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Posts Tagged ‘feuilleton numérique’

Une nouvelle de Lydie Blaizot, publiée en numérique aux éditions du Petit Caveau.

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Ladainian Abernaker 6

Résumé de l’éditeur :
Des loups-garous débarquent à Chicago avec un objectif précis : déclarer la guerre aux vampires de la ville. Abraham O’Leary est chargé de verser le Premier Sang et sa cible, malheureusement pour lui, n’est autre que Ladainian. Son échec cuisant l’amène à douter des véritables motivations de son Alpha et, aidé par le vieux vampire, il va tenter de découvrir la vérité. Abernaker, de son côté, compte bien mettre de l’ordre dans ce foutoir, à sa manière, avec une arrière-pensée égoïste : ramener un peu de paix dans sa ville.

Le vieux vampire est de retour ! Toujours aussi revêche et calculateur, il a une façon bien à lui de régler le sort des inconscients qui viennent l’enquiquiner. Depuis le temps, j’ai du mal à comprendre qu’ils n’aient pas appris à le laisser tranquille dans son bar à écouter du blues… Mais que voulez-vous, les créatures surnaturelles aiment chercher les ennuis ! Et puis il faut également reconnaître qu’un si vieux vampire, avec autant de pouvoir, ne peut qu’attirer les convoitises…
Si vous suivez ce blog, vous savez qu’Abernaker est l’un de mes vampires préférés, principalement parce qu’il est tel que je les imagine, loin des paillettes et de la séduction, et surtout qu’il a ce caractère bien particulier qui amène tant de peps à ses aventures. Cependant, je dois bien l’avouer, celle-ci est loin d’être ma préférée. L’histoire est distrayante, mais un peu plate et répétitive dans son déroulement.
L’idée de confronter le vieux grincheux à des loups-garous me plaisait beaucoup mais reste assez peu développée. Les personnages interagissent à peine les uns avec les autres, le récit est très visuel, sans grand suspense. Cette nouvelle vaut surtout pour ce qu’elle amorce dans sa conclusion et qui pourrait se révéler très intéressant dans les prochaines aventures d’Abernaker.
Ce feuilleton reste néanmoins l’un de mes préférés, j’aime la façon dont les nouvelles se font écho, tout en restant indépendantes les unes des autres. On apprend ainsi à connaître les personnages secondaires par touches et on ne sait jamais lesquels on va retrouver ni comment la situation va évoluer. La suite est annoncée pour le mois de mars 2015 et, comme d’habitude, je me jetterai dessus dès sa sortie.

Vous pouvez retrouver mes billets concernant les épisodes précédents en suivant ce lien.

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jericho_ladainian_abernaker_5_lydie_blaizot

À l’équinoxe de printemps, tous les dix ans, arrive le jour de Jéricho, le moment où tout vampire doit se nourrir abondement pour ne pas perdre en puissance. Ladainian, organisé, suit un plan bien rodé : il profite des guerres de gang pour passer inaperçu durant cette période délicate. Mais cette année, le Duc a décidé de gérer lui-même les festivités, mettant en péril la machine bien huilée du vieux vampire. Une erreur qui fera date dans l’histoire des vampires de Chicago.

Ce n’est pas dimanche, mais j’ai déjà un billet de prévu pour le JLNND et je n’ai pas pu résister au charme légendaire de Ladainian Abernaker. Oui, je suis fan, j’assume. Donc, aussitôt parue sa dernière aventure a été chargée sur ma liseuse et lue dans la foulée.
Cette fois-ci Lydie Blaizot nous en apprend un peu plus sur les traditions de ses vampires, ce qui est très intéressant. J’apprécie toujours autant le fait que le héros soit un vampire « à l’ancienne ». Cette série ne fait que se bonifier avec le temps, nous offrant des intrigues de plus en plus complexes et dévoilant petit à petit tout son potentiel ainsi que la richesse de son background.
Dans cette nouvelle histoire, Abernaker laisse libre cours à son talent pour la manipulation et c’est un vrai plaisir de suivre ce vieux vampire tout ce qu’il y a de plus retors. Malheureusement, j’ai toujours le même problème avec ses aventures : elles se lisent bien trop vite !
L’indépendance des épisodes est réellement un grand point fort de cette série. Vous pouvez commencer par n’importe lequel, vous aurez de toute façon envie de lire les autres.
Par contre le soin apporté à la relecture n’est pas fameux. On trouve de grossières coquilles dans cette nouvelle, qu’il s’agisse d’erreurs de vocabulaire (serrait à la place de serait ou bon à la place de bond, pour ne citer que les deux exemples qui m’ont le plus marquée) ou d’une inversion, à un moment donné, du nom des gangs (là j’ai quand même sérieusement grincé des dents). Sans compter que les notes ne sont pas liées. Ça me laisse dubitative, même si j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

