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[Tag] Wishlist

Un tag proposé par PKJ, mais que j’ai piqué chez Chani.

« Comme on approche doucement des fêtes de fin d’année, voici un nouveau tag pour vous aider à écrire votre lettre au Père Noël ! Les 12 questions du test vous permettront de mettre en évidence les livres de votre wishlist : votre liste d’envies. »

D’une part ça me remonte le moral de penser aux livres que je voudrais, d’autre part ça donnera peut-être des idées à mes proches.😀
(Laissez-moi rêver !)

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1) Quel devrait être votre prochain achat ?
Penny Dreadful T1 (comics)

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2) Quel roman que vous ne possédez pas vous fait envie depuis très longtemps ?
Les Fiancés de l’hiver, La Passe-miroir T1 de Christelle Dabos (craquage en vue !)

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3) Citez un livre Pocket Jeunesse qui est sur votre liste d’envies.
L’école du Bien et du Mal T1 de Soman Chainani

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4) Quel livre aimeriez-vous qu’on vous offre ?
Tous ceux de ma liste ! (Fallait pas poser la question.)
Disons La Terre bleue de nos souvenirs, Les Enfants de Poséidon T1 de Alastair Reynolds

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5) Citez un livre français de votre wishlist.
Je suis le sang de Ludovic Lamarque et Pierre Portrait

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6) Citez une suite de série que vous aimeriez posséder.
Le Livre des âmes, Un enquête de l’inspecteur McLean T2 de James Oswald

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7) Citez un livre qui est sur votre wishlist parce que vous aimez sa couverture.
Le mystère du jeteur de sort, Sorcières sorcières T1 de Joris Chamblain et Lucile Thibaudier
(Ces petites sorcières sont trop adorables !)

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8) Citez un livre qui est sur votre wishlist parce que vous avez déjà lu et aimé son auteur.
Sitrinjêta de Christian Léourier

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9) Quel résumé de livre présent sur votre liste d’envies vous intrigue particulièrement ?
Le Village d’Emmanuel Chastellière

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10) Citez un roman de votre wishlist dont vous ignorez de quoi il parle avec exactitude.
Vent du Nord de Lord Dunsany

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11) Quel roman présent sur votre wishlist vous a été recommandé ?
Une vie après l’autre de Kate Atkinson

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12) Quel roman est déjà dans votre wishlist alors qu’il ne sort qu’en 2017 ?
La Panse de Léo Henry (pour mars 2017)

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« Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux », Jules Renard.

Quantpunk

Une anthologie publiée chez Realities Inc, en numérique et à tout petit prix.

 

quantpunk

Présentation de l’éditeur :

Qu’est-ce que le Quantpunk ? C’est la question à laquelle les douze auteurs de ce recueil ont eu à répondre, dans une tentative de créer un nouveau genre, dérivé du cyberpunk et du steampunk, faisant appel aux découvertes de la physique quantique et des technologies qui en découlent, sans oublier la philosophie propre au mouvement punk.
Le résultat ? Onze textes plutôt disparates, preuve s’il en faut que l’exercice n’a rien d’évident. Le « Quantpunk », tout comme la mécanique quantique, résiste à la compréhension. Vouloir le définir, c’est laisser s’effondrer une foule de possibilités pour n’en conserver qu’une. Le regard de l’auteur influe sur son univers, et c’est particulièrement flagrant dans les textes qui constituent ce recueil.
Le Quantpunk est-il science-fiction, fantasy ou fantastique ?
Il est tout cela à la fois.
Est-il facétieux ou sérieux ?
Tout cela à la fois.
Jusqu’à ce que vous ayez tranché.

