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Posts Tagged ‘steampunk’

Une nouvelle de Damien Snyers, publiée en numérique aux éditions ActuSF.

Vous pouvez télécharger cette nouvelle gratuitement jusqu’au 1er mai sur le site des éditions ActuSF.

Vous pouvez également consulter mon avis sur le roman La Stratégie des as qui se situe dans le même univers.

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J’étais ravie de retrouver James, l’elfe escroc de La Stratégie des as. Son humour, son sens de la morale assez élastique, mais aussi sa capacité à plonger tête baissée dans les ennuis en font un narrateur aussi intéressant que sympathique.
Si vous avez lu le roman, vous serez ravi de prolonger le plaisir en découvrant cette nouvelle pleine de peps. Si toutefois vous ne connaissez pas, c’est l’occasion d’y remédier. Vous pouvez sans souci commencer par cette nouvelle.
Cette fois, notre voleur s’imagine avoir trouvé un travail légal, contraignant mais avec une bonne paie à la clé. De l’argent vite gagné… ou pas.
James n’a pas perdu sa vivacité d’esprit, mais cela suffira-t-il à sauver sa peau ?
Comme avec La Stratégie des as, on ne s’ennuie pas un seul instant. Cette nouvelle, dont le titre nous met tout de suite dans l’ambiance, est drôle, sans prétention mais très bien construite. Elle réussit en peu de pages à ferrer toute l’attention du lecteur. Je vous la recommande chaudement et j’espère que l’auteur continuera d’enrichir cet univers.

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Un roman de Mark Gatiss publié chez Bragelonne.

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Présentation de l’éditeur :
Une immersion étourdissante dans le monde fascinant de la haute société edwardienne – et de ses bas-fonds. Plongez dans cette aventure de Lucifer Box, portraitiste de talent, dandy, bel esprit, mauvais garçon… et le plus irrésistible des agents secrets de Sa Majesté. Où il découvre qui s’amuse à assassiner les meilleurs scientifiques du royaume – tout en déterminant la façon la plus seyante de porter un œillet blanc à sa boutonnière.

Un roman d’espionnage dans un univers steampunk, comment aurais-je pu manquer cela ? Étant de surcroît fan de Sherlock, série dans laquelle Mark Gatiss officie en tant qu’acteur mais également scénariste, j’étais très curieuse de découvrir les aventures de Lucifer Box. Mais j’en attendais peut-être trop et le bilan est plus que mitigé…
Ce roman est avant tout l’incessant verbiage d’un dandy narcissique au dernier degré… Lucifer se trouve beaucoup de charme, néanmoins, si celui-ci opère relativement bien sur les autres personnages, il n’a jamais eu d’effet sur moi. Malheureusement, ce n’est pas non plus le genre de personnage imbu de lui-même qu’on adore détester, il est juste agaçant. Il peut faire parfois preuve de bons sentiments (qui ne suffisent pas à le rendre sympathique), mais il est la plupart du temps odieux, égocentrique, indélicat et caractériel. C’est très pénible à force, d’autant que l’intrigue est à la fois poussive et simpliste. Tout est lié, tout lui tombe tout cuit dans le bec. Il suit le flot des événements bien tranquillement et le hasard faisant tellement bien les choses, la piste se déroule seule sous ses pas comme un vaste tapis rouge.
Il n’est pas non plus aidé par les seconds rôles, tous plutôt fades et caricaturaux.
On nous promet de l’humour et il y en a, heureusement d’ailleurs. Cabotin, un peu grinçant et répétitif, mais ça fait passer le temps. Par contre, les jeux avec les noms deviennent assez vite lassants. Le tout manque de finesse, mais c’est surtout une question de goût.
Je sais qu’il y a pire et que le fait d’avoir lu beaucoup trop de romans de ce genre me rend peut-être plus exigeante que je ne le devrais. Cependant, j’en attendais beaucoup mieux et au final me suis ennuyé ferme. Si j’avais apprécié le narrateur, j’aurais mieux supporté de tout voir venir avant lui.
C’est dommage, il y avait de l’idée. Pour autant, je vais en rester là avec cette série. Ça ferait un peu cher la seconde chance…
J’en profite également pour glisser un mot sur la collection steampunk de Bragelonne dont le design est superbe. Les couvertures sont belles, la mise en page soignée, cependant… les matériaux se révèlent décevants. Ces livres vieillissent mal, mais encore faut-il qu’ils en aient le temps. Les dorures se font la malle, les pages ne sont pas toujours bien massicotées et le collage montre vite ses limites… Quand on achète un grand format, ce n’est pas pour que les pages se détachent à la première lecture.

