Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Rozenn Illiano’

Un roman de Rozenn Illiano.
À paraître début septembre en papier et numérique. Vous pouvez vous le procurer sur la boutique de l’autrice, mais aussi sur Kobo, Fnac et Amazon pour la version numérique.

*

*

Présentation de l’éditeur :

« ‘Le Cercle’ désigne une société secrète cachée dans les ombres de l’Histoire depuis ses balbutiements, et fédère le peuple immortel que les humains nomment ‘vampires‘. »

En France, Saraï est une jeune immortelle assignée à résidence depuis toujours ou presque. Elle a été jugée pour avoir manifesté un pouvoir parapsychique interdit, un don qu’on lui a retiré avant de la marier de force et de la contraindre à ne jamais quitter sa maison.
En Italie, Giovanna est une mortelle qui vit en compagnie d’un vampire, et dont elle est la seule source de sang. Elle non plus n’a pas eu le choix : née dans une famille proche du Cercle, elle a dû se soumettre à leur autorité et quitter sa petite vie toute tracée.

Jusqu’à ce jour de novembre 2014, quand une éclipse solaire se produit. Le phénomène réveille le don endormi de Saraï. Giovanna, quant à elle, est agressée dans sa propre maison par un immortel, qui lui donne de force la vie éternelle. Depuis, le Cercle les menace de mort, car il ne tolère pas les écarts de ce genre.

Grâce à son don, Saraï entend l’esprit d’une ancienne Reine immortelle, Elisabeta, dont l’âme est piégée à l’intérieur d’une poupée de porcelaine. Elisabeta a tout perdu : son pouvoir, son règne, son enfant et son amant. Réduite aujourd’hui à l’état de fantôme, elle accepte de venir en aide à Saraï qui veut se confronter au Cercle, quitte à le détruire.

Bien qu’il porte le nom d’une seule d’entre elles, Elisabeta est le roman de trois femmes. Très différentes, elles ont toutefois en commun leur grand désir de liberté et une certaine rancœur envers la société qui les a asservies et les musèle.
Tout d’abord il y a Saraï, jeune vampire assignée à résidence, condamnée à cause de son don, que les Maîtres ont cru endormir, et mariée à un homme qu’elle n’a pas choisi, mais qui tente de la protéger envers et contre tout.
Ensuite l’on découvre Giovanna, née dans une famille au service des immortels depuis des siècles, que l’on a contrainte à tout quitter et à se faire passer pour morte afin de devenir la Gemella d’un vampire, à savoir sa réserve de sang personnelle.
Enfin, l’on rencontre Elisabeta, reine vampire déchue réduite à l’état de fantôme, mais qui en sait long sur le Cercle, nom donné à la société vampirique, et sur la façon dont les choses en sont arrivées là. Il est passionnant d’écouter sa voix, de découvrir comment une société matriarcale en est venue à renier ses femmes, à les contraindre à rester dans l’ombre de leurs époux, et comment peu à peu l’église a mis la main sur le Cercle tandis que les Immortels amorçaient leur long et inexorable déclin.
Par les voix successives de ces trois narratrices, on apprend à connaître leur univers, les lois qui le régissent, les complots qui visent à renverser ou maintenir le statu quo. Le lecteur est happé au cœur de ces destins entremêlés, tragiques, mais animés par l’espoir de lendemains meilleurs ou par le désir de vengeance. Ces femmes sont émouvantes dans leur façon de se révéler à nous, de survivre malgré les épreuves. J’ai aimé les trouver si nuancées. Je me souciais de leur sort et le récit d’Elisabeta est celui qui m’a le plus touchée. Pourtant, bien qu’elle soit à l’origine de l’histoire, la reine est un peu en retrait. Néanmoins, c’est elle qui donne à Saraï et Giovanna la force de chercher à s’émanciper, chacune à sa manière. Ensemble elles sont plus fortes, elles se complètent.
Rozenn Illiano a construit une intrigue toute en circonvolutions autour de personnages pleins d’idéaux, mais entraînés presque malgré eux dans un nid de serpents. Le roman se déploie comme une toile d’araignée, chaque vibration sur un fil se répercute sur les autres, nous surprenant souvent par des conséquences inattendues.
Elisabeta est une fantasy sombre et dense, entre jeux de pouvoir et manipulations. On peut y voir un roman féministe, cependant les hommes ne sont pas pour autant en arrière-plan ni tous présentés comme des monstres assoiffés de pouvoir, bien au contraire. Ce roman est tout en nuances, alliant agréablement les moments d’action et d’introspection. Durant les temps de latence, on s’imprègne fortement des sentiments des personnages. Il change résolument de ce qui se fait actuellement en récits vampiriques et c’est très appréciable. L’autrice polit patiemment son univers, de sorte que, même si ce petit pavé peut se lire indépendamment, vous aurez sans doute envie d’en savoir plus, tout comme moi.

