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Posts Tagged ‘Noël’

Une nouvelle de Manon Bousquet, publiée chez Realities Inc.

Disponible en numérique à 0,99€.

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Sur une lointaine planète, un androïde raconte de vieux contes venus de la Terre à des orphelins de guerre de diverses origines. Mais l’histoire qu’il a choisie ce soir-là est bien triste et les enfants ne posent pas les questions auxquelles il s’attendait. Alors, pour leur remonter le moral, il décide de célébrer une ancienne fête terrienne tombée dans l’oubli, sans trop savoir de quelle manière s’y prendre…
Mais comment un androïde s’est-il trouvé à la tête de ce troupeau d’enfants dont personne ne semble vouloir ?
C’est une bien belle histoire que nous offre Manon Bousquet, un vrai conte de Noël dans la plus pure tradition du genre, avec une touche de modernité insufflée par le cadre et les valeurs de la science-fiction. Tous les ingrédients sont là : ambiance douce-amère mâtinée d’espoir, tendresse, le tintement de grelot des joies simples, des personnages touchants et solidaires… ainsi que de l’inventivité pour rafraîchir le tout.
J’ai été charmée par la douceur de cette nouvelle, par les questions qu’elle pose et les réponses qu’elle laisse à la discrétion du lecteur. Je vous la recommande.

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Le 10 décembre est arrivée ma deuxième pochette Chakaiclub (j’ai pris un abonnement de trois mois). J’ai mis un peu de temps à tout goûter car j’avais, entre autres, mon calendrier de l’Avent théiné (du Chakaiclub également).
J’ai tout de suite été enthousiasmée par ces thés qui changent beaucoup de ce qui est habituellement proposé pour les fêtes de fin d’année.

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Désolée pour la photo floue, mon téléphone n’est pas très coopératif ces derniers temps…

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Le magazine est toujours très chouette. Il présente les thés, mais pas seulement. On y apprend des choses de façon ludique et ça me plaît. Il y a un article de fond, des jeux, des astuces, des recettes… Ça donne toujours envie de le lire au lieu de juste le feuilleter.

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Les thés :

L’une des choses que j’apprécie chez les thés Chakaiclub, c’est que les ingrédients sont listés sur chaque paquet, ce qui est vraiment pratique pour les personnes souffrant d’allergies ou ne souhaitant pas consommer certains produits.

Vive le Vent
Thé blanc, amande, citron, mandarine, raisin
J’avais déjà eu le plaisir de le goûter grâce au calendrier de l’Avent. C’est un thé léger, agréable, rafraichissant et festif à la fois. Il porte bien son nom. Les agrumes ne sont pas agressifs, mais tout doux en bouche, comme une confiserie. Je n’ai pas senti l’amande.
Ce thé est un bonheur en ces temps où les repas se font de plus en plus lourds.

Dans la hotte du Père Noël
Un thé noir à l’orange et l’ananas, avec un rien de cannelle, qui rappelle les bonbons. Je n’aime pas trop l’orange en général, mais le mélange de ces deux saveurs acidulées m’a beaucoup plu.
Même trop infusé de quelques minutes (le temps file parfois très vite) il n’est pas astringent.

Noël à Sydney
Un rooibos coco et ananas
J’aime beaucoup le rooibos, surtout associé à des saveurs fruitées comme c’est le cas pour celui-ci. L’odeur à elle seule éveille les papilles. C’est une boisson très douce, très agréable en soirée pour se réchauffer.
Tant que j’y suis, si vous aimez la noix de coco, le thé noir Sous les cocotiers de Chakaiclub est vraiment excellent.

Noël à Buenos Aires
Un mélange de thés verts et blanc à la pomme et aux pétales de rose qui titille les papilles par sa saveur acidulée. Encore une fois, un thé très doux, léger, rafraichissant tout en ayant une petite touche gourmande.

Sencha de Corée du Sud
Ah, le thé nature du mois ! Un très bon choix.
J’aime énormément le sencha et celui-ci est très bon, très boisé et végétal, un rien organique également, sans que ce soit écœurant. Il est aussi un peu sucré en arrière-bouche. Il m’a beaucoup plu.