Sommaire :
– L’Homme au cerveaunivers d’Anthony Boulanger
– Le chat, les punks et la photocopieuse quantique de Lucie Pierrat-Pajot
– Cas de conscience de Sylvain Boïdo
– No past, no future, no Proust de Manon Bousquet
– Guanyin du sutra électrique de Jérôme Cigut
– Le chat ne s’est pas échappé de la boîte, il n’y a jamais été de Guillaume Parodi
– Mémoires mortes de Xavier Portebois
– Le prince est mort, vive le prince de Tesha Garisaki
– L’homme fractal de Fabien Clavel
– Conflux de Mathieu Rivero
– Transition d’André Woodcock & Thierry Fernandez

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Toi aussi découvre le quantpunk, ce qu’il est et n’est pas, ce qu’il pourrait être… Le concept en lui-même m’a intéressée car il promettait originalité et diversité ; des IA et des chats (forcément), des punks et des mondes parallèles déployant l’éventail des possibles, des problématiques humaines, voire humanistes, des réalités qui s’épanchent, se mêlent, se contaminent et des récits allant du désenchantement du cyberpunk à l’incertitude migraineuse du fantastique. Qui ne serait pas tenté ?!
Je me suis très vite prise au jeu. Le premier texte, L’Homme au cerveaunivers, nous plonge tout de suite dans le bain. On y découvre un monde où les capacités psychiques des humains ont évolué. Classique, me dira-t-on, mais non, pas tant que ça. J’ai beaucoup aimé le background ainsi que le personnage et ai regretté la brièveté du récit.
Le deuxième texte est très drôle. Rien que le titre – Le chat, les punks et la photocopieuse quantique – est tout un programme. La fin, par contre, m’a semblé très abrupte.
Cas de conscience de Sylvain Boïdo est plus sombre et désenchanté. D’une certaine façon, il m’a rappelé la situation politique actuelle. On anticipe la fin, mais cela participe à l’envie de tourner les pages toujours plus vite. Je parlais avec ma liseuse, mais bizarrement les personnages ont refusé de m’écouter…
No past, no future, no Proust est une nouvelle plus légère qui m’a tout de suite séduite. Il faut dire qu’à partir du moment où on a une bibliothécaire psychorigide et un certain type de créature (faut lire, je ne vais pas tout dévoiler !) je suis conquise.
Guanyin du sutra électrique est un récit complexe qui mêle science-fiction, mythologie et philosophie, avec une narration puzzle comme je les aime. Je ne suis pas sûre d’en avoir intégré toutes les subtilités et il mériterait sans doute une seconde lecture. C’est néanmoins un très bon texte.
Le chat ne s’est pas échappé de la boîte, il n’y a jamais été se situe entre le fantastique et l’anticipation. Je n’ai pas été touchée autant que je l’aurais dû par les déboires du personnage, peut-être parce que le point de bascule était trop franc, trop tranché, et la fin pas très crédible. J’ai cependant apprécié le contexte qui donne à réfléchir.
La nouvelle suivante nous entraîne dans un univers virtuel, ou pas. La problématique de Mémoires mortes est particulièrement intéressante. Qu’est-ce qui fait notre conscience ? Est-elle copiable, numérisable ?
Dans Le prince est mort, vive le prince, le protagoniste explore des univers parallèles en quête de vengeance. J’ai apprécié l’aspect psychologique du récit, la façon dont l’auteur nous démontre l’importance des détails et dont elle analyse les nuances de la personnalité de ses personnages ainsi que la construction de celle-ci.
Avec L’homme fractal, Fabien Clavel prouve une fois de plus – s’il en était besoin – son talent de bâtisseur. Il n’écrit pas, il construit. Je suis toujours admirative de la qualité stylistique qu’il met entièrement au service de ses intrigues. Les deux s’équilibrent parfaitement. Et, bien sûr, j’ai beaucoup aimé cette nouvelle.
Conflux de Mathieu Rivero est un rien convenu, mais demeure un très bon texte malgré tout. J’ai déploré les coquilles (qui sont plus nombreuses dans cette nouvelle-ci), mais apprécié le propos.
Enfin Transition, le dernier texte, est celui qui m’a le moins plu. J’ai aimé les références, cependant je ne suis pas fan des scènes de combat à rallonge. Je n’en voyais plus la fin.
J’ai été conquise par cette anthologie décalée qui dépoussière les codes et métisse les genres. On est plus du côté cyber de la Force que du côté steam, mais ce n’est pas un mal car cela va à contresens de la mode actuelle. La grande variété des thèmes et des styles est indubitablement son point fort. C’est un ouvrage à découvrir absolument.

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Màj : On me dit dans l’oreillette que les coquilles que j’ai mentionnées ont été corrigées.