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Pour d’autres avis, vous pouvez consulter Le Bibliocosme ainsi qu’Un Papillon dans la Lune.

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Cette lecture compte pour le challenge SFFF et diversité dans la catégorie suivante :
– Lire une œuvre de SFFF écrite par une personne issue ou militant pour la communauté LGBTQIA.

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Un roman d’Anthelme Hauchecorne, publié par l’Atelier Mosésu.

Ce roman est le premier de la série l’Atlas des songes, dont chaque tome sera autonome.

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Présentation de l’éditeur :

« J’ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m’ont expédié loin d’Hollywood, dans la vieille Europe.
Les meilleurs spécialistes m’ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais.

Malgré moi, je me trouve mêlé aux intrigues de puissants Rêveurs. Des gens charmants et bien décidés à m’éliminer, mais avec élégance.

M’entêter serait totalement déraisonnable. Pourtant, deux plaies à vif m’empêchent de tourner la page…

La première est une fille.

La seconde, une soif de vengeance.

Je m’appelle Walter Krowley. Vous tenez mon journal intime. Prenez-en soin. Ce livre pourrait devenir mon testament… »

Walter Krowley n’est pas un mauvais gars. Fils d’un acteur célèbre, il a toujours eu tout ce qu’il lui fallait d’un point de vue matériel, mais il a manqué de l’essentiel. Jeune scénariste de dix-huit ans pas vraiment motivé, il ne sait tout simplement pas trop quoi faire de sa vie, jusqu’à ce que survienne un accident qui va tout bouleverser. Du jour au lendemain, il se trouve propulsé dans un monde inconnu durant son sommeil. La nuit, il vit à Doowylloh, le pendant onirique d’Hollywood, et on ne peut pas dire que la démocratie règne dans cette ville…
Dans son journal, Walter nous conte les mésaventures auxquelles il doit faire face, de la découverte de son Ça à la surveillance constante de l’administration, en passant par un exil forcé dans un rêve aussi dangereux que délétère. En parallèle, durant l’éveil, sa créativité qu’il croyait atrophiée se développe. Néanmoins, sa vie ne devient pas plus facile pour autant.
Anthelme Hauchecorne a créé, comme à son habitude, un univers complexe, quoiqu’un peu frustrant puisque que nous n’en découvrons les rouages qu’au compte-goutte. L’action y est omniprésente, mâtinée de steampunk et nourrie de western, mais l’intrigue ne manque pas de profondeur. C’est assez classique dans la gestion des rêves et de leur potentiel, cependant le roman trouve son originalité dans le mélange des genres ainsi que certains aspects de l’existence dans l’Ever.
J’ai préféré la deuxième moitié du récit, où sont davantage développés les sujets qui m’intéressaient comme le commerce du sable, qui est en quelque sorte l’or des rêves, et le fonctionnement de ce monde onirique, contrairement à la première qui est très axée sur l’aspect western, genre dont je ne suis pas fan.
Je ne me suis pas intéressée à la légère romance, par contre j’ai appris à apprécier le personnage principal ainsi que quelques autres. Walter est un brin naïf, mais il évolue beaucoup. Dans ce monde dangereux où le « chacun pour soi » est la règle de base, il faut faire des concessions pour survivre. On s’inquiète de l’avenir du jeune homme, mais plus encore des choix que lui-même va faire.
Ce roman parle de trahison et de faux-semblants, de la difficulté de grandir et d’être soi, de la grande exigence (parfois dans la douleur) du processus créatif et de la tromperie que cachent quelquefois les apparences les plus anodines.
Il s’agit du premier tome d’une série dont les volumes peuvent se lire indépendamment. Très bien écrit, ce roman d’aventure original au background solide et au rythme effréné saura plaire aux adolescents autant qu’aux adultes. J’ai beaucoup aimé les références à la culture pop, surtout dans les titres de chapitres qui m’ont amusée. La part steampunk du récit change résolument de ce qui se fait dans le genre en général et l’auteur sait ménager son suspense.
Ce fut une bonne lecture et je suis assez curieuse de découvrir le prochain tome et de voir comment l’univers sera développé, d’autant que la conclusion réussit à être frustrante même si elle se suffit à elle-même.

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Découvrez également l’avis d’Acr0.

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Cette lecture compte pour le challenge SFFF et diversité dans les catégories suivantes :
– Lire un roman SFFF young adult.
– Lire un livre dans lequel une IA ou des robots ont un rôle prépondérant.

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Un artbook d’Olivier Ledroit, publié chez Glénat.

