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Posts Tagged ‘psychologie’

Un roman de Michèle Astrud publié par les éditions Aux Forges de Vulcain.

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Présentation de l’éditeur :

« Je suis le guetteur de la nuit, le gardien des hautes cimes. Je surveille l’arrivée du désert, l’avancée des tempêtes, bientôt la maison sera ensevelie sous le sable. Seuls ceux qui habitent les étages les plus hauts arriveront à survivre. » Dans un monde en déliquescence, la sécheresse et la canicule font des ravages, l’égoïsme et l’anarchie règnent, et chacun lutte férocement pour sa survie. Antoine, un ancien professeur, rend quotidiennement visite à sa fille Chloé qui, suite à un événement traumatique dont il se sent coupable, souffre de graves troubles de la mémoire et réside depuis des années dans une maison pour enfants malades. Antoine se bat contre l’oubli et la destruction, en photographiant son environnement en train de disparaître, et en reconstruisant sa relation douloureuse avec Chloé. C’est alors que réapparaît Sonia, son amour de jeunesse, devenue documentariste de renom, mais elle meurt avant qu’ils ne puissent tourner la suite du film qu’ils avaient jadis commencé ensemble. Antoine décide de partir sur les routes avec Chloé, dans l’espoir que ce voyage lui permette de sauvegarder les archives de Sonia, et de les sauver eux-mêmes. Dans une atmosphère des derniers jours où l’obscurité gagne, dans une errance où l’oubli croît, Antoine réussira-t-il à assumer son rôle de père ? Chloé arrivera-t-elle à grandir ? Parviendront-ils, ensemble, à retrouver la lumière ?

La canicule s’est installée, l’eau devient une denrée rare et les populations sont quasiment livrées à elles-mêmes. Les gens fuient s’ils le peuvent, mais pour aller où ? Dans ce climat de plus en plus hostile, Antoine essaie de survivre. Il photographie ce pays en déliquescence. Il rend visite à sa fille placée en institution. Il laisse son esprit vagabonder, suivant le courant dans lequel les événements le jettent. Ses souvenirs s’emmêlent, ses aspirations également.
Au début, l’atmosphère est très pesante. Un relent de nausée flotte dans l’air alors qu’on apprend à connaître les personnages et on ne sait pas trop où l’auteur nous emmène. Dans ce roman d‘anticipation, ce n’est pas l’Apocalypse en marche qui importe, mais l’aventure humaine d’un homme et de sa fille, êtres fragiles jetés en pâture à la vie. Antoine est homme passif, voire soumis, qui malgré son idéalisme avait tendance à fuir, à rester en dehors de sa propre existence. Il aimerait bien faire, mais toute sa vie il est demeuré tiède, a évité de vivre ses rêves pour ne pas être déçu. Chloé, quant à elle, est restée enfermée une bonne partie de son exisence. Elle a grandi sans repères, mais elle veut vivre. La fille est abîmée, mais c’est le père qui est perdu. Ce roman est celui de leur reconstruction alors que tout s’écroule alentour. Il s’agit plus de psychologie que de survie. Si vous voulez du post-apo, passez votre chemin.
Antoine m’a longtemps mise mal à l’aise. Il observe, agit peu et, de mon point de vue, ne s’intéresse pas à ce qui est réellement important. Il se laisse porter, ses choix n’en sont jamais vraiment. Puis, surtout, j’étais en colère contre ce père négligeant qui n’assume pas ses responsabilités.
Quant à Chloé, personnage fluctuant s’il en est, je n’ai pas réussi à m’attacher à elle plus qu’à son père. Elle oscille entre l’enfant capricieuse et la jeune femme bien trop mâture pour son âge. Elle est intelligente, un brin manipulatrice. Elle garde en elle beaucoup de rancœur. C’est un personnage complexe, très bien mis en scène.
La façon dont ces personnages sont exploités peut surprendre. On adhère ou pas. Pour moi, c’est une rencontre ratée, même si j’apprécie en général les récits initiatiques très axés sur la psychologie. Néanmoins, ce roman possède de nombreuses qualités. Le style est parfois très onirique, donnant l’impression que l’on peut se réveiller à tout moment. L’auteur a su rendre son récit visuel, voire photographique, tout en laissant filtrer les émotions. L’écriture est poétique et intimiste. Les souvenirs des personnages mijotent à la chaleur de ce monde déclinant tandis que l’on voyage à leurs côtés, entre espoir et renoncement. Le road trip commence assez tard, mais ce n’est pas important. Le récit est initiatique même dans l’immobilisme des personnages.
Il est toujours difficile d’expliquer à quel point un roman est bon quand on ne l’a pas aimé soi-même. C’est pourtant le cas pour celui-ci. La faute m’incombe. Cette lecture m’a souvent dérangée, parfois découragée. La réflexion sur la manipulation de la mémoire et des souvenirs, l’aspect très onirique de certaines scènes, m’ont beaucoup plu, mais pas la personnalité des personnages qui pourtant sortent des sentiers battus. Je n’ai pas cru à leur relation chaotique ni à leur histoire et j’en suis désolée car ce roman mérite de trouver son lectorat et d’être apprécié à sa juste valeur.