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Les surprises :

Une mesure à thé :
Elle m’a plu tout de suite car elle est pratique : demi-sphère pour ne rien renverser et longue tige pour les grandes boîtes. Elle complète à merveille celle que j’utilise depuis des années mais qui a une plus grande contenance.
Je la préfère à celle de ma box Envouthé de décembre car, même si elle a un design plus simple, elle pourra me servir au quotidien. Elle est d’ores-et-déjà adoptée.

Et une pâte de fruit pour la petite touche régressive. C’est une attention sympathique et ça rappelle des tas de souvenirs.

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Les maîtres-mots de cette pochette de noël sont : festive, exotique, dépaysement, légèreté. Et ça fait du bien durant cette période où il fait froid et que la cuisine est un peu plus lourde. Ces thés apportent un vent de fraîcheur joyeuse. Leur originalité m’a conquise (je n’aurais pas aimé avoir les traditionnels orange-épices, j’arrive à saturation). Et puis j’adore ma nouvelle mesure.

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Je suis restée abonnée pour la box de noël, réputée être la plus élaborée. C’était un risque car parmi les rares saveurs que je n’apprécie pas associées au thé on trouve l’orange et les clous de girofle qui sont typiquement de saison.
J’ai eu quelques surprises. Pour la plupart des thés de cette box, il n’y a pas de demi-mesure : on adore ou on déteste.

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Cette box contient :

-Thé de Vendôme (thé noir, pamplemousse, orange) – Nina’s Paris – 4 sachets
– Umami Matcha (thé vert matcha, chocolat blanc) – Umami – 25g (pour un seul mug)
– RUDOLF (thé noir, pain d’épices, groseille) – Envouthé – 15g
– Orange-Chocolat (thé noir bio, coques de fèves de cacao, orange, vanille) – Thés de la Pagode – 20g
– Cerise-Vanille (infusion hibiscus, églantier, cerise, vanille, pomme, baies de sureau) – Ochaya – 15g
– Des sablés artisanaux aux pépites de chocolat – La Sablésienne (deux sachets de trois biscuits)
– Une cuillère à thé – Sabre
– Un carnet de dégustation pour infuser au mieux les thés et infusions de la sélection

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Le magazine est égal à lui-même, à savoir très clair et pratique.
Il présente chaque thé : histoire, caractéristiques et conseils de dégustation. On a la possibilité de prendre des notes sur la fiche du thé.
Je ne suis toujours pas convaincue par les accords mets et thés proposés, mais ça c’est une question de goût.
À la fin est disponible le récapitulatif des cinq thés du mois et leur quantité, ce que j’apprécie.
Cette fois, se trouvent en outre deux pages supplémentaires pour noter des idées en rapport avec les fêtes.

La carte cadeau que vous voyez sur la photo à côté du livret est en fait de la pub. Si vous achetez un chèque cadeau, vous pouvez y écrire un mot ainsi que le code.
Un petit plus, cadeau ou réduction, pour la personne à qui on veut offrir la carte aurait été le bienvenu. À quoi sert d’être abonné si c’est la même offre qu’en boutique ? Je suis un peu désappointée.

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Les thés :

Orange-Chocolat – Thés de la Pagode
Thé noir bio, coques de fèves de cacao, orange, vanille
Je ne suis pas amatrice du mélange orange-chocolat (c’est peu de le dire), cependant ce thé ravira ceux qui le sont. Il est parfaitement dosé et gourmand. Il m’a rappelé les pim’s (que je n’aime pas, mais c’est une comparaison très parlante…). On sent aussi bien l’orange et le chocolat que le thé noir.
Il est également agréable une fois refroidi : on sent alors plus la vanille et elle donne à ce thé une douceur réconfortante. Je l’ai préféré ainsi.
Même s’il n’est pas à mon goût, c’est un très bon thé.

Umami Matcha
Thé vert matcha, chocolat blanc
Le carnet de dégustation indique que pour un mug de 250ml il faut utiliser tout le paquet, soit 25g. Je suis assez parcimonieuse avec le matcha et, même si celui-ci n’était pas pur et destiné à être mélangé à du lait, je trouvais que cela faisait beaucoup. J’ai néanmoins décidé de jouer le jeu. Je l’ai même infusé dans du lait de vache. J’ai juste prélevé, par curiosité, un peu de poudre pour la goûter avant dans de l’eau.
Au final, je pense que j’aurais pu faire deux mugs avec cette quantité, mais c’est vraiment une question de goût. C’est comme pour le lait, j’aurais dû prendre du soja. C’était trop lourd pour moi.
J’ai trouvé ce matcha latte un peu amer, sans que ce soit gênant. Il y a une petite touche sucrée, mais si je n’avais pas su ce que c’était, je n’aurais pas identifié cela comme du chocolat blanc, sans doute à cause du lait.
C’était en tout cas une idée très originale et plaisante pour une box de noël.

