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Posts Tagged ‘Petit Peuple’

Initialement, ce challenge organisé par Meli du Bazar de la Littérature devait se dérouler du 1er mars 2016 au 28 février 2017. Mais comme il a eu un certain succès, il a été décidé de le reconduire une année de plus.
Et je dois dire que cela m’arrange car, outre le fait que le sujet me plaît, je n’ai pas été très performante dans ce challenge avec tout juste quatre lectures. J’avais choisi la formule Troll, soit aucun palier, mais cela reste très peu (surtout quand on voit les livres qui attendent dans ma PAL féérique) et je compte bien me rattraper.

Cela étant dit, ce challenge ne porte pas uniquement sur les livres. Tout ce qui concerne le Petit Peuple, comme par exemple des films ou des expositions artistiques et autres festivals, est admis.

Si vous souhaitez vous inscrire, c’est toujours possible, suivez le lien pour toutes les précisions sur le thème, les paliers, une liste de suggestions de lectures… en bref : tout ce dont vous aurez besoin pour profiter de ce super challenge !

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Un fix up de Sara Doke, publié chez les moutons électriques.

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Présentation de l’éditeur :

Les fées existent, bien sûr, et elles sont de retour ! Les fées ont cessé de se cacher des hommes : elles sont revenu et bon an mal an l’univers de la Faerie s’est intégrées à la société technologique. Depuis les premiers contacts d’enfants-fae avec la civilisation de l’automobile jusqu’aux premiers voyages spatiaux, ce livre conte l’histoire d’une évolution différente de notre monde. L’auteur, Sara Doke, vit à Bruxelles et est traductrice. La poésie puissante de son inspiration, l’orginalité de sa vision d’un monde soudain enrichi des faes, sont saisissantes. Avec des documents, des fiches couleur sur les 88 principales faes et de nombreuses illustrations, par Bigot, Booth, Calvo, Cardinet, Caza, Ellyum, Fructus, Gestin, Jozelon, Larme, Lathrop, Malvesin, Mandy, Muylle, Nunck, Tag, Verbooren, Zandr et Zariel. Le retour des fées, dans un livre d’exception.