Découvrez également les avis de Chani, Cornwall et Mariejuliet.

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Une BD scénarisée par Toldac et Pierre Makyo, illustrée par Frédéric Bihel et publiée chez Futuropolis.

 

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Présentation de l’éditeur :

Nina de Beaumont est anhédonique, c’est-à-dire qu’elle ne prend de plaisir à rien depuis la mort accidentelle de sa mère lors d’une avalanche. Elle avait six ans. À ce jour, elle a essayé toutes sortes de thérapies, mais aucune n’a réellement produit de mieux-être. Et pour elle, désormais, le bonheur c’est de ne pas avoir de bonheur. Son père, Antoine de Beaumont, est désespéré : Nina est tout pour lui. Il fait appel à une agence matrimoniale d’un type nouveau, «révolutionnaire», pour s’occuper de sa fille, car il se rend compte qu’il a tout essayé pour améliorer le sort de Nina… Tout sauf l’amour.

Depuis qu’elle a perdu sa mère, Nina s’interdit le bonheur ainsi que le moindre plaisir. Elle va jusqu’à faire des choses qu’elle déteste pour ne jamais perdre de vue le drame qui a mis un terme à son enfance et à son insouciance. C’est sa façon de porter le deuil. Toutefois, son père s’inquiète et il est désespéré. Il a presque tout essayé pour sauver sa fille d’elle-même, cependant la vie va lui faire entrevoir l’opportunité d’une dernière tentative.
Tout sauf l’amour est une sympathique BD d’une petite centaine de pages, qui évoque les traumatismes, qui nous détruisent et nous reconstruisent pour le meilleur et le pire, ainsi que l’étrange alchimie de l’amour.
À la lecture des premières pages, je n’étais pas du tout convaincue. Pourtant, je me suis laissé aller à apprécier l’histoire petit à petit. Ce n’est pas le scénario du siècle, il est aussi capillotracté que prévisible, néanmoins il fonctionne.
José est un personnage arrogant, plutôt antipathique de prime abord. C’est un jeune homme très axé sur lui-même. Il a des tas de théories scientifiques sur l’amour et ne voit pas plus loin que cette petite part de vérité. Si les hormones jouent sans nul doute un rôle dans le ballet des sentiments humains, n’y a-t-il pas autre chose d’impossible à expliquer ?
Nina est plus touchante. On ressent sa grande tristesse, mais aussi une forme de fatalisme qui donne envie de la secouer, même si on la comprend.
Leur histoire est certes évidente, mais tout de même agréable à découvrir. Je regrette cependant la fin, un peu bâclée à mon goût. Ceci dit, je reconnais qu’il est difficile de développer un récit complexe en si peu de pages, c’est dommage.
Tout sauf l’amour est une jolie BD. Ce n’est pas vraiment le type d’illustrations que j’apprécie, surtout à cause de la colorisation très « granuleuse », cependant c’est une question de goût, non de qualité. Le dessin lui-même est très minutieux. Le soin apporté aux détails, ainsi que les expressions faciales de Nina m’ont plu.
Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment de lecture, même si le scénario reste trop superficiel.

