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Posts Tagged ‘livres pour enfants’

Un livre jeunesse écrit par Clémentine Ferry et illustré par Sanoe, publié aux éditions du Lumignon.

Vous pouvez consulter un extrait sur le site de l’éditeur.

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Le-Bois-Sans-Dessus-Dessous

Présentation de l’éditeur :

À travers dix contes, les héros du Bois Sans Dessus Dessous nous emmènent dans des aventures gourmandes. Loirs, hérissons, grenouilles, chauve-souris : tous ont en commun le thé, qui sert de fil rouge à travers leurs différentes histoires.Ces petites contes initiatiques bien ciselés abordent des thèmes aussi variés que le vivre ensemble, la timidité ou encore l’acceptation de soi.

 

Le Bois sans dessus dessous est un très joli recueil d’histoires pour enfants en grand format, abondamment illustré.
Les contes animaliers ont toujours la côte. Cette ambiance campagnarde, fleurant la douceur de vivre, prônant des valeurs telles que l’amitié et la solidarité, a bercé mon enfance et sans doute la vôtre aussi. Le Bois sans dessus dessous est l’héritier de tous ces récits intemporels. Si vous avez grandi avec Pierre Lapin ou les personnages du Vent dans les saules, vous serez ravis de partager avec vos enfants cette délicieuse lecture qui les inspirera et éveillera en vous de bons souvenirs.
Plus que le lieu — aussi magique et charmant soit-il — c’est le thé qui se trouve au centre de tous ces contes et cela de façon plus ou moins directe. J’ai apprécié ce lien si improbable et l’inventivité dont a fait preuve l’autrice pour garder ce thème tout en se renouvelant à chaque fois. Qu’il s’agisse de la culture des théiers ou de l’heure du goûter, il y a toujours une bonne raison d‘aimer le thé.
Au fil des pages vous trouverez entre autres : un loir qui a le mal de l’air, une petite chouette qui veut devenir créatrice de thés, une chauve-souris timide et un blaireau à la vue déclinante. Si la plupart de ces histoires sont légères, comme celle de la petite souris cherchant le plus beau cadeau de mariage, d’autres sont douces-amères, comme celle des lapereaux perdant leur papa. Cela dit, le sujet est traité avec une grande délicatesse et passe un peu de baume sur les peines qu’il dépeint.
Les récits sont courts, juste la bonne longueur pour une histoire du soir. Cependant, ils seront tout autant appréciés par les enfants qui commencent à bien lire tous seuls. La police et le contraste sont parfaits pour eux.
Les illustrations sont magnifiques. Elles sont en noir et nuancées, façon crayonnés, ce qui ajoute à leur charme un peu old school. Elles fourmillent de détails et les enfants y passeront du temps avant d’en faire le tour. Le papier épais et de qualité leur rend parfaitement justice. J’apprécie qu’un tel soin soit apporté à un livre pour enfants.
La plupart des animaux présents dans ces contes ont des noms de plantes ou d’arbres que l’on retrouve en fin d’ouvrage sous forme d’herbier avec des dessins et une description. C’est une excellente idée, aussi ludique qu’instructive, et qui peut encourager les enfants un peu récalcitrants à la découverte de la botanique.
Le Bois sans dessus dessous est vraiment un très bel ouvrage à l’univers un peu fantasque et aux histoires pleines de douceur que je vous conseille chaleureusement.

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Un manga de Keisuke Kotobuki, publié chez Ki-oon.

Roji ! 2

À Kamishiro, la vie suit tranquillement son cours. Tranquillement ? Pas si sûr ! Alors qu’elles recherchent un peu d’ombre, Yuzu, Karin et Azusa découvrent une mystérieuse galerie. À l’intérieur, une étrange gravure les attend… Aurait-elle un lien avec tous les phénomènes inexpliqués qui ont lieu en ville depuis quelque temps ?
Une chose est certaine, nos détectives en herbe ne sont pas au bout de leurs surprises !

Pour mieux saisir la façon dont je perçois l’évolution de cette série, je vous invite à lire mon avis sur le tome 1.