Thé de Vendôme – Nina’s Paris
Thé noir, pamplemousse, orange
Bon, honnêtement celui-ci non plus n’est pas à mon goût. Il sent très fort le pamplemousse, l’orange est plus discrète. Il est un peu amer, mais ça n’est pas dérangeant pour moi. J’aurais bien du mal à décrire ce qui m’a déplu.

Rudolf – une création d’Envouthé
Thé noir, pain d’épices, groseille
Celui-ci est délicieux. Pour ceux que les épices effraient, elles sont subtiles, juste assez présentes pour vous réchauffer. J’ai beaucoup apprécié le goût acidulé de la groseille qui donne du peps à cette boisson.
C’est un mélange atypique pour un thé de noël, une très chouette découverte.

Cerise-Vanille – Ochaya
Infusion hibiscus, églantier, cerise, vanille, pomme, baies de sureau
Ce parfum ! La vanille a sur moi un effet réconfortant, j’étais séduite rien qu’à l’odeur. Par contre, connaissant l’astringence de l’hibiscus pour l’utiliser très souvent, j’ai laissé cette tisane infuser au minimum du temps conseillé afin qu’il ne prenne pas le pas sur le reste. Au final ça n’a pas changé grand-chose. La vanille et les fruits rouges sont en arrière-plan, l’acidité emporte la mise. Je trouve cela dommage, même si j’aime l’hibiscus et que j’ai beaucoup apprécié cette tisane, je sais que beaucoup ne l’aimeront pas.

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Comme je vous le disais dans mon introduction, les thés de ce mois-ci ont des spécificités qui les rendent soit très attrayants soit rédhibitoires, mais ils sont toujours de qualité.
Globalement, j’ai quand même apprécié mes découvertes.

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Les surprises :

La surprise utile est une cuillère de noël.
Comme quelqu’un l’a fait remarquer sur la page d’Envouthé, nous avons déjà eu une cuillère le mois précédent. Il lui a été répondu que celle de novembre sert à pêcher les sachets alors que celle de décembre sert à mesurer le thé.
Mouais, je ne suis pas convaincue… Pour moi, une mesure à thé doit être pratique, en demi-sphère pour une ou deux tasses ou en pelle pour de plus grandes quantités, afin de ne rien renverser. Par contre, elle est très jolie.

Les sablés :
Dans la petite boîte cartonnée au joli design, il y avait deux paquets contenant chacun trois sablés aux pépites de chocolat.
Ils ne m’ont pas plu, mais c’est plus une affaire de goût que de qualité. Mon père est pâtissier, je suis très difficile.

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J’en reste là avec Envouthé, surtout pour une question de budget et de soucis de livraison. C’est une chouette box mais un peu chère.
Ce qu’il y a de bien, c’est que le thème est annoncé en début de mois et à partir de cette date on a encore dix jours pour s’abonner et recevoir la box (c’est moins cher que de l’acheter à la pièce). Peut-être me laisserai-je tenter à l’occasion si un thème m’enthousiasme vraiment.

En guise de bilan pour ces trois mois d’abonnement :

Les + :
– La diversité des thés proposés.
– Des thés globalement de qualité.
– Des maisons de thés pas toujours connues.
– Des thématiques sympas.
– Les gourmandises sont bonnes et pas bourrées d’additifs.

Les – :
– La quantité est aléatoire selon les mois, parfois ça fait cher pour ce que c’est.
– La livraison ! Ma première box a été livrée par la poste, mais pour les deux autres j’ai eu quelques déboires avec le transporteur Colis privé…
– Le service client n’est pas très réactif. Et quand on finit par vous répondre c’est à côté de la plaque.

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Diptyque de novellas de Ros Clarke et Faye Robertson publié chez Milady.