Techno Faerie est un très bel ouvrage à la croisée des genres. Si la Science-Fiction a la part belle dans ces pages, le travail de Sara Doke forme presque un essai. Le sujet est traité de manière atypique. L’auteur part du principe que les Faes, longtemps retranchées loin de notre monde, ont décidé d’y revenir. Leur technologie, qui a pris appui sur la nôtre, est toutefois plus développée. Mais que souhaitent-elles apporter à l’humanité ?
Le livre est divisé en deux parties. La première est consacrée aux nouvelles, qui forment un fix up. Elles illustrent l’évolution du retour féérique et son impact sur nos civilisations. En se basant sur les légendes et la mythologie traditionnelles, Sara Doke a créé une fiction spéculative complexe, intelligente, et surtout très crédible. Elle la développe avec brio au fil des textes. Chacun marque un jalon dans le retour des Faes et ses conséquences sur notre avenir. Le plus souvent, des individus sont au cœur de ces nouvelles, mais l’on perçoit en filigrane l’évolution des mœurs, au-dessus comme dessous la Colline, et les avancées scientifiques qui vont changer le monde.
Les textes s’imbriquent et s’articulent autour de personnages récurrents, dont le plus central se trouve être Arthur Passeur, un humain, mais aussi d’événements qui se répercutent. Les ellipses sous-tendent ces récits, les soutiennent de leurs silences. Le lecteur imagine, devine, extrapole. Il est invité à participer activement à cette construction. Cela est d’autant plus prégnant que ces textes prennent diverses formes et des styles variés. On lit tour à tour des dialogues, des nouvelles, des articles, des témoignages, des journaux intimes… Cette diversité est aussi plaisante que nécessaire afin d’appréhender toutes les facettes de cette fiction. Quelle que soit leur forme, les récits sont denses, très axés sur les ressentis des personnages, ce qui occasionne parfois des longueurs un peu emphatiques. Ces personnages ne manquent pas d’ego… Cependant, la réflexion, qu’elle soit en avant ou en arrière de la scène, est toujours intéressante.
Sara Doke nous invite à nous interroger sur l’altérité, le traditionalisme dans ce qu’il a de meilleur comme de plus pernicieux, sur l’identité, sur la génétique, le vivre ensemble et la créativité. Les sujets de réflexion sont nombreux. Elle a fait un travail formidable et il est dommage de ne pas l’avoir développé davantage.
Le seul vrai reproche que je pourrais faire à Techno Faerie, outre quelques contradictions (notamment sur l’incapacité de mentir des Faes), est que l’on y trouve beaucoup de coquilles. Cela est désolant pour un ouvrage par ailleurs de grande qualité.
La deuxième partie, toute de papier glacé, est constituée de fiches sur les être féeriques, accompagnées d’illustrations que l’on doit à divers artistes. Ces fiches permettent de prolonger la magie des textes et d’en savoir plus sur les créatures que l’on y a croisées. Certaines sont connues, même si quelquefois le nom qu’on leur donne est différent de celui usité dans nos légendes, d’autres sont des inventions de l’auteur mais s’intègrent parfaitement dans la masse. Le tout est homogène et compose un petit dictionnaire complet qui se suffit à lui-même. Les Faes y sont classées par groupes : végétales, liées au feu ou encore esprits domestiques, etc. Il est très intéressant de voir la façon dont elles s’impliquent dans l’univers créé par Sara Doke.
Techno Faerie est un ouvrage original et travaillé qui mérite une lecture attentive. Sara Doke a su intégrer la technologie à la Faerie, ce qui n’est pas une mince affaire. Par exemple, elle n’a pas mis de côté l’allergie au fer des Faes, elle s’en est servie. Elle a su allier Fantasy et Science-fiction, mythes et anticipation, pour envisager un futur possible, ne laissant pas de côté les détails, d’où le fait que je le compare à un essai. Je ne peux que vous encourager à le lire à votre tour et à rêver d’un futur non pas féérique, mais riche de possibilités.

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Avec cette lecture, je cartonne dans les challenges !

CRAAA

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Cette lecture compte pour le challenge SFFF et diversité dans la catégorie suivante :
– Lire une œuvre de SF ou Fantasy ou Fantastique (SFFF) francophone mais non française.

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Le Petit Peuple et la féerie font partie de mes sujets de lecture favoris. Ce n’est pas raisonnable, mais je n’ai pas pu résister à ce challenge organisé par Meli du Bazar de la Littérature (suivez le lien pour le billet d’origine. Vous y trouverez toutes les précisions nécessaires ainsi qu’une liste de suggestion de lectures).
Si les livres sont bien entendu au centre de ce challenge, les autres supports ne sont pas exclus. Vous pourrez parler d’art, de séries, de films, etc.

Le challenge se déroulera du 1er mars 2016 au 28 février 2017.

Cinq niveaux ont été définis :
Troll : aucun palier, vous vous lancez comme ça, au feeling.
Farfadet : de 1 à 5 livres.
Leprechaun : de 5 à 10 livres.
Kelpie : de 10 à 15 livres.
Ondine : plus de 15 livres.

Je ne surprendrai personne en assumant ma nature de Troll. 😛

Si le cœur vous en dit, rejoignez-nous sur les chemins de Faerie. Ce challenge promet de belles découvertes !

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De Poul Anderson.