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Une novella de Brandon Sanderson, publiée au Livre de Poche.

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Si vous ne voulez pas trop en savoir, ne lisez pas le résumé de l’éditeur !

Présentation de l’éditeur :

« Mon nom est Légion, parce que nous sommes nombreux. » Ainsi parle le démon dans l’Évangile de Marc. Le héros de cette nouvelle, Stephen Leeds, surnommé Légion, est un être multiple : très intelligent, il peut apprendre n’importe quoi en très peu de temps, mais extériorise tous ses savoirs sous forme d’hallucinations, qui sont autant d’aspects de lui-même. Il vit reclus dans une grande maison, entouré de ces nombreuses entités hallucinatoires, toutes dotées de compétences hautement spécialisées. Il est riche, car il loue ses services à qui peut se les payer. Un jour, il est engagé pour enquêter sur la disparition d’un scientifique, inventeur d’un objet très particulier : un appareil photo capable de prendre des photos du passé… Ce court texte, l’un des préférés de son auteur, aborde des questions complexes et fascinantes, telles que la nature du temps, les mystères de l’esprit humain, le potentiel de la technologie…

« Je m’appelle Stephen Leeds et je suis parfaitement sain d’esprit. Mes hallucinations, en revanche, sont complètement cinglées. »

Le ton est donné. En tournant les premières pages de cette novella, on plonge derechef dans un récit aussi déjanté que haletant. Stephen Leeds est un génie, mais son cerveau a trouvé un moyen bien particulier de gérer ses capacités intellectuelles hors normes sans qu’il perde pied. Je vous laisse en découvrir les implications. Sachez seulement que l’idée est excellente et, même si le texte est trop court à mon goût, suffisamment développée pour qu’on apprécie son potentiel.
Légion se lit très vite et pas uniquement à cause de la brièveté du texte. Le récit est vraiment prenant, c’est du bon fantastique, moderne et teinté de polar. Outre les hallucinations du personnage, le lecteur se trouve confronté à des photos du passé, prises à diverses époques, alors que la photographie n’avait pas encore été inventée. L’appareil que Stephen recherche peut-il réellement photographier le passé ou s’agit-il d’une imposture de génie ?
J’ai passé un excellent moment avec cette novella et je ne regrette qu’une chose : un personnage aussi original aurait mérité de loin qu’on développe ses aventures. J’espère qu’un jour Brandon Sanderson exploitera tout le potentiel de Stephen et ses copains.

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Un roman de Sophie Loubière, publié chez Le cherche-midi, collection néo.

