Guillot, illustré par Mina M et publié aux Éditions du Miroir aux Troubles.

*

la-jeune-fille-au-corbeau

Présentation de l’éditeur :

Frances est une jeune fille solitaire qui n’a qu’un corbeau comme ami.
Elle possède le don mystérieux de prédire l’avenir, mais cela effraie beaucoup trop ses parents. Un jour, ils décident donc de l’envoyer dans un pensionnat très loin de Londres. Quand elle arrive sur les lieux, un vieux manoir perdu dans la forêt, elle s’aperçoit rapidement que quelque chose ne va pas… Elle apprend alors que des élèves ont disparu, des filles comme elle, des filles différentes.

La Jeune Fille au Corbeau est un court roman jeunesse écrit par Cécile Guillot et illustré par Mina M. Il est plutôt destiné aux filles d’une dizaine d’années, mais ce n’est qu’à titre d’indication bien entendu.
Frances, une jeune fille un peu spéciale, nous conte son histoire, installant ainsi d’emblée la connivence avec le lecteur. Ses parents, las de ses crises de somnambulisme et de ses excentricités, l’envoient dans un pensionnat perdu en pleine forêt. Elle est emplie d’appréhensions face à la nouvelle vie qui se profile, mais est aussi animée par l’espoir secret de se faire des amies, elle qui n’a que son corbeau pour confident. Cependant, l’atmosphère de sa nouvelle école est bien lourde…
Frances est intelligente, sensible et attachante, les petites filles s’identifieront facilement à elle. Le récit coule avec fluidité tandis que la fillette tente de dénouer le mystère qui entoure la disparition de ses camarades. L’adulte voit venir les événements, mais les jeunes lecteurs, qui ne sont pas encore trop aguerris, apprécieront.
Les grands caractères et la police adaptée aux dyslexiques rendent ce roman très accessible au jeune public à qui il est destiné.
Les belles illustrations, très romantiques, participent grandement à étoffer l’ambiance gothique et vénéneuse du récit. Pour autant, l’histoire n’est pas trop effrayante pour les enfants, juste de quoi frissonner dans la sécurité de sa chambre.
Ce joli texte est une ode à la différence et une bonne initiation à la poésie du gothique pour les enfants.

Read Full Post »

the_amazing_mr_blunden

*

The Amazing Mr Blunden est l’un de ces films de fantômes aux vaporeuses allures de conte que l’on aime regarder à l’approche des fêtes de fin d’année. Certes un peu kitsch – il date de 1972, c’était l’époque – il n’a néanmoins pas si mal vieilli que l’on pourrait le craindre.
Tout commence lors d’une veille de Noël en 1918. Un vieux gentleman toque à la porte d’une veuve désargentée et lui propose un emploi de gardienne, mais quand celle-ci s’éclipse pour s’occuper du bébé malade, il tient à ses deux aînés des propos sibyllins.
Alors qu’ils tentent de s’habituer à leur nouvelle vie, Lucy et Jamie vont se rendre compte que les rumeurs concernant le vieux manoir dont leur mère a la garde ne sont peut-être pas que des superstitions. Dans le parc, ils font une rencontre qui va les conduire cent ans en arrière pour, peut-être, éviter un drame.
J’aime l’ambiance de ce film, même si l’intrigue a quelques accents puérils parfois. C’est une histoire de fantômes très british, qui n’est pas faite pour effrayer mais plutôt pour laisser l’esprit dériver aux limites du merveilleux. Elle réveille les souvenirs enfouis de l’enfance, quand on s’imagine que tout est possible. Elle joue sur des motifs connus, mais sans lourdeur. C’est agréable à regarder. Un humour grinçant et subtil, irrévérencieux autant qu’ironique, ajoute un peu de piquant à cette intrigue qui serait sinon un peu trop enfantine avec ses grosses ficelles et ses méchants caricaturaux. De fait, The Amazing Mr Blunden peut plaire autant aux adultes qu’aux plus jeunes.
Si ce n’est clairement pas un film époustouflant dans son esthétique ou ses effets, il est cependant très soigné dans ses détails. Je pense notamment aux chansons (non, ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un Disney ou une comédie musicale, on ne chante pas toutes les deux secondes) ; même quand on entend uniquement des bribes sur le passage de Mr Blunden, elles sont toujours significatives.
J’ai vu ce film pour la première fois il y a une bonne dizaine d’années et il est demeuré dans ma mémoire. Quelque chose dans cette histoire me touche, sans que je sache vraiment définir quoi. Cela se cache dans l’ambiance fantastique, dans la magie et le symbolisme du récit, peut-être. J’ai un faible pour les histoires de fantômes aussi, je dois bien l’avouer.
Je l’avais vu doublé en français, mais cette version semble introuvable aujourd’hui. J’ai donc dû me contenter de sous-titres en anglais. Cela dit, le vocabulaire est tout à fait accessible.
J’ai passé un moment agréable à me remémorer des détails que j’avais oubliés. Si vous n’avez pas peur du kitsch, si vous aimez les histoires de fantômes à l’ancienne et que vous avez envie de retomber en enfance pour une heure, suivez donc Mr Blunden et les enfants dans leur quête.

*

RVLFC

Read Full Post »