Ajout du 19 juillet :
Le fichier a été corrigé par l’éditeur que je ne peux que remercier pour une telle réactivité.

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La brigade des loups est un feuilleton numérique de Lilian Peschet, publié dans la collection e-courts des éditions Voy’el.

Mes billets concernant les épisodes précédents :
Épisode 1
Épisode 2
Episode 3

La brigade des loups 4

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J’essaie toujours de ne pas spoiler, mais ce n’est pas forcément simple quand on en arrive au quatrième épisode d’un feuilleton. Alors, si vous n’avez pas lu les chapitres précédents (mais qu’attendez-vous ?), vous ne devriez pas lire ma chronique.

La brigade des loups est toujours un de mes feuilletons préférés, tout en intensité et en émotions. L’intrigue, complexe, est passionnante et prend tant de détours qu’on est précipité dans l’action au même titre que les personnages et qu’on ne peut deviner comment tout cela finira.
Cette fois le récit est centré sur Mikaï et Vasile, qui sont deux personnages que j’aime beaucoup, pour ne pas dire mes préférés. On en apprend un peu plus sur leur passé, sur la façon dont Mikaï s’est échappé du labo dans lequel il a servi de cobaye et sur la jeunesse de Vasile et ce qui l’a amené à devenir capitaine de brigade. C’est très intéressant et bien aussi de voir l’alpha prendre soudain un peu plus part à l’histoire.
Petit à petit, de nouveaux personnages s’insèrent dans l’histoire et je me demande si l’auteur leur laissera la parole ou si la narration sera réservée, comme cela semble logique, aux seuls membres de la brigade. Certains personnages absents de ce chapitre manquent beaucoup. Quand on voit ce qui arrive aux autres, on ne peut que s’inquiéter de leur sort. Je suis impatiente de savoir ce qui leur est arrivé.
Cet épisode m’a bouleversée et mise sur les nerfs. À mesure que feuilleton avance, la tension, déjà bien présente dans les premiers chapitres, ne cesse de s’accroître et la situation semble de plus en plus inextricable. L’espoir qui maintient les personnages en vie et leur laisse la volonté de combattre s’amenuise quant à lui, jusqu’à ne plus tenir qu’à un fil par moment. Or on s’attache à ces personnages malgré la dureté du récit et la froideur dont ils font quelquefois preuve. On veut les voir s’en tirer.
Le style lui-même est froid, on pourrait même parfois le qualifier de chirurgical tant il est précis et taille dans le vif. Il est parfaitement adapté aux narrateurs et à l’histoire. Les membres de la brigade sont pris dans l’action, d’où la concision du récit, pas de temps pour de grandes descriptions et de toute façon il n’y a pas lieu d’en faire, tout se vit dans l’instant. En outre, comme ils sont toujours en plein combat avec eux-mêmes, l’équilibre est difficile à maintenir entre leurs parts humaine et bestiale, d’où cette façon un peu mécanique de relater les événements. Face à l’horreur de leur situation, ils n’ont pas grand choix, ils doivent survivre, mais leur humanité n’en est que davantage mise en valeur.
Ils sont de plus en plus malmenés au fil des épisodes et cela devient quasiment douloureux de voir ça, pour peu qu’on ressente une certaine empathie à leur égard (et on n’arrive pas au quatrième épisode si ce n’est pas le cas). Il y a une grande barbarie dans ce feuilleton, sans pour autant que ce soit gore ou raconté de façon à devenir insoutenable. Cela participe à l’intensité du récit.
Ce feuilleton est toujours passionnant et j’ai hâte de pouvoir lire la suite et d’enfin connaître le dénouement, même si malheureusement ce n’est pas pour tout de suite.