Read Full Post »

Une novella de Rozenn Illiano.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage en papier (à paraître en juin) et bientôt en numérique auprès de l’auteur.

*

notre-dame de la mer - rozenn illiano 2

Alors que sa grand-mère est hospitalisée, Nellig profite de devoir veiller sur la maison familiale pour s’accorder des vacances en Bretagne. Mais la demeure est hantée de souvenirs, de présences, d’échos d’enfance enfuie… et Nellig n’aime pas vraiment ça.
La nuit de la Toussaint, tandis qu’une tempête se fracasse sur les côtes et que les phares s’éteignent, pendant que d’anciennes légendes refont surface, le fantôme de son grand-père lui apparaît. Et il a un message à lui faire passer.

Tout m’attirait dans cette novella… titre évocateur, résumé intrigant, couverture sublime et bien sûr la promesse de me laisser bercer, comme toujours, par les mots de Rozenn. Son écriture a un effet bénéfique sur moi, même quand les récits sont sombres. Elle réveille des émotions, des souvenirs, toujours avec justesse et sensibilité, presque sur le ton de la confidence. Elle me donne l’impression de murmurer son histoire à mon oreille. Cette fois encore, la magie a opéré. Dès les premières pages, je me suis laissé glisser dans l’histoire et je suis tombée amoureuse de ce texte. On sent qu’il est très personnel et introspectif. Cela a contribué à happer mon attention.
Nellig, la narratrice, est une jeune femme tout ce qu’il y a de plus normal et je me suis assez vite sentie proche d’elle, d’autant que son grand-père me rappelle beaucoup le mien. Elle se retrouve seule dans la maison de sa grand-mère, alors que celle-ci est hospitalisée. Peu à peu, entre souvenirs d’enfance et événements curieux, elle va creuser son histoire familiale et faire d’étranges découvertes. En suivant Nellig dans ses investigations, le lecteur cherche lui aussi à débrouiller cette intrigue qui se révèle passionnante. Il devient vite impossible de lâcher cette lecture avant de savoir la fin.
Cette novella est un exemple parfait de ce que le Fantastique moderne peut offrir de mieux. C’est un genre que j’affectionne particulièrement, je suis donc difficile. L’auteur nous balade entre énigmes, intuitions, légendes et superstitions, tout en entretenant le mystère. Elle a su recréer l’atmosphère froide et chargée de magie de l’époque de la Toussaint, mais aussi m’emporter avec elle en bord de mer.
J’ai adoré Notre-Dame de la mer, des premières lignes jusqu’à la toute fin, et je vous encourage chaleureusement à découvrir cette histoire.

*

CRAAA

Read Full Post »

Un recueil de nouvelles de Rozenn Illiano.
Disponible auprès de l’auteur en numérique et en papier, ou sur TheBookEdition en impression à la demande.

*

felures-rozenn-illiano

Ce n’est pas tant la nostalgie qui guide ces mots, mais bien quelque chose qui s’apparente plus à une blessure ancienne, de celles qui s’imposent à vous dès que le temps change, qui font vriller vos os sous l’humidité de l’air ou la tension des tempêtes. Je crois que c’est pour cela que je guette, à la fin de l’été, le moment où les journées raccourcissent. Parce que le jour se couche tôt, parce que la nuit s’empare du paysage alors que le soir n’a pas encore sonné. Un rythme d’ailleurs, un rythme d’autrefois posé sur les méridiens du Pacifique. Si j’attends la venue de l’automne et la promesse de l’hiver, c’est pour rejeter en bloc la chaleur et le soleil. Pour noyer dans le froid ces souvenirs doux-amers de jour mourant, de montagnes baignées d’orage. — La Boussole

Huit nouvelles parcourues de failles et de rêves sans issue, d’inévitables séparations et de retrouvailles au pied des tombes.