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Je vous épargne le résumé de quatrième de couverture beaucoup trop prolixe.

Puisque ma précédente lecture n’avait pas eu raison de ma patience, je me suis dit que j’allais continuer sur ma lancée et tenter d’achever ma bronchite avec une dose supplémentaire de guimauve. On m’avait conseillé Douces nuits, une autre lecture bien de saison, en me disant que la première novella n’était pas terrible mais que la seconde valait le coup. Je me suis dit « pourquoi pas » et… au final je me demande si j’ai vraiment lu le bon livre ou si je suis encore trop exigeante.
Douces nuits, mini recueil composé de deux novellas, est un peu l’équivalent livresque des téléfilms de Noël, quoique dans deux styles résolument différents. C’est plein de bons sentiments, ça se lit plutôt vite et il ne faut pas trop en attendre. En outre, le traducteur semble avoir un léger problème en ce qui concerne l’accord des pronoms personnels. Vous êtes prévenus.

Sous le gui de Ros Clarke, dont le titre original (qui n’aurait pas dû être traduit à mon avis puisque la référence à la chanson éponyme est clairement établie dans le texte) est All I want for Christmas, se révèle un texte gentillet jusqu’à l’écœurement. Tout à fait dans l’esprit « à Noël tout est possible et les gentils sont toujours récompensés ».
On y rencontre Anna, comptable trentenaire, qui apparaît d’emblée comme superficielle, immature et capricieuse. On se rend assez vite compte qu’il n’en est rien, mais je n’ai pas réussi pour autant à la trouver sympathique. Et j’ai déjà oublié le prénom de son soupirant qui est mignon, sans plus…
Cette histoire n’est pas si légère qu’on pourrait le croire. Elle parle d’un thème douloureux, mais en jouant à fond sur le pathos. Cela devient vite très niais et manque de profondeur, de réalisme ainsi que, paradoxalement, d’un peu de légèreté pour dédramatiser le tout.
Cela ne m’a pas plu du tout, je déteste qu’on veuille forcer ma compassion avec si peu de subtilité, et je crois que j’aurais même préféré regarder un téléfilm, c’est dire…

Double ration de dinde, après la gentille Anna, on va faire la connaissance de Holly Jones dans Une seconde chance pour Noël de Faye Robertson.
Toute ressemblance de cette chère Holly avec Bridget Jones n’est absolument pas fortuite, c’est même une composante essentielle de l’histoire.
Cette seconde novella est un peu plus moderne, dans le style comédie de Noël. Il faut aimer l’humour un peu relou. Ce n’est pas mon cas donc j’ai eu du mal au début et puis je m’y suis habituée. Ça a au minimum le mérite d’être moins dramatique que le précédent texte, même si les personnages traînent aussi leurs casseroles.
Holly est une prof de musique délurée, pas très finaude, qui passe très facilement du coq à l’âne. Elle va se faire larguer juste avant Noël par son détestable petit ami qui est juste un cliché sur pattes. Les pompiers apprécieront la vision que l’auteur donne d’eux… J’ai eu beaucoup de mal à trouver ce couple réaliste, mais passons.
Sur une impulsion, un collègue qu’elle connaît à peine l’invite à passer les fêtes avec lui en Écosse. Enfin, « avec lui » c’est beaucoup dire… Disons qu’il lui propose de partager le cottage d’un de ses amis. Noël, le collègue, a lui-même ses soucis en cette fin d’année et il n’a pas franchement envie de passer du temps avec Holly…
Le ton est badin, Noël est charmant, Holly oublie parfois de jouer la dinde, et si je n’ai pas franchement rigolé ni ne me suis impliquée dans leur histoire, je ne l’ai pas trouvée si désagréable à lire que le début, avec son humour et ses clichés, me le laissait présager.

Douces nuits ne restera pas gravé dans ma mémoire et j’aurais du mal à le conseiller même aux amatrices du genre, surtout en ce qui concerne la première novella. Ceci dit si vous êtes en manque de guimauve, que vous avez un peu de temps à perdre et que vous cherchez vraiment une comédie de Noël, le second texte passera comme une part de bûche (une c’est bien, en abuser ça craint).

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Un roman de Lisa Kleypas publié chez J’ai lu.