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Une nouvelle de Lydie Blaizot, publiée en numérique aux éditions du Petit Caveau.

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ladainian abernaker 4

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Les épisodes de ce feuilleton numérique sont indépendants, vous pouvez les lire dans l’ordre que vous voulez. Si Ladainian, un vieux vampire amateur de blues, est toujours au centre de ces histoires et qu’il y a une cohérence au fil des épisodes, ils possèdent tous une intrigue spécifique avec un début et une fin.

Vous pouvez retrouver mes billets concernant les épisodes précédents en suivant ce lien.

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Pour Ladainian Abernaker, même les fêtes de fin d’année ne sont pas de tout repos. Sa soirée va être troublée par un fait étrange mais, semble-t-il, pas vraiment dangereux : toutes les pièces de monnaie de sa rue ont disparu. Or, cela semble rappeler au vieux vampire un très lointain souvenir… Cependant, si vous connaissez déjà Abernaker, vous savez que démêler les fils de sa très longue vie n’est pas toujours évident. Y parviendra-t-il à temps cette fois-ci ?
Mon enthousiasme pour ce feuilleton ne faiblit pas. Le personnage est attachant malgré, ou grâce à, son mauvais caractère et surtout l’ambiance particulière de ces récits les rend paradoxalement originaux et familiers à la fois. Il est toujours plaisant de s’y plonger, on retrouve un univers connu et l’intrigue, prenante, entraîne le lecteur sur des sentiers inattendus.
Abernaker est un personnage complexe, intéressant à voir évoluer, d’autant qu’il se trouve toujours en proie à des situations aussi dangereuses qu’incongrues. Dans cette nouvelle, le passé du vampire semble le rattraper une fois de plus, mais les apparences sont parfois trompeuses et il devra faire des choix. C’est, pour l’instant, l’épisode que j’ai préféré. L’histoire est particulièrement bien construite, même si quelques interrogations demeurent à la fin.
Chaque épisode est une surprise, c’est un plaisir de suivre ce feuilleton et d’en apprendre à chaque fois un peu plus sur la vie de ce vieux vampire amateur de blues.

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Une nouvelle de Lydie Blaizot, publiée en numérique aux éditions du Petit Caveau.

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Les épisodes de ce feuilleton numérique sont indépendants, vous pouvez les lire dans l’ordre que vous voulez. Si Ladainian, un vieux vampire amateur de blues, est toujours au centre de ces histoires et qu’il y a une cohérence au fil des épisodes, ils possèdent tous une intrigue spécifique avec un début et une fin.

Vous pouvez retrouver mes billets concernant les épisodes précédents en suivant ce lien.

J’attendais avec grande impatience ce troisième épisode et je dois dire que ce feuilleton tient vraiment ses promesses et me ravit de plus en plus. C’est toujours un plaisir de retrouver Ladainian Abernaker, personnage fort attachant malgré son mauvais caractère. Cette fois, notre fascinant vieux vampire se trouve la proie d’un tueur à gages et il compte bien découvrir par tous les moyens qui l’a engagé et pourquoi.
On commence à s’y habituer, Abernaker n’aime vraiment pas être contrarié… On plaint d’avance celui ou celle qui a osé se mettre en travers de son chemin et, de ce point de vue-là, l’auteur s’est montrée originale car le précédent épisode a valu quelques ennemis supplémentaire à notre héros qui n’en manquait déjà pas.
La vie de vampire n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire, même si Abernaker fait tout pour qu’on lui fiche la paix et c’est assez surprenant, autant qu’intéressant, de voir resurgir le passé du vampire dans ce récit. On n’en apprend pas beaucoup plus sur lui, rien qu’on ne sache déjà si on a lu ses autres aventures. Il est toujours aussi caractériel et expéditif, mais, malgré tout, les événements relatés dans cette nouvelle contribuent à donner encore plus corps à ce personnage à la forte personnalité.
J’aime ce feuilleton pour son ambiance toujours aussi évocatrice, son côté vieux polar et l’écriture si agréable à lire de son auteur, mais, surtout, je l’apprécie pour ce personnage si bien construit. Tout en étant parfaitement antipathique tant il sait se montrer exécrable, Ladainian possède un certain charisme et ses valeurs morales, même si elles peuvent se révéler assez élastiques quand ça l’arrange, le rendent attachant. Il nous montre dans ce récit le côté le plus sombre de son caractère et ce n’est pas pour me déplaire de voir, pour une fois, un vampire assumé, bien loin de l’image que la mode actuelle véhicule. Abernaker est un vampire à l’ancienne, accompagné du type de récit qui va avec, et c’est très bien comme ça.