Le premier volume de Roji ! m’avait laissé une impression mitigée. Je n’étais pas sûre de lire la suite malgré les qualités de ce manga et si je n’avais pas pensé, à tort, qu’il s’agissait d’un dyptique, je ne m’y serais pas essayée.
La formule est toujours la même, chaque chapitre proposant une petite histoire, mais elles sont moins indépendantes les unes des autres. Par contre, petite déception, j’espérais une suite directe du précédent volume car le dernier chapitre semblait s’ouvrir sur quelque chose d’important. Ça n’a pas été le cas, mais l’histoire est globalement restée dans la continuité, jusqu’à revenir brièvement à ce point-là. On apprend de nouvelles choses sur la présence des fées et la magie dans la ville de Kamishiro, mais rien de très concret.
Cela étant dit, j’ai trouvé le deuxième tome mieux construit et plus abouti. Même si je suis définitivement trop vieille pour ce manga, l’amélioration demeure notable.
Dans ce tome 2 on retrouve Yuzu, Karin et toute leur bande de copains, toujours prêts à faire les quatre cents coups. Zanzibar le chat est moins présent, mais il paraît surveiller les enfants. Le merveilleux, diffus et éthéré dans le premier volume, semble imprégner de plus en plus le petit univers des gamins, jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus l’ignorer ou le croire sorti de leur imagination. C’est heureux car cela nous offre des histoires plus étoffées et l’on voit que finalement les trames de toutes ces petites anecdotes qui construisaient le tome 1 sont liées entre elles. Certes on pouvait déjà le deviner, mais cela restait très superficiel et les histoires semblaient laissées de côté sans avoir révélé leur potentiel. Yuzu commence à s’interroger et, de fait, à chercher des réponses. Nous n’en obtenons pas vraiment, mais ça donne à ce manga un regain d’intérêt.
Les personnages sont toujours aussi mignons, ils deviennent même plus attachants, et, avec ses couleurs vives et son ambiance lumineuse, ils font de cet ouvrage une lecture très agréable pour des enfants. Mais c’est la fantaisie légère et joyeuse qui nimbe toutes ces petites histoires qui fait définitivement le charme de ce manga.
Ma curiosité a été légèrement piquée par ces deux premiers tomes, mais je ne pense pas lire la suite. Cela manque trop de profondeur à mon goût. Cependant, si la série continue d’évoluer ainsi, nul doute qu’elle ravira les enfants de six à dix ans. Je ne pensais pas cela après lecture du premier volume car la superficialité des récits, qui souvent se terminaient en queue de poisson ne semblaient pas de nature à réellement capter, et surtout garder, l’attention de jeunes enfants. A eux de voir s’ils veulent bien donner sa chance à cette série.

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Un manga de Keisuke Kotobuki, publié chez Ki-oon.

Yuzu et Karin sont deux sœurs au caractère très différent, l’une fofolle, l’autre sérieuse. Entre deux bagarres pour rire avec les garçons, elles enjolivent le quotidien à coup d’idées toutes plus farfelues les unes que les autres. Trouver un nouveau foyer pour des chatons abandonnés, débusquer une mystérieuse librairie qui n’ouvre qu’à minuit ou improviser une piscine sur un toit d’immeuble… aucun défi ne leur résiste ! Toujours accompagnées de Zanzibar, le plus grognon des chats du quartier, elles traquent les légendes locales et découvrent petit à petit que le merveilleux n’est jamais très loin… À mi-chemin entre la poésie d’un long métrage de Hayao Miyazaki (Le Voyage de Chihiro, Mon voisin Totoro…) et le grain de folie d’un Alice au pays des merveilles, ne manquez pas Roji !

Roji ! est un manga pour enfants (je dirais à partir de sept ans) en couleur et dessiné directement dans le sens de lecture occidental par la mangaka.
Il relate les petites histoires de deux sœurs Yuzu et Karin, de leur étrange chat Zanzibar et de leur bande de copains dans la ville de Kamishiro.
Les dessins sont très jolis, malgré quelques fonds un peu ternes qui se justifient par l’environnement citadin dans lequel évoluent les enfants. Les personnages sont adorables, avec leurs grands yeux, même s’ils ont aussi l’air un peu à l’Ouest parfois. Les couleurs sont superbes. Le tout donne une impression de douceur très agréable.
Chaque chapitre est une histoire à part entière, sauf le dernier qui promet une suite dans le prochain volume. Ces courts récits, s’ils sont inventifs quant aux idées que les enfants ont pour occuper leur temps, ne sont pas pour autant très développés et c’est bien dommage. J’ai souvent eu l’impression que l’histoire était finie avant d’avoir commencé…
Le fantastique est partout dans ce manga, les gamins le traquent, l’invoquent, l’enrichissent de leur imagination, mais s’en désintéressent quand ils le rencontrent ou ne le remarquent même pas quand il devient bien réel.
J’ai vraiment apprécié que la ville soit littéralement habitée par le merveilleux, c’est un thème cher à mon cœur, mais je ne peux m’empêcher d’être déçue au final par la superficialité des histoires. Il y a plein de bonnes idées dans Roji ! pourtant on s’ennuie un peu et je ne pense que ça vienne du fait que je suis trop vieille pour cette lecture. Des enfants s’ennuieront tout autant que moi en le lisant et auront peut-être encore plus de mal à s’attacher aux personnages.
Peut-être l’univers de Yuzu et Karin sera-t-il plus développé dans le second tome, ce que j’espère car il y a de la matière. On nous promet un voyage onirique, mais avec ce premier volume, je suis restée sur le quai.