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La Reine de l’Air et des Ténèbres est une novella de science-fiction à la saveur de légende, un texte empli de mystère et d’une poésie mélancolique.
Cette novella est disponible aux éditions Le Bélial en numérique ou en papier dans le recueil Le Chant du barde publié chez Le livre de poche.
L’humanité s’est répandue à travers l’espace, colonisant des planètes, parfois difficilement. Roland fait partie de celles-ci. Isolée, avec une configuration lui laissant une faible surface habitable, principalement à cause du climat, elle m’a beaucoup rappelé l’Islande.
Sur cette planète, les gens se massent dans les grandes villes, mais quelques rares colons isolés, les agriculteurs de ce monde en construction, possèdent de vastes domaines éloignés de la civilisation. Cela contribue à les rendre superstitieux, d’autant qu’à la lisière de leur monde se déroulent d’étranges événements.
Ici, il est question de la disparition d’un enfant. A-t-il été victime d’une négligence ou enlevé par ce Petit Peuple que l’on craint tant dans les zones isolées ? Sa mère, désemparée, est prête à croire n’importe quoi et à suivre n’importe qui voulant bien tenter de retrouver son fils alors que les autorités locales restent indifférentes. L’aide tant espérée lui viendra d’Eric Sherrinford, détective récemment arrivé sur Roland et peu enclin à l’irrationnel.
Notre folklore féerique se mêle à la colonisation de l’espace. Il est à la fois terrien, malgré son éloignement dans le temps et l’espace, et différent de par sa nature réelle. Les concepts avancés par le détective Sherrinford sont intéressants, notamment en ce qui concerne l’évolution.
Je crois que si notre futur doit générer des contes, ils auront sans doute l’apparence de ceux qui hantent les habitants de Roland. Par contre, si c’est à la science-fiction d’en produire, ils ressembleront à ce texte dans son entier, tiraillé entre deux émotions et deux finalités. Ce récit est, de mon point de vue, mélancolique, un peu triste, humaniste, pas forcément dans le bon sens du terme, un brin idéaliste néanmoins et un peu amer malgré une note d’espoir. Or tout le monde ne pensera pas la même chose et je doute que le but de l’auteur ait réellement été de laisser cette amertume. C’est ma sensibilité personnelle qui me pousse à voir les choses ainsi.
J’ai malgré tout aimé ce texte et je lirai le recueil Le Chant du barde à la première occasion.
La Reine de l’Air et des Ténèbres parle d’illusions et de pouvoir, mais aussi d’archétypes, de contes détruits et reconstruits, quel qu’en soit le but ultime, il parle de balancement, d’une civilisation à l’autre, du fait de grandir et de l’accepter. Nous sommes en partie nos contes, nos rêves, nos aspirations les plus lointainement ancrées en nous et il nous pose la question « Nous vivons avec nos archétypes, mais pourrions-nous vivre en eux ? »

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Challenge Winter Mythic Fiction

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Un roman de Raphaël Albert, premier volume de la série « Les extraordinaires & fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé », publié chez Mnemos.

Résumé de l’éditeur :
Panam, dans les années 1880 : les humains ont repris depuis longtemps la main sur les Peuples Anciens. Sylvo Sylvain a posé son havresac dans la rue Farfadet, gouailleuse à souhait. Chapeau melon vissé sur le crâne, clope au bec, en compagnie de son fidèle ami Pixel, il exerce la profession exaltante de détective privé et les affaires sont nombreuses ! Des adultères à photographier, des maris jaloux, des femmes trompées, etc. Ni très rémunérateur, ni très glorieux que tout ceci. Alors, Sylvo fréquente assidûment les bars, les cafés et les lieux de plaisir en tout genre où son charme envoûte ces dames…
Jusqu’au jour où, lors d’une banale enquête de routine, il se trouve mêlé à une machination dépassant l’entendement. Le voilà, bien malgré lui, chargé de l’affaire par l’un des trois puissants ducs de Panam. Saura-t-il tirer son épingle de ce jeu compliqué et dangereux ?
Dans ce premier roman Raphaël Albert déploie un art consommé de l’écriture. Il nous fait palpiter au rythme d’une histoire passionnante de bout en bout. Il trousse avec style un personnage attachant et original et invente un univers surprenant de fantasy steampunk où l’on croise centaures taxis, motos à vapeur et magie de bataille.