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Une nouvelle de Vanessa Terral publiée aux éditions du Petit Caveau.

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Attraction solaire est une nouvelle qui fait suite à Cinq pas sous terre.
Elle est disponible en bonus dans la version papier ou toute seule en numérique au même prix qu’un des épisodes du feuilleton, à savoir 0,99€.
Le sujet de la nouvelle a été choisi par les lecteurs, elle est donc centrée sur la romance.

Vous pouvez trouver mes avis sur les différents épisodes du feuilleton grâce au tag Cinq pas sous terre.

J’ai la très jolie version papier, mais j’ai néanmoins lu la nouvelle en numérique pour une bonne raison. On m’a dit qu’il y avait beaucoup de coquilles, un souci dû à l’envoi du mauvais fichier à l’imprimeur. Ce sont des choses qui arrivent. Pour compenser cela, les éditions du Petit Caveau ont offert l’epub aux acheteurs de la version papier. Et comme les coquilles ont tendance à vraiment gâcher ma lecture (je suis une emmerdeuse, faut le savoir) je n’ai pas cherché à comprendre. Il faut dire que j’attendais de lire cette nouvelle depuis un bon mois et elle a été ma récompense du week-end dernier, après deux semaines chargées, sachant que je n’avais pas lu une ligne au cours des dix jours précédents.
Vous vous rendez bien compte que j’attendais beaucoup de cette lecture…

ATTENTION :
Si vous n’avez pas encore lu Cinq pas sous terre ET Attraction solaire, vous ne devriez pas lire cette chronique.

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Mon avis :
Mettons d’abord une chose importante au clair. Je n’avais pas voté pour la romance, c’est un genre qui ne me plaît pas. Ceci dit je peux tout à fait comprendre pourquoi le choix se justifie particulièrement dans ce cas-là. En effet, la fin de Cinq pas sous terre pouvait laisser le lecteur dans l’expectative. Personnellement ça ne me gênait pas, la vie est faite ainsi, tous les problèmes ne se règlent pas d’un coup au même moment, par la grâce d’une formule magique. Jabirah et Muriel avaient des choses à remettre en ordre chacune de leur côté et c’est ce qu’elles ont fait.
Pour autant, j’avais quand même envie de savoir ce qui avait bien pu leur arriver.
Attraction solaire nous propulse deux ans après les événements qui se sont produits dans Cinq pas sous terre. Muriel a tenté de réapprendre à vivre, voyageant sans cesse pour éviter son ancien familier et la malédiction qu’elle s’est elle-même jetée. Jabirah, quant à elle, s’est fait une place dans la faction toulousaine des Morts-qui-marchent. Elles auraient pu ne jamais se revoir si une affaire, concernant directement les vampires et plus spécifiquement notre Jabirah, n’avait pas ramené Muriel à Toulouse. Or, l’enjôleuse a bien conscience qu’il est temps de régler ce qui est resté en suspens entre elles.
Je vous ai prévenus, je ne suis pas une lectrice de romance. Les histoires d’amour ne me gênent pas quand elles s’intègrent sous forme d’intrigue secondaire à une autre histoire plus élaborée, mais quand elles sont l’essentiel du récit, ça passe plutôt mal. Celle-ci n’a pas échappé à la règle et j’en suis la première désolée.
J’étais prévenue ceci dit, mais au-delà de mon aversion naturelle pour le genre, j’ai trouvé cette romance trop abruptement menée. Cela se justifie parce que le texte est court et que les personnages ont déjà un passif commun. Or, justement, ce passif me laisse penser que ça ne pouvait pas être aussi simple entre ces deux femmes.
Si Jabirah n’a jamais caché son attirance pour l’enjôleuse, Muriel est, disons-le clairement, une putain de sociopathe, et même si deux ans ont passé, j’ai du mal à croire qu’elle ait pu s’améliorer au point d’envisager aussi facilement une relation sérieuse, d’autant qu’elle ne voulait clairement pas de Jabirah.
J’ai eu beaucoup de mal à croire à ce revirement, or j’ai besoin de croire à ce que je lis. C’est ce qui détermine vraiment si j’apprécie ma lecture ou non.
Heureusement il y a une autre histoire en filigrane. Même si elle est relativement restreinte, elle m’a plus intéressée et m’a semblé plus cohérente. Dans cette nouvelle on apprend pourquoi les vampires grillent (j’ai bien dit grillent et non brillent) au soleil et ce choix m’a parlé. En outre, l’histoire de Jabirah et son frère trouve également sa conclusion. L’auteur répond aux questions qu’on pouvait encore se poser à ce sujet et ça c’est plutôt positif. De manière assez subtile, Vanessa Terral renoue avec le chamanisme et la mythologie qui m’ont plu dans Cinq pas sous terre et leur offre une nouvelle place dans ce récit.
Je suis quand même un peu déçue au final, mais ça ne tient qu’à moi et à mes attentes. Néanmoins, si je n’ai pas été convaincue par une partie de l’histoire, j’aime tout de même la fin. C’est aussi un point important pour moi. Jabirah et Muriel me laisseront un bon souvenir.