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Un ouvrage pour enfants (à partir de cinq ans nous conseille l’éditeur), écrit par Valérie Frances et Christian Simon, magnifiquement illustré par Sophie Léta.

Aaaaaaaaaaaaaaaatchoum ! Lorsque Brûlot éternue, tout flambe à la maison. Que se passe-t-il donc ?

Cet ouvrage est vraiment une petite merveille et la fillette qui l’a reçu en cadeau l’a beaucoup apprécié.
Quant à moi, bien qu’adulte depuis longtemps, je suis tombée sous le charme de ce petit livre et surtout de ses splendides illustrations, si vivantes et colorées. Et pourtant je suis difficile…
Les dragons sont tout bonnement magnifiques, comme la couverture vous le laisse entrevoir.
L’histoire est délicieuse et facile à lire pour de jeunes lecteurs. J’ai d’ailleurs tout particulièrement apprécié le soin apporté à la mise en page, la police d’écriture choisie et surtout le fait qu’elle soit entourée d’un halo légèrement plus pâle qui, en faisant contraste, facilite la lecture. C’est de mon point de vue nécessaire, mais souvent oublié dans les ouvrages pour lecteurs débutants et ça montre à quel point celui-ci a été soigné.
Mais revenons-en à l’histoire… Brûlot, adorable jeune dragon, a de gros soucis. Il ne cesse d’éternuer sans qu’on trouve la cause de son mal. Situation problématique pour un dragon qui peut à tout moment incendier tout ce qui l’entoure…
C’est une histoire toute simple et néanmoins aussi charmante que didactique, entre les dégâts occasionnés par Brûlot et la nature même de son problème. Car, au-delà de l’amusement, ce récit permet aussi de réconforter les enfants souffrant d’allergies. Il dédramatise la situation et surtout les déculpabilise, ce qui est plus important qu’on le croit. La fin, surtout, est bien amenée. Elle aurait pu être empreinte de nostalgie, mais est au contraire très optimiste.
Tout ceci en fait un superbe ouvrage et je vous conseille vivement de l’offrir à votre tour à des apprentis-lecteurs ou apprentis-rêveurs…

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Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire organisé par The Broke and the Bookish. Je vous invite à cliquer sur l’image pour voir le billet de la semaine et les liens vers ceux de tous les blogs qui y participent.

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Sérieusement, choisir seulement dix livres est une torture, alors ne me demandez pas non plus de les classer par ordre de préférence…

1. Tous les livres de Roald Dahl.
Oui, je triche dès le début et sans honte. Je n’exagère pas si je vous dis que cet auteur a vraiment participé à mon éducation.
Gudule a écrit dans La Bibliothécaire (qui au passage est un très bon livre pour enfants) quelque chose comme : les livres ont des passages secrets qui mènent les uns aux autres. C’est tout à fait vrai et en cela l’univers de Roald Dahl a longtemps été pour moi une sorte de bois d’entre les mondes. Je ne lirais pas comme je lis et je n’écrirais pas comme j’écris si je n’avais pas connu cet auteur.

2. L’appel de la forêt de Jack London.
Ce livre-ci m’a beaucoup appris. J’ai dû le lire des dizaines et des dizaines de fois, de l’enfance jusqu’à l’âge adulte… Je n’ai, par-contre, jamais aimé Croc-Blanc.

3. Bravo Tupinetta ! de Pierre-Dominique Sammarcelli.
Ce livre a été réédité depuis en version bilingue, mais moi je me souviens avec une affection certaine de la version rose flashy, avec ses illustrations entre gouache et aquarelle… Mon exemplaire a été tellement lu et trimballé qu’il est très abîmé aujourd’hui…
Mais je parle de moi et pas du livre. Comment vous le résumer ?
C’est l’histoire de la petite souris des dents de lait, de ses choix, de son apprentissage, de ses amitiés, de sa première mission pour le Père Noël… C’est un très bel ouvrage.