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Cette lecture compte pour le challenge SFFF et diversité dans la catégorie suivante :
– Lire un livre dans lequel une IA ou des robots ont un rôle prépondérant.

Comics publiés chez Dark Horse.
Scénarisés par Zack Whedon.
Illustrés par Joelle Jones, Jim Rugg, Farel Dalrymple et Eric Canete.
Colorisation : Dan Jackson.
Couverture : Kristian Donaldson.

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Présentation de l’éditeur :
Based on the Emmy Award-winning web series Dr. Horrible’s Sing-Along Blog, this collection of stories written by Zack Whedon (Deadwood, Fringe) chronicles some of the earliest adventures in the lives of archenemies Captain Hammer and Dr. Horrible.

This anthology solves many unanswered questions left over from the show. For instance: What event inspired Dr. Horrible to become the world’s greatest criminal mastermind? Why is Penny, the beautiful girl from the Laundromat, still single? How can you, the reader, be like blustering do-gooder Captain Hammer? And why is Horrible’s sidekick, Moist, so . . . um . . . well, you’ll find out!

À l’origine, Dr. Horrible’s sing-along blog est une websérie en trois épisodes créée par Joss Whedon durant la grève des scénaristes aux U.S.A. Il souhaitait montrer qu’on pouvait produire une série de qualité avec peu de moyens. Il a réussi. Dr. Horrible est une sorte de tragicomédie, les chansons en plus. C’est drôle, mais aussi très humain et intelligent.
Cela étant dit, revenons aux comics.
Cet album est une compilation de cinq courtes histoires écrites par Zack Whedon. Il n’est disponible qu’en anglais, mais c’est d’un niveau très accessible. Je l’ai trouvé par hasard à un prix modique (ce qui est une bonne chose vu que la reliure s’est décollée de suite…). J’aime beaucoup la série, donc je n’ai pas hésité.
Ces histoires forment une sorte de préquelle à la série. Elles sont liées entre elles et permettent de voir certains événements sous plusieurs angles. Pour autant, les intrigues ne sont pas particulièrement complexes. Je vous avoue cependant m’être plus concentrée sur les récits que les dessins…
Pour situer le contexte : Dr. Horrible ambitionne de rejoindre The Evil Ligue of Evil, tout un programme… Son ennemi juré n’est autre que Captain Hammer, un beau gosse pas très futé… Dans la première histoire, celui-ci fait d’ailleurs sa propagande, des fois qu’on n’ait pas encore compris à quel point il est puant d’orgueil… D’habitude il me fait rire, là je l’ai trouvé carrément dérangeant, mais c’est probablement parce que je suis une des personnes bizarres qu’il aurait eu à l’œil…
Dans le deuxième récit, Moist nous conte comment il a eu son « super-pouvoir » et comment il a fait la rencontre d’Horrible. Ce personnage secondaire totalement décalé apporte une touche d’humour car il tourne en ridicule les codes du genre, même si au final sa vie est plutôt glauque.
L’histoire qui suit est plus douce, plus triste aussi. Elle est centrée sur Penny, la fille de la laverie, un personnage qui peut paraître caricatural, mais que j’aime beaucoup.
Le chapitre suivant est dévolu aux membres de la Ligue, mais également à un personnage tout juste évoqué dans la série. C’était chouette de finalement faire la connaissance de la presque Némésis d’Horrible, son miroir dans le camp des gentils.
Enfin, la dernière histoire nous conte comment et pourquoi Billy est devenu Dr. Horrible ainsi que sa première grande confrontation avec Captain Hammer. Ce fut mon chapitre préféré.
Dr. Horrible bouscule les codes des histoires de super-héros d’une façon qui me plaît. Les frères Whedon ont doté la série comme les comics d’un humour décalé, mais ont aussi apporté de la nuance et de la réflexion au thème. Les apparences sont trompeuses et, comme dirait quelqu’un, le plus difficile dans ce monde c’est d’y vivre…
Il est indispensable d’avoir vu la série avant, sinon vous ne trouverez aucun intérêt à ces histoires et vous ne profiterez pas des références. C’est vraiment pour les fans. Ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais ce fut un plaisir de retrouver les personnages et d’en apprendre un peu plus sur eux.

Une novella de Ken Liu parue aux éditions Le Bélial’ dans la collection une heure-lumière.