C’est en écoutant l’auteur parler de son livre au cours de la conférence sur le fantastique des dernières Imaginales, que j’ai eu envie de lire son bouquin. Disons que son histoire me parlait. De fait, certains aspects n’ont pas démenti cette impression, mais au final je n’ai pas aimé ce roman, il avait un parfum de « trop » (trop de coïncidences qui n’en sont pas même en-dehors de l’histoire principale, trop d’évidences, trop de psychologie de magazines féminins, trop de blabla et trop de tout un tas de choses qui, disons-le franchement, m’ont gonflée.) Cette histoire manquait cruellement de subtilité et de surcroît le style d’écriture m’a un peu déplut. Rien à quoi s’accrocher en somme, j’ai mis des plombes à le finir et je me suis entêtée pour rien, tout était prévisible…
La quatrième de couv’ nous promet un polar psychologique et culinaire… De la psycho ça il y en a, c’est certain, qui manque grandement de subtilité, qui teinte chaque mouvement des personnages, de ce qu’ils boivent ou mangent au nombre de fois qu’ils pissent (et ne croyez pas que j’exagère, vous seriez surpris de l’intérêt tout particulier qu’ils portent à leur vessie, estomac et intestin… Enfin surtout une…) Mais la partie polar… Mouais bof… Tout était si évident… Parce que c’était logique, bien sûr, mais quand même… L’enquête est de fait très secondaire, au centre de l’histoire tout en étant un prétexte à celle-ci, elle reste succincte et enrobée de beaucoup d’autres choses… Une visite de San Francisco, des courses interminables, un peu de badinage, mais surtout l’analyse psychologique de deux cas désespérés.
Et j’avais envie d’un vrai polar, l’idée que l’art culinaire y soit très présent me plaisait, le point de départ de l’histoire aussi. Il faut croire que les ingrédients étaient trop mal dosés pour le coup…
Mais je m’avance un peu trop vite, j’aurais dû d’abord vous faire un rapide topo sur les personnages et leur histoire pour que vous puissiez suivre toutes mes pénibles récriminations (oui, je sais que je suis pénible).
Je vais vous demander un petit effort d’imagination.
*Fondu enchaîné.*
Anne vient d’avoir quarante ans, elle a méticuleusement gâché sa vie dans les grandes lignes comme les moindres détails.
Boulimique, collectionnant les troubles obsessionnels compulsifs, elle est désespérément seule… Elle est pourtant séduisante et réussit professionnellement, elle présente une émission de cuisine populaire sur une chaîne câblée…
Elle a en fait consciencieusement bousillé sa vie sentimentale, obsédée par le souvenir d’un amour de jeunesse et est encore traumatisée par la mort de sa mère, le désintérêt de son père et une certaine culpabilité d’être elle encore encore en vie…
Elle noie sa solitude dans les coups d’un soir et la gestion de son transit intestinal…
Mais ce n’est pas tout, bien sûr, Anne est vraiment un cas…
Bill, lui, est un inspecteur à la retraite qui dans le concours de la vie la plus pitoyable est au coude à coude avec Anne. Là où celle-ci jongle avec ses troubles alimentaires et comportementaux, lui a choisi l’alcool et la violence… Traumatisé lui aussi par la mort d’un de ses parents et obsédé par les circonstances de cet événement, lui aussi désespérément seul puisqu’il a bousillé son mariage et qu’il persiste à pleurnicher sur son sort en attendant de la seule de ses enfants qui daigne encore lui parler une absolution totale de ses péchés que la pauvre ne peut pas lui donner.
Moins avenant qu’Anne, il a opté pour la compagnie tarifée… Il y a des désavantages à être un homme, n’est-ce pas ?
Un peu le même genre tous les deux en somme, ils étaient faits pour se rencontrer… D’autant plus que Bill est féru de cuisine et suit avec passion l’émission d’Anne, d’autant plus qu’une vieille affaire les relie sans qu’ils le sachent et qu’à cause de cela Anne va avoir un service à lui demander…
Car Bill est l’inspecteur qui a enquêté sur la mort de l’amour de jeunesse d’Anne et qu’il a bâclé l’affaire… Elle sait qu’il y a quelque chose qui cloche, elle veut la vérité, elle veut pouvoir faire son deuil…
Alors Bill, qui depuis des années se retrouve seul pour le réveillon à cause de ses excès d’alcool et de ses réactions imprévisibles, va accepter en échange de l’aide d’Anne et de sa compagnie.
Mais c’est sans compter les corbeaux du passé qui ont bien l’intention de se joindre au festin…
*Fondu au noir*