4. Cornes d’aurochs et poils de yack de Gérard Franquin et Philippe Barbeau.
Je me souviens de délicieuses illustrations colorées, mais surtout d’une très belle histoire en plusieurs parties.
Margot, une fée maladroite a dépassé les bornes avec sa dernière bévue, elle a dû quitter le royaume des fées en toute hâte et se cacher dans la peau d’un chien. Mais son jeune maître s’étant rendu compte de sa véritable identité, elle se met à lui raconter son histoire en détails…
J’ai littéralement adoré ce livre.

5. Un chant de noël de Charles Dickens.
Qui ne connaît pas ce texte ? (Au moins grâce à Walt Disney…)
On me le lisait quand j’étais petite, bien avant que je sache lire et il a curieusement marqué mon imaginaire. Je dis curieusement, parce que j’en retrouve parfois d’improbables échos dans ce que je fais ou écris.

6. Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott.
Ce manuel d’éducation à l’usage des jeunes filles, qui semble si bien pensant et gentillet à l’adulte que je suis, n’en est pas moins un texte que j’ai adoré étant enfant. C’est une histoire qui m’a accompagnée et m’accompagne encore. Elle est moralisatrice par instant, un peu puritaine, mais elle a aussi un côté subversif moins évident à voir à notre époque.

7. Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède de Selma Lagerlöf.
Un livre sur lequel je fais une telle fixation que j’en possède plusieurs traductions…

8. Flore et Blanchefleur.
Quand j’étais en cp, notre institutrice nous faisait chaque semaine emprunter un libre à la bibliothèque de l’école, c’est comme ça que j’ai eu celui-ci entre les pattes.
C’était une adaptation du texte médiéval. Un des rares textes idylliques à nous être parvenus, qui peut paraître très sirupeux et gentillet aux adultes, mais qui est en fait très symbolique.
Cette histoire est, pour je ne sais trop quelle raison, restée gravée dans ma mémoire très clairement. Vingt ans après, me décidant à en lire une autre version, j’ai été plus qu’étonnée de voir tout ce dont je me souvenais. Ça allait de l’histoire de la bague de Flore, aux détails de la fausse tombe, en passant par la façon dont le Sultan choisissait ses femmes…

9. P’tit Jean et la Sorcière.
Je ne sais plus du tout qui en était l’auteur, mais c’était dans un numéro de J’aime Lire.
Ce brillant petit conte fait en fait référence à plein d’autres, mais de façon très subtile.
C’est l’histoire d’un petit garçon orphelin à qui une vieille dame offre deux pains « l’un pour maintenant et le second pour tous les autres jours. » Alors l’enfant enterre le second pain et celui-ci donne un arbre qui produit des pains au lait… Étant de nature généreuse, il les partage avec tous les pauvres des environs, jusqu’à ce que sa renommée soit si grande qu’il attire l’intérêt d’une méchante sorcière qui n’aura dès lors qu’une obsession : le capturer pour en faire un délicieux ragoût.

10. La série des trois détectives.
Il y avait plusieurs auteurs et je ne me souviens plus de leurs noms, c’était une série publiée par la bibliothèque verte. Tous les ouvrages n’étaient pas égaux en qualité, ça dépendait de l’auteur… Je me rappelle plus particulièrement du Perroquet qui bégayait et du Chat qui clignait de l’oeil qui sont parmi les premiers que j’ai lus.

Et là je craque, je ne peux pas m’en tenir à dix…
Ajoutez à cela un nombre incalculable de contes (ceux d’Andersen m’ont énormément marquée, mais j’aimais aussi ceux des frères Grimm,) Le petit Nicolas de Sempé et Goscinny (toute la série, mais plus particulièrement les vacances), le roman de Renart, un exemplaire de l’Odyssée en version enfant, très complet quant aux diverses aventures d’Ulysse, tout en étant très abordable pour les enfants et bien écrit (faut que je retrouver les références), Les loups en papillotes (je ne me souviens plus du nom de l’auteur… Ça parle d’un couple de monarques despotiques et cinglés qui ont décidé de manger des loups en papillotes. Pas du poisson, de vrais loups… Et ça tombe bien parce qu’une bande de ces animaux, encore plus cinglés que les monarques de l’histoire, sévit dans les environs…), Le jardin secret de Francès Burnett, les Contes de la rue Broca de Pierre Gripari, Les histoires comme ça et le Livre de la Jungle de Rudyard Kipling, Les patins d’argent de P-J Stahl, Le vent dans les Saules de Kenneth Grahame, l’histoire sans fin de Michael Ende et une histoire de diable et de bouteille de Stevenson… Et tant d’autres que ma mémoire vacillante me soufflera sans doute trop tard pour leur rendre justice.

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