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Présentation de l’éditeur :
Imaginez un procédé scientifique révolutionnaire permettant de retourner dans le passé. Une seule et unique fois par période visitée. Par une seule et unique personne. Sans aucune possibilité pour l’observateur d’interférer avec l’objet de son observation. Un procédé qui ouvre les portes de la connaissance, de la vérité, sur les périodes les plus obscures de l’histoire humaine. Plus de mensonges. Plus de secrets d’Etat. Avez-vous déjà entendu parler de l’Unité 731 ? Créée en 1932 sous mandat impérial japonais, dirigée par le lieutenant-général Shirö Shii, cette unité militaire de recherche bactériologique se livra à l’expérimentation humaine à grande échelle dans la province chinoise du Mandchoukouo, entre 1936 et 1945, provoquant la mort de près d’un demi million de personnes… Cette invention révolutionnaire va enfin permettre de savoir la vérité sur ces terribles événements, à peine reconnus en 2002 par le gouvernement japonais, et couverts pendant des années par le gouvernement américain. Quitte à mettre fin à l’Histoire…

Je n’avais pas lu la quatrième de couverture. Je suis arrivée confiante, parce que c’était Ken Liu. Je pense avoir bien fait, je vous encourage donc à zapper cette chronique et à vous procurer cette novella sans rien savoir de plus.
Si malgré mes avertissements vous n’avez pas envie de vous jeter dans l’inconnu, voici mon avis :

La forme m’a tout d’abord interpellée. L’Homme qui mit fin à l’histoire est construit comme un documentaire, ou plutôt comme la transcription de celui-ci. Notes de production, plans minutieusement décrits, explications préliminaires, témoignages… L’auteur a parfaitement créé l’illusion. Le début est un peu déroutant mais, très vite, on y croit.
S’il vous était offert de voir le passé une unique fois, quel moment choisiriez-vous ? Quel lieu ? Et pourquoi ?
Anticiperiez-vous également tout ce que cela peut impliquer sur le plan moral ?
Dès les premières minutes du documentaire, une théorie nous est exposée : voir le passé serait possible. Cependant, à partir du moment où le « voyage » est effectué, ce pan de l’histoire devient inaccessible pour d’autres. Si l’idée est née de bonnes intentions, on la verra attaquée, dévoyée, puis remisée par un monde qui n’est pas prêt à regarder son passé en face.
Les deux personnages principaux espéraient mettre en lumière une période particulièrement sombre de l’histoire, mais pas si éloignée que ça. Si j’ai souvent entendu parler des expériences menées par les Allemands sur les prisonniers durant la seconde guerre mondiale, ce n’était pas le cas pour celles des Japonais sur les Chinois. À dire vrai, quand j’ai étudié cette période au lycée, les cours étaient très centrés sur l’occident… Aussi, j’ai trouvé cet ouvrage, basé sur des faits historiques rigoureusement vrais, intéressant.
Cette novella mêle science-fiction et histoire pour mieux développer plusieurs problématiques qui ont nourri ma réflexion. Quand j’en ai parlé à une personne de mon entourage, il m’a été répondu : oui mais c’est faux, c’est juste de la SF. Réponse qui m’a exaspérée. La puissance de la SF est justement qu’elle permet de repousser les barrières de la réflexion, de décloisonner un problème pour l’appréhender sous d’autres angles.
Comment l’humanité réagirait-elle face à un tel procédé ? L’utiliserait-elle à bon escient ou pour détruire la vérité ? Accepterait-elle les témoignages de ses pairs ou s’enfoncerait-elle davantage dans le négationnisme ?
D’un point de vue éthique et humain, mais également historique, cette novella est passionnante. Certains passages m’ont bouleversée et je ne peux que vous recommander cette lecture.

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JLNND-Je-lis-des-nouvelles-et-des-novellas

sfff-diversite

Cette lecture compte pour le challenge SFFF et diversité dans les catégories suivantes :
– Lire une œuvre SFFF écrite par un auteur de couleur ou métissé. Que c’est moche, écrit comme cela. Mais il faut quand même bien trouver un terme : allez… tout sauf blanc.
– Lire une œuvre de SFFF par un auteur non occidental.