 

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Présentation de l’éditeur :

Une ode au beau sexe, par le flamboyant dessinateur de Wika

Connu pour son talent à réaliser d incroyables planches épiques fourmillant de détails, Olivier Ledroit sait aussi se montrer délicat pour évoquer le corps et la sensualité. Il nous le montre ici de la plus belle des manières ! Pour le plaisir des yeux : fées, geishas, démones, et autres sorcières se succèdent, toutes plus somptueuses les unes que les autres, le tout avec ce soupçon de steampunk si cher au dessinateur de Wika.
Variant les techniques, en couleur ou en noir et blanc, sans jamais basculer dans la pornographie, cet auteur à nul autre pareil met à l honneur le beau sexe dans un splendide recueil d illustrations, sobrement intitulé Fées et Amazones.

Fées et Amazones est un artbook en grand format d’environ 180 pages. De fait, on y trouve peu de texte. Quelques paragraphes, apparemment signés de Thomas Day, si j’en crois les remerciements, sont disséminés de-ci de-là. Il y a juste de quoi expliquer le contexte en évoquant les idées qui ont nourri l’imaginaire de l’illustrateur. Le postulat est classique, mais a le mérite de réveiller l’imagination de chacun et de servir à merveille les dessins. Ils sont sublimes et c’est cela le plus important.
Olivier Ledroit nous entraîne une nouvelle fois dans un univers féerique, uchronique et steampunk. On y parcourt des capitales, au rythme de l’évolution du monde, qui est soumise à celle de l’æther, et des tocades qu’il prête à ses fées. De Londres à Tokyo, en passant par la Nouvelle-Orléans, on rencontre des fées aux grandes ailes, magnifiques et sexy. Tenues steampunk, souvent légères, seins nus ou corselets, guêpières et chapeaux hauts-de-forme sont au programme…
Les illustrations sont, comme toujours, très travaillées et l’ouvrage superbe. Qui aime le style d’Olivier Ledroit ne peut manquer ce très bel album.

 
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Un album scénarisé par Thomas Day, illustré par Olivier Ledroit et publié chez Glénat.

Il existe une version de luxe de ce premier tome. Mais je ne peux vous en parler dans cette chronique, ne l’ayant jamais feuilletée.

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Présentation de l’éditeur :

Une réécriture des contes de fées dans un décor steampunk

Il était une fois un couple de fées, le duc Claymore Grimm et la duchesse Titania, et leur petite fille, Wika. Alors que le prince Obéron, ancien amant de Titania aux pouvoirs redoutables, prend d’assaut le château Grimm, la petite Wika est confiée, après avoir eu les ailes sectionnées pour dissimuler sa nature, à un couple de fermiers chez qui elle grandira à l abri de tous… Treize ans plus tard, Wika, émancipée, se rend dans la capitale contrôlée par Obéron. Elle y rencontre le jeune Bran, voleur talentueux qui, entre larcins et arnaques, lui dévoile les secrets de la cité. Mais petit à petit, les pouvoirs de Wika semblent se développer, révélant sa nature de fée, et éveillent l’intérêt du prince tyrannique, celui-là même qui voulut sa perte des années auparavant…
Référence dans le monde de l’illustration et de la bande dessinée de fantasy, Olivier Ledroit signe de son dessin baroque et fouillé une réécriture jouissive des contes classiques dans un univers steampunk féerique, sur le premier scénario de Thomas Day en bande dessinée !
Inclus : un cahier graphique réservé à la première édition.