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Présentation de l’éditeur :

« Cher Père Noël, cette année, je veux juste une chose : une maman »… Lorsqu’il découvre ce message de sa nièce Holly, Mark Nolan est profondément désemparé. Célibataire dans l’âme, il a dû composer avec le quotidien de cette petite fille fragile, qui a perdu la parole à la mort de sa mère, dont il est désormais le tuteur. Car il aime Holly comme son propre enfant. Lui offrir la douceur d’un foyer uni ? Pas facile quand on a comme modèle une famille saccagée par des parents calamiteux. Mark est pourtant prêt à tenter l’aventure avec Maggie, la jolie rousse qui vient d’ouvrir une boutique de jouets merveilleuse à Friday Harbor. Elle seule a su rendre à Holly plus que le sourire. Sauf que, après le drame qui a chamboulé sa vie, Maggie ne veut plus livrer son cœur à quiconque.

Si vous suivez un minimum mes péripéties de lectrice, vous savez que la romance n’est pas du tout mon délire. Ce ne sont pas tant les grandes histoires d’amour qui me posent problème, mais les clichés éhontés ainsi que les schémas très répétitifs propres à ce genre.
Cependant, en cette fin d’année, j’avais besoin de me vider la tête après des lectures émotionnellement très exigeantes et un surcroît de fatigue qui amoindrissait considérablement mes capacités d’attention. Or, j’avais promis à Chani il y a des lustres que je réessaierai de lire du Lisa Kleypas et je me souviens qu’on avait parlé de cette série en particulier. C’était le moment de l’année parfait pour la découvrir et en plus j’aime bien les romans qui se passent sur des îles.

Dans la série Friday Harbor, ce tome est le 0,5 (surtout ne me demandez pas pourquoi il n’est pas tout simplement le premier…). C’était bien une lecture de saison même si, à ma grande surprise, seule la fin se passe à Noël. J’étais désappointée au départ, mais ai vite oublié ce détail.
Dans ce roman, on fait la connaissance de Mark Nolan et Maggie Conroy. Cette dernière est une jeune veuve traumatisée par la longue maladie et le décès de son époux. C’est une jeune femme sympathique, pleine d’énergie et très créative. Elle ne s’apitoie pas sur son sort. Mark, lui, est un trentenaire pas vraiment pressé de s’engager qui se voit brutalement forcé de grandir un peu quand sa sœur décède, faisant de lui le tuteur légal de sa nièce Holly. Il fait tout ce qu’il peut pour assurer un certain équilibre à l’enfant. Les changements dans sa vie surviennent petit à petit ce qui m’a agréablement surprise. Les personnages, comme l’intrigue, sont relativement réalistes (pour une romance…).
L’enjeu du bouquin est bien entendu l’inévitable rapprochement entre Mark et Maggie. Cependant nous n’assistons qu’aux prémices de leur histoire d’amour dans ce tome. J’ai un peu levé les yeux au ciel par moment, mais je me suis laissé prendre au jeu. L’auteur ne joue pas à fond sur les clichés et les personnages ne sont pas des caricatures sur pattes, ce dont j’ai été reconnaissante parce que je n‘aurais pas eu la patience de supporter trop de niaiserie. J’ai nettement préféré ce roman à ma première lecture de Lisa Kleypas.
Ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais finalement c’était reposant et sympathique à lire. Je n’en demandais pas plus.

Vous pouvez lire l’avis de Chani ici.

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Challenge mauvaise influence

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J’avais un bon d’achat sur la boutique des éditions Mythologica, c’était donc l’occasion parfaite pour découvrir quelques nouvelles numériques.
J’ai avant tout opté pour du fantastique car cela reste mon genre de prédilection.

Ces nouvelles ne sont pas disponibles sur toutes les plateformes de téléchargement. Je vous encourage vivement à vous les procurer via le site de l’éditeur.