Bienvenue T2

Une BD de Marguerite Abouet et Singeon, publiée chez Gallimard jeunesse, collection Bayou.

Mon avis sur le tome 1 est ici.

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Présentation de l’éditeur :
Bienvenue, étudiante aux Beaux-Arts, collectionne les galères : elle est sans-le-sou, sa garde d’enfants tourne court, son prof la harcèle pour qu’elle rende un devoir, son père revient dans sa vie… Mais c’est finalement les problèmes de ses voisins qui lui donnent le plus de fil à retordre car, en bonne samaritaine, elle se retrouve toujours au cœur de leurs histoires. Quand aura-t-elle le temps de s’occuper de sa vie amoureuse ? !

Bienvenue, du nom du personnage principal, est une série de BD contemporaine destinée aux adolescents, mais qui peut tout aussi bien être lue par des adultes. Elle raconte le quotidien d’une étudiante en arts et des gens hauts en couleur qui gravitent autour d’elle.
Je ne m’explique pas que près de quatre années se soient écoulées entre ma lecture du premier tome, qui m’avait beaucoup plu, et cette suite. Je pensais bien me souvenir de tous les personnages et événements, mais j’étais loin du compte… À ma grande honte, j’avais complètement zappé Pénélope et Jojo… Si c’est vite revenu pour le second, j’ai dû zieuter le premier tome pour la première (c’est un comble quand on connaît l’oiseau).
À la fin du précédent tome, on quittait Bienvenue alors qu’elle se rendait à un rencard. C’était très frustrant ! On la retrouve ici quand elle en revient, mais sa cousine ne réussit qu’à grand peine à lui tirer les vers du nez. Concrètement, la vie amoureuse de Bienvenue ne sera qu’en arrière-plan dans ce tome. Cette jeune fille un brin revêche commence presque malgré elle à s’ouvrir aux autres et se trouve mêlée à toutes les petites histoires de ses voisins et amis… Elle devient plus altruiste, mais ne se rend pas compte à quel point cela va empiéter sur sa vie personnelle. Par certains côtés, elle rappelle beaucoup Aya, héroïne d’une autre série de Marguerite Abouet.
Le principe de la série, avec ses séquences courtes – des tranches de vie taillées à la serpe – est très chouette. Mais c’est un peu plus haché que dans mon souvenir et j’ai été un peu déçue par la tournure des événements. Ce que j’avais aimé dans le premier tome, à savoir le récit très actuel, tend beaucoup plus vers la caricature dans cette suite. C’est plus cliché et moins adulte, pas toujours très crédible. Le fait que la cible soit un public plus jeune n’est pas une excuse selon moi. Malgré tout, les personnages étant attachants, je me suis remise dans le bain et j’ai fini par me prendre au jeu, même si ça fait un peu Plus belle la vie.
Les intrigues, il y en a beaucoup, n’avancent que très peu dans ce tome. Ça reste sympathique, cependant, si le troisième est le dernier, je me demande bien comment il va se terminer. Je n’attends pas qu’il mette un point final aux vies des personnages. Comme dans Aya de Yopougon, je pense que Marguerite Abouet va vouloir montrer que la vie est un flux tendu d’événements, on ne peut pas tout clore dans un dernier tome, mais il faudrait quand même une avancée conséquente pour ne pas frustrer le lecteur.
C’est une chouette BD, même si elle manque un peu de rythme, et j’aimerais bien avoir un éclaircissement sur certains secrets qui flottent en périphérie de l’intrigue (même si j’ai probablement déjà tout compris toute seule).

Décidément, le thème est de saison. Je ne vais pas m’en plaindre.

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Cette box contient :
– Bulle, une création d’Envouthé, (thé blanc, framboise, pistache) – 10g
– Houjicha (thé vert grand cru d’origine) – Tamayura – 10g
– Jasmine Pearls (thé vert, perles de jasmin) – teapigs – 2 sachets
– Dame Blanche (thé noir, pomme, caramel) – Les saisons du thé – 15g
– Fantasma (infusion) – Chic des Plantes ! – 2 sachets
– Blanche (infusion) – Chic des Plantes ! – 2 sachets
– Deux petits gâteaux artisanaux rose et datte – Mimi Gwastell
– Une cuillère à sachet de thé – Chic des Plantes !
– Un magazine qui détaille les caractéristiques des thés
– Un magazine citant des enseignements zen relatifs au thé

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Les thés :

Jasmine Pearls
Thé vert (il y a une erreur dans le carnet de dégustation)
L’odeur du thé au jasmin est toujours un pur délice en soi. Je préfère le jasmin associé au thé noir, mais le goût est irréprochable, parfaitement fleuri. On sent peu le thé vert.
Il est très bon, je vous le recommande.