Parlons donc un peu du style, maintenant que vous voyez l’ambiance et que vous savez où vous avez mis les pattes. Plutôt sec et analytique, il oscille entre le lapidaire, le descriptif minutieux à outrance (il n’y a pas qu’Anne qui a des troubles compulsifs, hein ?) et le ronflant. Un peu guindé parfois, il ne dépasse néanmoins pas la limite et on peut lui reconnaître une certaine élégance, même si elle n’est que fugace. J’ai peiné à m’accrocher, cette façon de raconter donnait l’impression de s’écouter parler, d’énumérer sans cesse toute sortes de choses… Je voulais un roman, pas une liste de listes ou l’inventaire d’un huissier. Mais je suis un peu injuste, il y a eu quelques passages et tournures de phrases intéressants. Et puis certains traits de l’écriture, cristallisation des souvenirs, répétitions ou même ces fichues énumérations faisaient en quelque sorte partie de l’histoire et de son ambiance, caractérisaient ses personnages. Cependant, ça ne change rien au fait que je me suis profondément ennuyée. Je n’ai pas aimé les personnages, donc l’écriture qui leur ressemble m’a laissée froide. Je n’aime pas les gens qui s’enlise dans ce qu’ils ont de plus pitoyable et c’est le cas de ces deux-là. Si au final j’ai gardé un peu de sympathie pour Bill, sa compagne m’a brillé les nerfs. Mais là aussi je suis un peu injuste avec elle, seulement je le suis en toute conscience…
Le livre est divisé en cinq parties, Mise en bouche, l’entrée, le plat, le dessert et l’addition.
La première compte une centaine de pages (ce qui équivaut quasiment à un tiers du roman !) et c’est dans la seconde que commence vraiment l’action. Celle-ci est très lente à se mettre en place. Une centaine de pages avant de vraiment entrer dans le vif du sujet pour un polar qui en compte dans les 350, c’est trop. Pas que je sois contre l’installation minutieuse d’un récit, mais de mon point de vue un polar doit être vif. Dans celui-ci, l’affaire est vite réglée, juste un prétexte vous disais-je…
Vraisemblablement l’auteur et moi ne sommes pas d’accord sur l’importance des différentes étapes d’un repas. Si l’impression que l’on garde de celui-ci est en règle générale surtout tributaire du dessert parce qu’il clôt le festin, je suis d’avis que le plat principal n’en est pas moins le pivot et que ce dernier ne doit manquer ni de consistance, ni de saveur. Ce n’est pas avec un interminable apéritif ou un dessert saturé de sucre qu’on contente le genre de lectrice que je suis.
Les chapitres sont alternés, renforçant l’effet miroir entre les personnages. Même une fois qu’ils se sont enfin rencontrés l’alternance persiste, avec plus de subtilité il est vrai et cela je l’ai apprécié.
Tout semble faire partie du même délire dans ce roman, tout se recoupe, tout est lié. Je peux apprécier ce choix, j’aime que tout ait un sens, mais encore une fois, dans le cas présent, c’est trop pour moi…
Je ne peux pas dire que l’écriture est mauvaise, même si je suis un peu plus mitigée en ce qui concerne l’histoire, c’est seulement que ça ne m’a pas plu et que je n’arrive à voir que cela.
« Une Bridget Jones française et un misanthrope américain amateur de bonne chère plongés dans une enquête passionnante », nous promet la quatrième de couv’. Je n’aurais pas acheté ce livre si j’avais lu cette phrase, ce qui aurait été une bonne chose, même si au final la comparaison est tout à fait hors de propos…
Si vous attendez un polar, comme moi, ou une romance piquante mâtinée de polar, comme vous le promet cette accroche, passez votre chemin. Par contre si vous voulez un roman qui « psychanalyse » deux personnages exaspérants tant ils sont pitoyables, alors là vous avez tapé juste.
Je suis sévère, mais surtout parce que je suis déçue et j’en suis la première désolée car j’ai surtout raté ma rencontre avec cette histoire. Je ne doute pas que d’autres puissent mieux apprécier que moi les attraits de ce roman car contrairement à ce que j’ai pu écrire il n’en est pas dénué. J’espère donc ne pas vous avoir totalement dégoûtés.
Il plaira sans doute plus aux femmes, surtout si elles sont amatrices de psycho, de cuisine, de références à des vieux films, de jazz, et qu’elles ne recherchent pas une romance ou une intrigue policière trop marquées. J’aurais pu rentrer dans cette catégorie si on avait échangé la dose de psycho avec celle d’intrigue policière… Comme quoi l’écriture et la cuisine ça se rapproche, tout est une question de dosage des saveurs…

Mention spéciale pour les recettes à la fin. Ce n’est pas mon type de cuisine, (c’est trop sophistiqué pour m’intéresser, même si j’adore cuisiner), mais l’idée est là.

Ce roman sera donc mon livre bonus pour le challenge lecture d’ABFA et Vampires et Sorcières de 2011.

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