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La Nuit toutes les Dames sont blanches d’Élodie Meste

Une nouvelle très courte, mais efficace. Elle a connu une première publication dans Ghost stories, une anthologie publiée chez Asgard (que je n’ai toujours pas lue… J’avais dit que je le ferais, d’ailleurs ce ne serait pas une contrainte, mais ce livre joue les fantômes dans ma bibliothèque, j’en suis persuadée !).
Bien évidemment, il s’agit d’une histoire de fantôme. Cependant, l’auteur joue avec les codes du genre et c’est plutôt agréable à lire. Elle intrigue plus qu’elle n’effraie, pourtant l’ambiance est sombre à souhait. Elle l’a écrite pour qu’on la relise une fois la chute découverte et c’est une bonne idée.
J’avais pressenti la fin, du moins en partie, mais cela ne m’a pas gênée. La réinterprétation de cette légende urbaine est très plaisante.

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L’impératrice des gnomes de Pénélope Labruyère

Âmes sensibles s’abstenir !
Si l’Horreur ne se trouvait pas si souvent estampillée Fantastique, cela m’éviterait de tomber sur de telles nouvelles, même si, honnêtement, j’aurais pu me douter de ce qui m’attendait, malgré un résumé de présentation extrêmement succinct. La frontière est mince entre ces deux genres et ce texte-là a clairement basculé du côté le plus obscur…
Je n’ai pas apprécié cette lecture, cependant la qualité du texte n’est pas du tout en cause. Il est très bien écrit, dégueulasse à souhait et si vous aimez ce genre de récits bien crades et suintants, il est fait pour vous. Moi, par contre, je ne suis pas cliente et j’ai pourtant le cœur suffisamment accroché à mon goût. J’ai lu des texte violents et immondes par le passé, mais j’ai beaucoup de mal avec le fait que cette horreur-là ne serve pas un but précis, à part celui de vous retourner l’estomac.

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Hell’s Hope de Delphine Imbert

Les textes signés Delphine Imbert sont fort rares et je suis toujours ravie quand j’en découvre un. Si j’aime suivre cette auteur, c’est parce qu’elle a une Voix particulière. En plus d’un beau style, elle met de la profondeur, de l’humanité dans ses écrits.
Cette nouvelle-ci ne fait pas exception à la règle. Elle est magnifique, sombre, passionnante et, bien sûr, magnifiquement écrite. Le fantastique s’y insinue peu à peu, pour flirter ensuite avec la fantasy, mais ce n’est pas cela le plus important.
J’ai été bouleversée par le personnage principal, jeune femme à la fois fragile et forte, intelligente, sensible, mais en demi-teinte. Hope est complexe, cependant l’auteur arrive à nous la rendre accessible en bien peu de pages. Son histoire est troublante et laisse une grande part à l’imagination du lecteur, sans pourtant donner l’impression qu’il aurait fallu la développer davantage.
Ce texte mérite largement la mention coup de cœur.

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Le tribunal des corbeaux de Delphine Imbert

J’aime les corbeaux et les écrits de Delphine Imbert, ceci pourrait être aussi simple que cela, mais j’aimerais savoir comment faire passer, en quelques phrases, toutes les émotions que cette lecture m’a procurées. J’en frissonne encore.
Le texte est magnifique, poétique, mais pour être franche je n’en attendais pas moins venant de cet auteur. L’histoire m’a également interpellée, mais semble bien difficile à résumer. Je tiens à vous laisser le plaisir de la découverte.
Cette nouvelle est riche de symbolisme et réveille des échos dans ma mémoire. D’anciennes lectures tourbillonnaient dans ma tête, me rapprochant inexorablement du personnage, attisant l’empathie comme l’immersion dans le récit.
C’est de l’excellent fantastique et encore un autre coup de cœur.

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Contes des temps d’avant Noël de Nathalie Dau

Avant Noël et même avant Yule, les mythes étaient tout neufs et se prélassaient sous le soleil d’un monde plus jeune. Ils aidaient l’humanité à appréhender son environnement par le symbole. J’ai une tendresse particulière pour eux car ils sont le terreau de notre imaginaire. Cela, Nathalie Dau l’a bien compris. Ses écrits sont toujours nourris de mythes, de contes, de légendes, tout en ayant leur propre originalité.
Avec ce récit, elle nous offre l’un de ces mythes prompts à révéler des souvenirs enfouis. Elle conte à merveille l’une des nombreuses facettes de Yule, mais également de Noël, car tout est lié.
J’ai souri tout au long de ma lecture. Ce conte est superbe et peut être lu à tout âge. Je dirais même qu’il a été écrit pour être partagé, lisez-le donc à vos enfants, de préférence en décembre.

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