Bulle
Thé blanc, framboise, pistache
La pistache est très discrète, je l’ai surtout sentie à froid, elle apporte un peu de rondeur à ce thé, mais on sent surtout la framboise dont le goût est très prononcé. C’est néanmoins un thé agréable et rafraichissant.

Houjicha
Thé vert
Le thé nature de cette box est tout à fait raccord avec le thème, que ce soit pour son goût ou sa faible teneur en théine. C’est un bon kukicha, boisé et grillé juste ce qu’il faut. J’ai goûté meilleur (ça fait partie de mes indispensables), mais il est parfait pour découvrir ce type de thé et très agréable à boire en fin de journée ou en soirée pour se détendre. C’est un thé qui gagne à être connu.

Dame Blanche
Thé noir, pomme caramélisée, amande et rose
Voici mon coup de cœur dans cette box, une vrai petite merveille ! C’est une tarte aux pommes faite thé, avec des petits flocons en sucre pour la touche kawai. Son parfum à lui seul vous fait chavirer et sa saveur est à la hauteur. Il est tout simplement délicieux. Je vais en racheter et en offrir !

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Les infusions :

Toutes deux sont estampillées « Chic des plantes ! »

Blanche
Mettez du gingembre en poudre dans de l’eau chaude, vous obtiendrez un résultat approchant. En fait, ça sera même meilleur. Je suis rarement aussi catégorique, mais j’ai trouvé cette infusion immonde. J’ai pourtant essayé les deux sachets pour vérifier s’il n’y avait pas un problème de dosage ou de temps d’infusion.
Je suis habituée aux infusions à la matricaire ainsi qu’au gingembre, mais là je suis perplexe. J’avais l’impression de boire de l’eau savonneuse La noix de coco apparaît en arrière bouche, mais elle ne sauve rien. Je n’ai senti aucune des notes sucrées qu’on me promettait. Le gingembre attaque le palais, ce n’était vraiment pas bon.
D’autres personnes l’ont trouvée excellente et sucrée, alors je me demande si le problème ne venait pas de mes sachets.

Fantasma
J’étais circonspecte vu le fiasco de l’infusion précédente, mais celle-ci est meilleure. Elle a une saveur poivrée intéressante car nuancée, même si ce n’est pas mon truc. Si vous aimez les tisanes très épicées pour vous réchauffer lors des froides journées d’hiver, elle est faite pour vous.

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Les surprises :

Ce mois-ci, il y avait trois surprises dans la box : utile, inspirante et gourmande.

La surprise utile est une jolie cuillère en bois de chez Chic des Plantes.
Sur la mienne est marqué « l’eau à la bouche », mais peut-être ne sont-elles pas toutes pareilles.
Elle sert à pêcher les sachets de thé qui s’égarent dans les tasses. C’est plus parlant quand on sait que ceux de Chic des plantes n’ont pas de fil.

La surprise inspirante tient dans un petit livret présentant des « enseignements zen des maîtres du thé ».
Il est agréable à feuilleter et c’est un supplément intéressant.

Les petits gâteaux artisanaux datte et rose constituent la surprise gourmande (ma préférée dans cette box).
Ils sont délicieux, mais malheureusement si vite engloutis… Deux c’est trop peu ! C’est une chouette découverte.
Encore une fois, j’ai apprécié de trouver un produit gourmand mais sain, la liste des ingrédients ne présentant aucun colorant ni conservateur ou autre saloperie du genre.

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C’est une jolie box dont le thème m’a plu. Les thés étaient tous très bons et je vous encourage à les découvrir, mais les infusions ne m’ont pas convaincue.
En toute sincérité, un chouia de plus niveau quantité aurait été le bienvenu. Ça n’a pas l’air comme ça, mais il n’y a que deux tasses de chaque thé (trois pour Dame Blanche dont il y a 15g) et c’est peu.