Wika et la fureur d’Obéron est le fruit d’une collaboration entre Thomas Day, pour le scénario, et Olivier Ledroit pour les illustrations. La série est prévue en quatre volumes, mais seul le premier est sorti pour l’instant.
Férue de féerie, ainsi que de Steampunk, et alléchée par le potentiel du duo Day et Ledroit, je n’allais pas manquer Wika. La préface de Pierre Dubois nous met tout de suite dans l’ambiance. J’attendais un texte intelligent dans de magnifiques décors, cependant, j’étais sans doute un peu trop exigeante. C’est un premier tome, il lui faut le temps de mettre en place personnages et univers, ce qui malheureusement ne se fait pas avec autant de fluidité que je l’aurais souhaité.
L’intrigue de départ est plutôt simple : Obéron souhaite se venger de Titania, son ancienne compagne, qui a conçu un enfant avec un autre elfe. Il l’attaque et la tue ainsi que son époux, mais la petite Wika est sauvée in extremis, quoique privée de ses ailes.
Partez du principe qu’ici la mythologie est à tendance nordique, mais que fée semble être le féminin d’elfe… Les fées et elfes majeurs sont dotés d’ailes, les autres sont de diverses races sans que leur origine soit clairement définie. Obéron est fasciné par la technologie et détruit peu à peu la magie ainsi que les fées majeures. Le royaume glisse donc lentement vers le Steampunk, ce que j’espère voir développé dans les prochains tomes.
Comme toujours, les illustrations d’Olivier Ledroit sont d’une grande finesse et extrêmement travaillées. Chaque dessin foisonne de détails. Les couleurs sont très vives, ajoutant encore à cette impression de profusion qui peut égarer. Malgré tout, c’est un style assez froid, surtout dans la représentation des personnages. On aime ou pas, mais on ne peut nier la grande qualité du travail. Personnellement, j’ai préféré les décors aux personnages, mais l’ensemble m’a plu.
Je suis néanmoins quelque peu perplexe quant à l’apparence même de Wika. Quand elle arrive en Avalon, elle a treize ans et fait terriblement plus vieille. Fée ou pas, je trouve cela dérangeant. En outre, est précisé dans les notes de fin d‘ouvrage qu’Olivier Ledroit souhaitait créer une BD que sa fille – de treize ans à l’époque de la sortie de ce premier tome – pourrait lire. Sans me la jouer pudibonde, ayant moi-même probablement lu pire à cet âge, entre le langage, les multiples allusions salaces et l’hyper-sexualisation des personnages féminins, ce n’est quand même pas un album qu’il me viendrait à l’idée d’offrir à de jeunes ados. À vous de voir…
Cette bande-dessinée me rappelle un peu Elfquest, que je lisais plus jeune. Le scénario me semble un peu trop cousu de fil blanc pour l’instant, mais je suis certaine que cela va s’arranger par la suite. Les personnages secondaires, qu’il s’agisse des fées noires autant que des loups d’Obéron, sont très prometteurs et vont, à mon sens, accentuer le mélange des genres qui fait la richesse de cette BD.
Il ne reste plus qu’à attendre cette fameuse suite…

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Cette lecture compte pour le challenge SFFF et diversité dans la catégorie suivante :
– Lire un roman graphique ou une BD ou un comic avec une femme pour héroïne.

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Avril et le monde truqué est un film d’animation, fruit d’une coproduction française, belge et canadienne. Il a été réalisé par Franck Ekinci et Christian Desmares. On doit le scénario à Franck Ekinci, Benjamin Legrand et Jacques Tardi. L’univers graphique a été imaginé par ce dernier.
En bonne trentenaire, j’ai beaucoup apprécié cette animation à l’ancienne. Les décors sont très travaillés et la colorisation superbe. Les personnages, quant à eux, sont évidemment très proches de la bande-dessinée. J’ai lu beaucoup de critiques à ce sujet et cela m’exaspère. À ceux qui trouvent La Reine des neiges plus réaliste, allez vous pendre, on en discutera après.
Bref…
Cet anime met en scène un monde ucrhonique et steampunk, partant du postulat que Napoléon III est mort à la veille de la guerre contre les prussiens, changeant ainsi l’avenir de la France. Mais ce n’est pas tout… Les plus grands savants de l’époque sont mystérieusement enlevés un à un au fil des ans. Le progrès freine, puis stagne. Le charbon est encore l’énergie principale. Il occasionne pollution et guerres. Les quelques scientifiques qui n’ont pas été enlevés sont réquisitionnés par l’État pour créer de nouvelles armes. La famille d’Avril, qui n’est pas étrangère à l’événement déclencheur de cette uchronie, se cache donc pour continuer ses expérimentations et échapper à la fois à l’État et aux kidnappeurs, mais reste au centre de toutes les attentions.
Avril et le monde truqué est vraiment un joli film d’animation. La rêveuse que je suis a adoré les engins steampunk que les personnages empruntent au fil de leurs courses poursuites. Visuellement, c’est très réussi et on se laisse emporter, malgré le scénario très prévisible. On court beaucoup dans cette histoire… Cependant, certains personnages sont très attachants. J’ai particulièrement aimé Darwin, le chat qui parle, et Pops le grand-père d’Avril, brillant et débonnaire. Il est d’autant plus sympathique que Jean Rochefort lui prête sa voix. Et puis il y a Rodrigue et Chimène, qui m’ont quand même bien fait rire…
J’ai passé un bon moment avec cet anime, mais malgré tout quelque chose me gêne un peu. Il défend des valeurs scientifiques qui ne me conviennent pas. Vous me direz, ce n’est qu’un dessin-animé… Justement, ils sont faits pour les enfants. Quelle image de la science souhaitons-nous leur transmettre ? J’aurais préféré plus de nuance dans le propos. Mais bon, chacun est libre de se faire sa propre opinion…
Cet anime reste à voir pour tous les amateurs de Steampunk, mais n’attendez pas trop de l’histoire.