Ce livre comprend huit nouvelles qui ont été préalablement publiées dans le recueil Le Rêve du Prunellier (Unseelie Éditions, indisponible), ou sur Onirography.com et Wattpad. Elles ont été revues et corrigées pour la présente édition. Ce faisant, ces nouvelles ne sont pas inédites. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page du livre.

Sommaire :
– Échos du froid
– Poe
– Le corbeau et l’écrivain
– Amélia des Tours
– L’attrape-rêves, L’attrape-rêves – 1
– Un parfum de pluie et de rouille, L’attrape-rêves – 2
– La Boussole, L’attrape-rêves — 3
– Souvenirs d’encre

Ma première lecture des écrits de Rozenn Illiano s’est faite avec Le Rêve du Prunellier, un recueil que j’ai vraiment beaucoup aimé. Ce fut donc avec plaisir que j’ai ouvert son dernier ouvrage, recueil de nouvelles également, dans lequel j’ai retrouvé certains textes du Prunellier, retravaillés et parfois assez différents des originaux, ainsi que de nouveaux récits.
Le style de Rozenn est toujours aussi délicat. Elle entremêle Fantasy douce et Fantastique avec sensibilité et poésie. On est dans le ressenti, le sensoriel. Pris individuellement, ce sont de beaux textes, mais il est dommage d’en découvrir certains sans le contexte créé par Le Rêve du Prunellier. En lisant ce recueil, on ne peut qu’approcher superficiellement l’univers, vaste et réfléchi, de Rozenn. Sans Layla des Tours, La Forêt d’Adria ou encore D’hiver et d’ombres – pour ne citer que ceux-ci – on ne réalise pas que ces récits s’imbriquent et forment une trame complexe. Amélia des Tours est probablement celui qui pâtit le plus de leur absence, alors que Poe, en sa qualité d’hommage, juste en lisière de la trame principale, était déjà un peu à part et se lit très bien seul.
Dans Fêlures, l’ambiance est douce-amère. Échos du froid donne le ton. Ce texte que j’aime énormément propose une suite à La Reine des Neiges d‘Andersen. J’apprécie son ambiance presque déliquescente, les dernières illusions qui se délitent dans un monde hivernal.
Poe ainsi Le corbeau et l’écrivain forment en quelque sorte un diptyque. La première laisse flotter un peu d’espoir quand la seconde n’est que noirceur. Ce sont deux magnifiques textes. On n’a pas besoin d’être lecteur d’Edgar Allan Poe pour les apprécier, ceci dit ça reste un plus.
Vient ensuite le cycle de l’attrape-rêve, plus onirique – forcément – et peut-être aussi plus personnel. J’ai été un peu moins touchée par ces textes, un brin trop lyriques pour moi. J’avais préféré la première version d’Un parfum de pluie et de rouille. Par contre, La Boussole m’a laissée une forte impression, il m’a beaucoup plu.
Le Dernier texte enfin, Souvenirs d’encre, a un thème assez classique, mais je l’ai néanmoins trouvé plaisant, surtout dans ses mises en abyme.
Rozenn Illiano est une rareté dans le paysage littéraire actuel de la SFFF, un auteur à découvrir si ce n’est déjà fait.

Découvrez également les avis d’Acr0 et de Chani.

*

CRAAA

sfff-diversite

Cette lecture compte pour le challenge SFFF et diversité dans la catégorie suivante :
– Un recueil de nouvelles SFFF

Read Full Post »

Un recueil de nouvelles de Rozenn Illiano.

J’en ai lu la version numérique, mais sachez que la version papier est illustrée.