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Elvira Time est un feuilleton numérique de Mathieu Guibé et Elodie Marze publié aux éditions du Chat Noir.
Pour cette saison 1 les épisodes suivants sont respectivement programmés en décembre 2013, puis en mars et juin 2014.
Une version papier est également prévue pour juin 2014.

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Elvira Time

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Elvira est une jeune fille de 17 ans sarcastique, tête brûlée et un peu désabusée. La vie n’a pas été tendre avec elle et elle en porte les cicatrices morales. Traquer et tuer les vampires fait en quelque sorte partie de son équilibre.
Quand on lit ce premier épisode, on pense inévitablement à Buffy et c’est vrai qu’il y a de ça. Le lycée, cette forme d’humour, ici un peu plus grinçante, mâtinée de culture pop, et évidemment l’ado chasseuse de vampires nous rappellent fortement la série. Elvira évoque Buffy dans la part la plus écorchée de cette dernière, mais me fait également penser à Veronica Mars. Cependant, si inspiration il y a, ce feuilleton et son personnage ont leur personnalité propre. L’auteur a su en faire quelque chose d’original et de sympa.
Dans le monde d’Elvira, l’existence des vampires est connue, on ne peut les tuer que s’ils ne sont pas enregistrés auprès de l’état et Elvira ne s’en prive pas. Cette héroïne, qui nous raconte sa vie à la première personne, est une jeune fille troublée. On sent la révolte qui sous-tend ses actes et son mal-être. Malgré ces instants où elle semble assez immature, comme on peut l’être à son âge, on devine qu’elle a dû grandir trop vite et que son humour, parfois un peu lourd (mais qui fonctionne bien ceci dit), sert juste à cacher ses fêlures. Elle m’a agacée parfois, mais c’est indéniablement un personnage cohérent et bien construit.
Tout en étant assez prévisible, cet épisode m’a plu. Parodique par moment, forçant le trait à desseins, il ne manque toutefois pas de profondeur malgré l’aspect caricatural des personnages. L’auteur se plaît à ridiculiser ces derniers, mais sait néanmoins les rendre attachants. C’est visuel, rythmé, on sait pourquoi on lit ce genre d’histoires et c’est pour cela qu’on l’apprécie.
Par contre, et là j’ai l’impression de me répéter et d’être une fichue emmerdeuse tant ça arrive souvent ces temps-ci, il y a vraiment beaucoup de fautes…
Enfin, au-delà de ce petit détail, la lecture est plaisante et la série prometteuse. Que vous soyez ou non nostalgique de Buffy, si vous recherchez un feuilleton sympa, pas prise de tête, avec de l’humour, des vampires et une structure assez proche d’une série télé, vous aimerez sûrement Elvira.

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