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Un roman feuilleton de Fabien Clavel, publié chez ActuSF.

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Paris, 1872. On retrouve dans une ruelle sombre le cadavre atrocement mutilé d’une prostituée, premier d’une longue série de meurtres aux résonances ésotériques. Enquêteur atypique, à l’âme mutilée par son passé et au corps d’obèse, l’inspecteur Ragon n’a pour seule arme contre ces crimes que sa sagacité et sa gargantuesque culture littéraire.

À la croisée des feuilletons du XIXe et des séries télévisées modernes, Feuillets de cuivre nous entraîne dans des Mystères de Paris steampunk où le mal le dispute au pervers, avec parfois l’éclaircie d’un esprit bienveillant… vite terni. Si une bibliothèque est une âme de cuir et de papier, Feuillets de cuivre est sans aucun doute une œuvre d’encre et de sang.

Peut-être avez-vous déjà croisé Ragon, notamment dans l’anthologie steampunk des éditions du Chat Noir : Montres Enchantées. Avec Feuillets de cuivre, nous avons enfin l’occasion de le connaître davantage, en le suivant du début de sa carrière jusqu’à la toute fin de celle-ci. Homme brillant, féru de littérature, intuitif mais méthodique, mesuré mais prompt à la compassion, Ragon est un personnage très attachant. Son corps le trahit d’une façon qui prend tout son sens à mesure qu’on apprend qui se cache derrière ce policier simple et complexe à la fois. Si les enquêtes intriguent le lecteur et gagnent en intensité au fur et à mesure, il en va de même pour l’intérêt envers le personnage lui-même.
Ragon est de loin mon préféré, mais les personnages secondaires ne sont pas pour autant transparents. Ils apportent beaucoup au récit. J’ai adoré Zehnacker et Fredouille. Le grand méchant de l’histoire, quant à lui, n’est pas si prévisible qu’on pourrait le croire, même si l’auteur distille des indices permettant de le reconnaître et de comprendre ses motivations.
Ce roman puzzle, auquel le lecteur est invité à participer activement, est divisé en deux parties. La première regroupe dans l’ordre chronologique les enquêtes les plus marquantes de la carrière de Ragon. La seconde voit la révélation de sa Némésis et, au travers de nouvelles enquêtes, la poursuite de celle-ci. La construction de l’ouvrage est intéressante et m’a beaucoup plu. La trame se complexifie à mesure et happe le lecteur.
Feuillets de cuivre est un roman feuilleton, entre le steampunk et le polar. C’est de la littérature populaire de grande qualité. Il prend la forme d’un fix up. Il est composé de textes qui s’apparentent à des nouvelles, mais sont liés. Les pistes se croisent, se rejoignent… Ces intrigues imbriquées impliquent le lecteur et l’incitent à poser ses propres hypothèses pour, peut-être, prendre le héros de vitesse.
Ragon est un érudit, il résout ses enquêtes grâce aux livres. Cela est d’autant plus prégnant dans la seconde partie car son ennemi juré a choisi de le défier sur son propre terrain. Cela nous donne un texte d’une grande intelligence, empli de références littéraires ou culturelles. Mais si vous ne les possédez pas toutes, cela ne vous empêchera pas d’apprécier cette lecture et de suivre l’enquête.
L’ambiance steampunk est peu marquée, c’est le polar qui domine, mais une technologie alternative, ainsi que de la magie font tout de même des incursions dans le scénario. Cela est justement dosé et jamais au détriment de la cohérence. Dans Feuillets de cuivre on ne résout pas les énigmes sans réflexion, juste en claquant des doigts ou en utilisant le surnaturel comme explication standard déracinée de tout mobile ou logique. En tant que lectrice, c’est quelque chose que j’apprécie particulièrement.
Pour terminer sur une note un peu futile, j’ajouterai que l’objet-livre est superbe et fait un peu old school. La couverture est cartonnée et agréable au toucher, le titre cuivré. On se sent dans l’ambiance avant même de l’ouvrir. C’est peut-être de l’ordre du détail, mais cela possède indéniablement un certain charme. Feuillets de cuivre fut une excellente lecture.

D’autres avis sur :
Un papillon dans la lune
La magie des mots

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