*

*

« Entends le chant des trains, et les cris d’une Reine des Neiges en furie, et le bruissement des arbres hybrides. Écoute les prières fiévreuses d’une dame d’hiver en péril, l’écho d’un bec de corneille qui cogne à la fenêtre, le bruit sourd d’un corps chutant d’un gratte-ciel. Écoute le silence des mondes qui s’entrechoquent, et le vacarme d’une graine qui grandit, bien cachée sous le bitume…

Huit nouvelles oscillant entre féerie étrange, fantastique éthéré, onirisme nocturne. Huit histoires sans lien ni point commun, ou presque. Juste quelques corneilles, et le froid mordant de l’hiver… »

Le Rêve du Prunellier est un recueil composé de huit nouvelles, toutes reliées entre elles par des choses qui peuvent sembler de l’ordre du détail, mais apportent au fur et à mesure corps et complexité à l’atmosphère bien particulière qui fait toute la beauté de cet ouvrage. L’harmonieuse cohérence qui repose sur ces liens subtils est très habilement construite, toute en nuances et en délicatesse. Les textes se répondent, mais en laissant la possibilité au lecteur d’imaginer ces liens et de leur trouver plusieurs explications.
Il s’agit d’une écriture d’ambiance plus que d’action, poétique, descriptive, mais jamais lourde. Elle ne sert pas de grands textes épiques, mais plutôt une fantasy sensitive, intimiste, imagée et subtile. Attention, ça ne veut pas dire qu’il ne se passe rien dans ces récits, mais plutôt qu’ils sont résolument atypiques. J’ai vraiment apprécié cette façon de raconter, de faire vivre ces histoires.
Tout dans ce recueil m’évoque quelque chose de familier et lointain à la fois. L’hiver, les corneilles, les contes, les morceaux épars d’un univers onirique, me semblent autant de touches familières, tout en laissant aux textes quelque chose de dépaysant, un rien de froideur mélancolique qui s’accroche à l’espoir ténu que recherchent les personnages.
La première nouvelle, Un goût de pluie et de rouille, est un récit tout en sensibilité. Elle m’a rappelé l’introduction écrite par Léa Silhol pour l’anthologie Traverses. Bien que ces deux textes soient très différents, ils ont la même vocation, celle de faire entrer le lecteur dans un autre univers.
Un goût de pluie et de rouille n’est pas le texte le plus fascinant ni le plus développé de cet ouvrage, mais il est à la fois la clé et le portail permettant de pénétrer tout en douceur dans l’univers de ce recueil et de l’interpréter. J’ai été particulièrement sensible à cette manière de procéder.
Dies Irae, la deuxième nouvelle, m’a énormément plu. J’ai un amour tout particulier pour le conte de La Reine des Neiges et ce texte en est l’héritier. C’est un beau travail d’écriture et d’interprétation.
J’ai vu au fil du recueil que l’auteur et moi avons de nombreuses références communes et sans doute cela a-t-il contribué à me faire apprécier ce recueil, mais il y a quelque chose de magique dans ces textes qui, je pense, les rendra parlants et familiers pour chaque lecteur.
La nouvelle intitulée si sobrement Poe, est juste divine et probablement ma préférée, mais c’est Layla des Tours qui m’a certainement le plus bouleversée. Par-dessus tout, j’ai aimé la progression dans les textes, cette histoire au-delà de l’histoire, qui apparaît parfois en filigrane et reprend dans d’autres nouvelles le devant de la scène.
Je ne vais pas détailler tous les autres textes, bien que les ayant tous appréciés. Il est toujours très délicat de parler de nouvelles sans trop en dévoiler. Sachez juste que l’on se laisse prendre bien facilement dans les rets de ces histoires, la construction de ce recueil en toile d’araignée n’est pas anodine, et on se retrouve vite désemparé quand vient le mot fin.
Il y a bien quelques cafouillages, deux ou trois répétitions, de petites coquilles disséminées çà et là, mais rien qu’on ne puisse facilement oublier face à la beauté et l’inventivité de ces nouvelles. Je suis vraiment entrée avec plaisir dans l’univers de Rozenn et j’espère qu’il en sera de même pour vous.

La version numérique de ce recueil est sortie le 19 janvier (vous saurez pourquoi en le lisant) et la version papier est prévue pour février. Vous pouvez vous procurer les deux sur le site de l’auteur.

logo3

Read Full Post »