Un roman de Ben Aaronovitch, publié chez J’ai Lu en petit et grand format.

Mon avis sur le premier tome est ici.

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Le résumé de l’éditeur spoile abondamment le tome un, je vais donc m’abstenir de le copier.

En ce qui concerne ma chronique, j’ai laissé filtrer quelques détails, mais rien qui risquerait de vous gâcher la lecture du premier tome.

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Malgré quelques défauts, le premier tome de cette série, qui mêle polar et fantasy urbaine de manière équilibrée et intelligente, m’avait beaucoup plu. Exit les créatures et situations mille fois rebattues ainsi que les fausses enquêtes qui font juste office de colorant alimentaire dans de l’eau plate. Ici, les personnages sont travaillés, les mythes bien exploités, et l’intrigue réfléchie.
Dans cette Londres contemporaine, la magie est une science connue uniquement d’une élite. Peter, jeune policier très banal de prime abord, a fait cette découverte par hasard et s’y est accroché histoire de ne pas finir préposé à la paperasse. Il est devenu l’apprenti du dernier magicien « officiel » du Royaume-Uni et appartient désormais à une unité spéciale (mais réduite) qui s’occupe exclusivement des affaires impliquant des êtres surnaturels ou l’usage de la magie. Pour autant, le savoir ne lui est pas tombé tout cuit dans le bec. Il a encore beaucoup à apprendre.
L’intrigue reprend exactement là où s’était arrêté le tome 1. Ce qui, étant donné la nouvelle affaire qui se profilait dans le paysage, était très prometteur. Si j’ai oublié quelques détails du volume précédent depuis le temps, certaines choses sont restées étonnamment claires dans ma mémoire, dont la fameuse femme au vagin denté.
Au-delà de ça, certains personnages souffrent encore des séquelles de l’affaire Punch. Peter est en quelque sorte livré à lui-même et ne sait pas trop comment réagir. Il se sent un peu coupable aussi, mais l’action va vite le rattraper. Il a vraiment la vedette dans ce tome, les autres se partagent les miettes, cependant c’est plutôt logique.
J’ai retrouvé avec plaisir l’univers urbain, moderne et néanmoins magique, de Ben Aaronovitch. Les démêlés politiques des génies du lieu sont moins prégnants, mais demeurent dans le paysage. Cette fois, le gros de l’intrigue se déroule à Soho, plus précisément dans le milieu du jazz et du burlesque. C’est l’occasion d’en apprendre plus sur le père de Peter et sa carrière ratée. Nous avons d‘un côté l’affaire des jazzmen aux morts suspectes, de l’autre la mystérieuse femme au vagin denté qui continue de faire des victimes.
Le background est toujours aussi riche, il forme un filet serré aux motifs complexes, mais l’intrigue, elle, est plus simple que dans le premier tome. Elle démarre sur les chapeaux de roues, puis d’un coup commence à piétiner. L’une des enquêtes est très chaotique, quant à l’autre… Peter est le dernier à comprendre, je le crains. Cela demeure toutefois intéressant, bien qu’un peu brouillon.
Aux détours de l’enquête, on en apprend davantage sur le passé de Nightingale et de Molly, mais cela est encore assez anecdotique. Peter étant un narrateur plutôt égocentrique, qui du reste ne se pose pas souvent les bonnes questions, c’est assez cohérent.
Le personnage est égal à lui-même. Les défauts qui m’avaient déjà agacée sont toujours là. Peter n‘est pas un mauvais gars et il est loin d’être stupide, mais il est prétentieux et manque d’à-propos. De surcroît, certaines remarques, sous couvert d’humour, m’ont vrillé les nerfs… J’aime plus l’univers que le personnage, mais il demeure crédible et je reste persuadée que l’auteur lui a sciemment donné ces défauts. Cela ne le rend que plus humain.
Ce tome est un peu moins consistant, ceci dit je ne me suis pas non plus ennuyée. C’est une bonne série qui, à mon sens, relève le niveau de l’urban en général. En outre, la fin apporte un intérêt nouveau qui m’a donné envie de lire la suite rapidement. J’espère un bouleversement à la mesure de cette nouvelle donne.