Il n’y a pas à dire, c’est rudement bien écrit. C’est aussi gouailleur que l’ambiance que nous annonce la quatrième de couverture, c’est mélodique, voire même poétique par moment, c’est enlevé, c’est inventif, l’écriture est charmante en somme.
Ce roman est bourré d‘humour, de jeux de mots et de clins d’œil. Ces facéties ne m’ont arraché que quelques sourires mais plairont sans doute beaucoup à un public plus joueur et moins cynique que moi.
L’univers dans lequel nous entraîne l’auteur est brossé avec soin, rempli de détails amusants. C’est appréciable de lire entre les lignes à quel point il sait où il nous emmène. Il a su soigner les moindres détails.
Oui, tout ça c’est très bien, cependant on arrive au « mais »… Ce fichu « mais » contrariant qui fait que je ne me suis pas laissé embobiner comme je l’aurais voulu…
C’est vrai, le style est excellent et je n’ai pas grand-chose d’autre que quelques coquilles à lui reprocher et qui du reste, à l’exception faite d’une ou deux, ne m’ont pas gênée plus que ça. A la rigueur, j’ai davantage été dérangée par l’usage de certaines expressions qui n’avaient rien à faire dans ce cadre-là, les « trop mortel », « c’est trop un bouffon » ou « total respect » qui, sans être légions, étaient suffisamment présentes pour qu’on les remarque et tranchaient sur le langage qu’on s’attend à trouver à une telle époque, langage un peu châtié tout en étant émaillé d’un argot désuet qu’on nous a d’ailleurs servi parallèlement et qui lui s’adaptait fort bien au contexte autant qu’au narrateur. Ces tournures anachroniques rencontrées au détour d’un paragraphe étaient d’autant plus agaçantes que le reste du texte était quant à lui pile poil dans le ton.
C’est un reproche mineur, me dira-t-on, face à l’inventivité délicieuse de ce récit. Oui mais voilà, si je pense effectivement que l’auteur a de quoi être fier du monde qu’il a créé et qu’il est plaisant de se laisser guider dans cet univers et de le découvrir page après page au fil de ses digressions, j’ai parfois eu l’impression d’être plus dans le petit guide de Panam que dans un roman de fantasy ou policier… C’est d’autant plus exaspérant que l’enquête, la vraie, semble se dérouler en parallèle de notre histoire pendant au moins la moitié du roman. Nous, lecteurs, nous n’en glanons que quelques miettes par-ci par-là pendant que nous suivons Sylvo… Et nous visitions un peu la capitale, nous apprenons comment fonctionne le royaume, quel est le contexte politique du moment… Mais, surtout, nous nous ennuyons un peu, collés que nous sommes aux basques de l’elfe… Sylvo, boit, Sylvo s’interroge, Sylvo nous parle un peu de Panam, Sylvo boit, Sylvo se plaint, Sylvo mériterait une baffe pour avoir laissé passer une piste intéressante parce qu’il préférait aller se pinter… Sylvo culbute une fille, Sylvo boit encore… Etc.
Vous conviendrez que ça devient vite lassant.
Que pourrais-je dire de plus de ce cher Sylvo si ce n’est qu’il a un peu trop tiré sur la corde de ma sympathie et que si le roman n’avait pas été si bien écrit j’aurais définitivement perdu patience ?
Alors oui, il m’a fait un peu pitié, mais non je n’ai pas réussi à m’attacher à lui et comme, pas de chance ma bonne dame, c’était le narrateur, les personnages secondaires n’ont pas vraiment eu la possibilité de sauver les meubles.
C’est bien dommage, parce qu’avec une action un peu plus soutenue et une intrigue plus complexe, je pense que ça aurait bien marché avec moi car j’ai apprécié l’ambiance, le soin apporté au background, l’usage de facsimilés d‘articles de journaux et de pubs… Franchement, c’était plutôt sympathique.
Un avis mitigé donc qui me fait hésiter quant à lire ou non la suite. Un de ces jours peut-être…

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